PI. CLXXX
Capitis , colli dorsu/uc permis fusco-viridibus , apice rujis; uropjgio albo , rufo rnixto ; corpore subtàs fusco-ruféscenle et albiclo ; reclncibus cinereis , cipice viridibus.
Le Brésil est la patrie de cette nouvelle espèce : l’individu , dont nous publions la figure, ne nous paraît qu’un jeune mâle, le vieux ne nous est pas connu ; mais nous croyons reconnaître la femelle dans un individu que possède M. Becœur, naturaliste; elle diffère du jeune en ce que son plumage est généralement d’un gris un peu foncé. Celui-ci a la tête , le dessus du cou, le dos d’un vert brun, plus chargé sur la dernière partie; chaque plume est bordée d’une ligne plus sombre, et terminée de roux; le croupion est d’un blanc mêlé de roux ; les couvertures supérieures de la queue sont vertes et bordées de blanc ; les rectrices pareilles avec une petite tache blanche à leur extrémité; les petites et moyennes tectrices
HÉOROTAIRES.
des ailes vertes bordées comme les plumes du dos et terminées de blanc roussâtre ; les rémiges portent à leur bout une tache triangulaire et blanche sur un fond d’un noir violacé; les parties inférieures sont d’un blanc roussâtre , et chaque plume est terminée de blanchâtre ; l’abdomen et les couvertures inférieures de la queue blancs; les rectrices grises avec du vert à leur extrémité ; le bec et les doigts noirs ; la queue est très-fourchue et longue de trois pouces. Longueur totale, 8 pouces environ. Nous devons la connaissance de cet individu à M. Portier attaché au ministère de la marine.
4"nieDivrsiOj\T. HÉOROTAIRE, Melithreptus .
Bec arrondi à sa base, entier, plus loçg ou plus court que la tête, arqué, acuminé.
Narines ovales , à demi-couvertes d’une membrane.
Langue longue, divisée en deux filets ou ciliée à sa pointe.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l’interne.
Ailes moyennes ; les trois premières rémiges presqu’égales et les plus longues de toutes chez les uns , les quatrième et cinquième chez les autres.
Les trente espèces que renferme cette division , se trouvent dans l’Australasie et la Polynésie. On assure que leur nourriture consiste en miel et insectes. C’est à quoi se borne leur partie historique. Elles sont divisées en deux sections d’après la longueur du bec , son épaisseur et sa courbure plus ou moins prononcée.
M. Cuvier me reproche, dans son Règne animal, d’avoir singulièrement mêlé les espèces de son genre Philedoti avec les Grimpereaux ; mais , avant la publication de son ouvrage, j’en avais donné les motifs dans l’Introduction de mon Ornithologie élémentaire, et j’en avais signalé l’emploi en disant : « J’ai placé dans divers genres la plupart des Héorotaires » que j’avais classés avec les Grimpereaux dans l’histoire des Oiseaux
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» dorés ou à reflets métalliques; quoique alors je sentisse le besoin de les » en distraire, je ne pouvais m’éloigner du plan fixé pour cet ouvrage « dont je n’étais que le continuateur. » De plus , comme il n’y a pas de doute que cet illustre naturaliste ait lu les ouvrages de l’auteur qu’il critique, sa mémoire s’est trouvée en défaut; puisqu’elle ne lui a pas rappelé ce que j’ai dit dans cette histoire, tome a, page 85. Les Héorotaires devaient faire une nouvelle tribu, distincte des véritables Grimpereaux , parce qu’ils rien avaient pas les habitudes , et que leur langue était autrement conformée que celle de ces oiseaux , mais qu’ils s’en rapprochaient par Informe du bec. Au reste, le classement de mes Héorotaires , dans le genre Grimpereau , ne provenait point de moi, mais de Latham , de Gmelin , de Sliaw et de Brown; ce que M. Cuvier ne doit pas ignorer : c’est donc à ces auteurs qu’il devait en faire le reproche. Ayant fait dessiner les Héorotaires d’après nature, j’ai remarqué que plusieurs avaient le bec écliancré : c’est donc avec raison que ce grand naturaliste les a classés dans son genre Philedon (mes Polochions ) ; mais il n’aurait pas dû généraliser pour tous cette classification ; car il en est qui n’ont point d’échancrure au bec, seul caractère distinctif de ces Philedons : tels sont, entre autres, les Héorotaires bleu, noir et blanc, noir, mellivore, cap-noir, etc. C’est pourquoi je les ai laissés dans le groupe où je les avais placés précédemment.
A. Bec épais à sa base , robuste , très-allongé et très-arqué .
PL O, n° n.
L’HÉOROTAIRE ÉCARLATE, Mëlithreptus vestiarius .