FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE
ARAS
ordre 2me. S YL VAINS, Sylvicolœ. Picœ et Passeres , Linnée.
Pieds courts ou moyens.
Jambes parfaitement emplumées, très rarement nues au-dessus du talon.
Doigts , 2-2, 3-i, très rarement 2-1; les extérieurs le plus souvent soudés , au moins à leur base; le postérieur articulé au bas du tarse sur le même plan que les anterieurs; cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur, pl. AA, n°s 6 et 7.
Ongles grêles, courbés, pointus, rarement obtus.
Bec de diverses formes.
Parmi les oiseaux de cet ordre, les uns vivent d’insectes , d’autres de baies et de fruits, quelques uns sont carnivores et entomophages, et un grand nombre se nourrissent de graines, que les uns avalent entières, tandis que d’autres les dépouillent de leur péricarpe. Chez tous, les petits naissent aveugles , sont appâtés dans le nid et ne le quittent qu’en état de voltiger.
ière triru ZYG OD ACTYLES, Zygodactyli.
Deux Doigts devant , deux ou un seul derrière.
ière famille. PSITTACINS, Psittacini.
Bec incliné dès sa base, et garni d’une membrane à son origine, crochu et aigu au bout de sa partie supérieure , entier ou crenelé sur la pointe de l’inférieure.
Tarses réticulés (pl. AA, n° 6); quatre doigts.
«ALERIE DES OISEAUX. IIe PARTIE.
ARAS
i ère division. ARA, Macrocercus. Psittacus ,
Linnée.
Bec très robuste, très comprimé par les côtés , convexe dessus et dessous ; mandibule supérieure à bords très anguleux et garnie en dedans , vers le bout , d’un cran transversal ; l’inférieure plus courte , retroussée, obtuse ( pl. B. , n° 6. )
Narines orbieulaires , ouvertes, situées dans la membrane.
Langue charnue, épaisse, entière , obtuse.
Tempes et Joues nues chez les uns ; ces dernières seulement en partie couvertes de plumes chez les autres.
Tarses plus courts que le doigt externe antérieur.
Doigts antérieurs réunis à leur base.
Ailes à deuxième et troisième rémiges , les plus longues de toutes.
Queue très longue , étagée et composée de douze pennes.
Les Aras sont recherchés à cause de la richesse de leur plumage, sur lequel on voit éclater des reflets, de l’azur, de l'or et du pourpre; mais ils ont une voix extrêmement rude et croassante , et leur intelligence paroît moins vive que celle des Perroquets et des Perruches; cependant il faut en distinguer Y Ara Hyacinthe. On les trouve entre les tropiques , et seulement en Amérique; ils sont dociles, peu défiants et même lourds. Ils causent de grands dommages aux plantations de café et de cacao, sur lesquelles ils fondent en grand nombre. Les Aras ne volent point en troupes, se tiennent ordinairement par paires , et on en voit rarement sept ou huit ensemble; ils s’agitent et crient lorsqu’ils voient quelqu’un. Ils ne vont point à terre, d’où ils s’élèveroient difficilement, vu la grande longueur de leurs ailes et leurs pieds courts; s’ils veulent s’envoler, ils s’élèvent de dessus les arbres, et choisissent les plus hauts pour se percher. Leur vol est horizontal et médiocrement élevé. On trouve leur nid dans des arbres creux; leur ponte n’est que de deux œufs, dont le mâle partage l’incubation avec sa femelle. Les petits ne crient point pour exprimer leurs besoins , et ils l’annoncent en frappant de leur bec le tronc des arbres.
Cette division est composée d’environ dix espèces.
ARAS
L’ARA HYACINTHE, Macrocercus Hyacinthinus.