PICS
Pic à ventre rouge, 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. , tom. 26, pag. io3. Pic à front jaune, idem pag. 7 5.
M. De Azara a rencontré ce Pic au Paraguay où il se tient clans les bois, et M. Delalande , naturaliste attaché au Muséum d’Histoire naturelle, l’a rapporté du Brésil; il grimpe, mais il se perche quelquefois comme les autres oiseaux.
Une moustache noire va de la narine à la nuque , et entoure l’œil , dont les paupières sont nues et jaunes; le front et le haut de la gorge, d’ün jaune qui tire à l’orangé; les plumes de la tête d’un rouge très vif, une bande blanche s’étend sur la nuque et le dos; elle est bordée du bleu turquin qui régne sur les scapulaires et les petites couvertures des ailes; le reste du dos et les couvertures supérieures de la queue sont d’un blanc lavé de jaune ; une petite tache blanchâtre se fait remarquer derrière l’œil et se prolonge sur les côtés du cou; sa partie antérieure est d’un brun-jaunâtre; la poitrine et le ventre sont rouges; le bas-ventre porte des petits festons noirs et blancs; les grandes couvertures supérieures, les pennes des ailes et de la queue sont noires; le tarse est vert, et l’iris brun. Longueur totale sept pouces un quart.
Le savant naturaliste espagnol dit qu’il n’y a point de différence entre le mâle et la femelle ; cependant nous avons sous les yeux un individu apporté du Brésil, qui nous paroît être celle-ci, ou un jeune. Il se distingue du précédent en ce qu’il a le sinciput, l’occiput et le dos noirs.
Nota. Cet oiseau qu’on voit au Muséum d'Histoire naturelle y est étiqueté sous le nom de Pic à front d’or, avec la citation de d’Azara ; cependant cette dénomination n’a été donnée à aucun Pic par cet auteur, et n’est pas non plus dans la traduction de son ouvrage par Sonnini, au contraire il y est désigné sous ceux que nous avons indiqués dans la Synonymie. Quant à l’epithète latine, coronatus, qu’on lui a imposée d’après Illiger, nous ne l’avons point adoptée, parceque ce naturaliste n’en a fait mention dans aucun de ses ouvrages. Il est bien vrai qu’il l’a ainsi nommé dans le Muséum de Berlin ; mais nous croyons que des dénominations qui n’ont pour soutien que des collections doivent être rejetées, sans quoi la nomenclaturë , déjà trop embrouillée, le deviendroit au point de ne plus se reconnoître , d’après la multitude de noms purement arbitraires , que chacun a le droit d’imposer aux oiseaux de sa collection , mais que l’on doit écarter, dès qu’ils ne sont pas dans un ouvrage imprimé. Du moins telle est notre manière de voir.
GALEWE DES OJSEAUX. IP Partie
IO
T O RC O L Se
2ème division. TORCOL, Yunx. Linnée.
Bec garni à sa base de petites plumes dirigées en avant , longicône , à dos arrondi , plus court que la tête , entier, acuminé. PI. C. , n° io.
Narines déprimées , larges , un peu concaves.
Langue cylindrique , extensible , lombriciforme , à pointe cornée , aiguë et lisse.
Tarses annelés et nus.
Deux Doigts devant, réunis à leur base, deux derrière entièrement séparés.
Ailes à penne bâtarde , très courte ; les première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze lectrices flexibles , arrondies à leur pointe.
Cette division se compose de trois espèces , dont une se trouve en Europe, et les deux autres dans l’Amérique méridionale. La direction de leurs doigts et leur langue extensible les.rappi ochent des Pics ; mais elles en diffèrent en ce que leur bec est aigu et trop foible pour percer le tronc des arbres, même les plus gâtés, et en ce qu’elles ne se servent point de leur queue pour en faire un appui lorsqu’elles grimpent; ce qu’elles font à l’aide de leurs ailes seules. On les voit quelquefois perchées sur les branches, sauter de l’une à l’autre , les saisissant fortement avec leurs doigts , et tenant souvent leur corps en travers. Elles nichent ordinairement dans les trous d’arbres.
LE TORCOL DE CAYENNE, Yunx minutissima .
Gmelin.