GALERIE DES OISEAUX. JB PAR TIE
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PIPIS.
Caspienne. On ne l’entend presque jamais chanter , et on ne la voit en petites troupes dans le voisinage des lieux habités, que pendant la saison des frimas ; elle se montre quelquefois en Italie.
Le mâle a les plumes d’un noir foncé avec un liseré blanchâtre souvent nul sur les parties supérieures , ainsi que sur la plupart des pennes , alaires et caudales. Le bec est jaunâtre avec du noir à la pointe; les pieds sont de la dernière couleur. Longueur totale, 7 pouces 1 Ji. La femelle est grisâtre sur le front, et toutes les plumes des parties inférieures sont terminées par des lignes grises. Chez les jeunes, le plumage est brun; les bordures des plumes ont plus de largeur et sont jaunâtres.
1 4ème division. PIPI, Anthus.
Bec glabre à sa base , grêle , subulé , droit , à bords un peu courbés en dedans vers le milieu ; mandibule supérieure échancrée à son extrémité , un peu plus longue que l’inférieure. Pl. N, n° G.
Narines un peu ovales , en partie couvertes par une membrane.
Langue cartilagineuse , fourchue à sa pointe.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire soudé à la base avec l’extérieur , totalement séparé de l’interne.
Ongle postérieur plus long que le pouce , presque droit , très-grêle , très -aigu chez les uns; crochu et pas plus long que ce doigt chez les autres.
Ailes sans penne bâtarde; première , deuxième, troisième rémiges, les plus longues de toutes; deux secondaires allongées; la plus proche du dos atteignant presque le bout de la première des primaires ; les intermédiaires écbancrées à leur extrémité.
Queue un peu fourchue, plus courte que l’aile , à douze rectrices.
Cette division contient quinze espèces , dont le plus grand nombre se trouve en Europe ; d’autres habitent l’Afrique et l’Asie , et quelques-unes dans l’Australasie. On les avait toujours classées avec les Alouettes ; mais Beclistein les en a distraites pour en composer un genre distinct ; en
PIPIS.
effet , les Pipis diffèrent des véritables Alouettes , en ce qu’ils ont un bec plus fin , échancré sur chaque côté vers le bout de sa partie supérieure , ce que nous n’avons remarqué que chez une seule de ces dernières, que, d’après cette dissemblance, nous avons placée dans une section particulière qui lie les deux divisions. Ils en diffèrent encore par leurs ailes privées de la petite penne bâtarde, par une taille plus svelte, par un mouvement de queue de bas en haut , qui les rapproche des Hochequeues , avec lesquels ils ont encore de l’analogie par la longueur des pennes secondaires les plus proches du dos. Ils tiennent aux Alouettes , proprement dites , par la forme de ces deux pennes , par l’échancrure qui termine toutes les rémiges intermédiaires et par la plupart de leurs habitudes. Comme celles-ci , ils chantent en volant et s’élèvent à une certaine hauteur dans les airs , 11e cherchent leur nourriture , ne nichent et ne couchent qu’à terre. Les uns fréquentent les champs cultivés et les prairies ; d’autres se plaisent , surtout pendant la belle saison, sur la lisière des bois , dans les clairières , les terrains arides , les bruyères et les bosquets clair-semés. Plusieurs préfèrent alors les montagnes , les falaises , les écueils et les pâturages maritimes ; quelques-uns enfin habitent , pendant l’été , les collines dans les lieux sablonneux ou pierreux, et se tiennent à l’arrière-saison dans les champs ou sur les bords des rivières, où ils cherchent leur nourriture sur la grève; très-peu ont la facilité de se percher constamment sur les arbres. Ils font ordinairement deux couvées , et leur ponte est composée de quatre ou cinq œufs.
A. Ongle postérieur presque droit et plus long que le pouce.
LE PIPI ROUSSET, AntJius rufulus,