‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 201 sur 251 · TROGLODYTES · texte numérisé non relu

TROGLODYTES

1 9ème division. TROGLODYTE, Troglodytes.

Bec fin, entier, subule, pointu, droit ou un peu arqué; mandibules

égales.

Narines ovales , couvertes d’une membrane.

Langue cartilagineuse, divisée à sa pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l’interne.

Ailes courtes, concaves, arrondies, à penne bâtarde moyenne; troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices , susceptibles de rester relevées.

Les espèces de cette petite division sont au nombre de trois ou quatre , dont une seule se trouve en Europe et les autres dans l’Amérique. La dénomination de Troglodyte , que Montbeillard a imposée à l’espèce européenne, qu’on confond souvent avec le Roitelet en lui appliquant le même nom, lui convient parfaitement et peint son goût pour les petites cavernes, les trous de muraille et généralement les endroits obscurs; habitude qu’on remarque aussi dans les espèces américaines. Toutes ne vivent que d’insectes qu’elles cherchent dans les piles de bois, les tas de branchages morts, sous les toits, aux pieds des haies et des buissons, qu’elles parcourent gaîment en sautillant sans cesse , et les mâles en faisant entendre son joli ramage. Les unes cachent leur nid dans un trou d’arbre ou de muraille, sous le revers d’un fossé, sous une racine; les autres l’attachent au chaume qui couvre les toits rustiques, lui donnent une forme oblongue, close de tous côtés et pratiquent l’entrée sur le côté. La ponte est ordinairement de six à huit œufs, chez les individus qui vivent parmi nous. Ceux qui habitent les régions boréales , en émigrent à l’automne et n’y reviennent qu’au printemps.

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