‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 71 sur 251 · PI. XXXV · texte numérisé non relu

PI. XXXV

Capile rubro nigroque striato ; gulci et collo anteriore cyaneis ; occipile corporeque supra viridibus , subtus dilute viridi ; pectore rubro maculatQ (mas.) pectoris maculis rubris nullis (femina. )

Barbu à gorge bleue, Levaillant , Hist. des Barbus , pi. 21.

Cabéson à gorge bleue, 2e édit, du nouv. Dict. d’hist. nat., tom. L \,page

Le mâle de cette espèce, que l’on trouve en Afrique et dans les Grandes- Indes, a deux bandes sur la tète, l’une rouge et l’autre noire; les joues, la gorge et le devant du cou, d’un bleu de ciel; deux taches rouge sur la poitrine; l’occiput, le dessus du cou et du corps, et une partie des ailes, d’un vert brillant; les rémiges primaires, brunes; le dessous du corps, d’un vert clair; le bec brun en dessus, blanchâtre en dessous, les pieds couleur de plomb.

La femelle est un peu plus petite que le mâle, et en diffère en ce qu’elle n’a point de taches rouges sur la poitrine, et en ce que la couleur bleue est moins étendue sur le devant du cou.

5ème division. MONASE, Monasa. Cuculus , Linnée.

Bec lisse, alongé, garni à sa base de soies dirigées en avant, conique, un peu comprimé latéralement, entier; les deux mandibules courbées en en bas et pointues. PI. C, n° 8.

]\arines orbiculaires, ouvertes, et en partie cachées sous les soies.

Bouche fendue jusqu’aux yeux.

MALKOHAS.

Tarses nus, annelés.

Deux doigts devant réunis à leur base; deux derrière totalement séparés.

Ailes moyennes, à penne bâtarde courte; deuxième et troisième rémiges les plus longes de toutes.

Queue à dix rectrices.

Cette division se compose de trois espèces qui habitent l’Amérique méridionale. Lesmonases ont été distraits du genre des Coucous, par M. Le vaillant, qui les appelle Barbacou , d’après leur rapport avec ceux-ci et les barbus, rapports saisis d’abord par Buffon , lorsqu’il dit que ces oiseaux paraissent faire la nuance entre les coucous et les barbus ; en effet ils participent des uns et des autres en ce qu’ils ont, comme les premiers, le bec lisse et un peu arqué, et qu’il est garni de soies à sa base, comme chez les derniers; ils se rapprochent encore de ceux-ci par leurs mœurs tranquilles et par leur affection pour la solitude , dont on a tiré leur dénomination générique. Ils vivent d’insectes, et nichent dans un trou d’arbre ou en terre. Leur ponte est de quatre œufs.

LE MONASE A FACE BLANCHE., Monctsa personata.

PI. xxxvi.

Nigricans ■ Jronte , loris , gula albis.

L’espèce inédite dont nous donnons ici la description , se trouve au Brésil et à l’île de la Trinité. Tout son plumage est d’un noir ardoisé, plus foncé sur les parties supérieures que sur les inférieures; il faut cependant excepter le front, les lorums et le haut de la gorge, qui sont blancs; les plumes du menton sont susceptibles de se relever, et forment alors une sorte de barbe hérissée. Le bec est rouge ; les pieds sont bruns. Longueur totale , dix pouces.

6€me division. MALKOHA, Phœnicophaus. Cuculus }

Linnée.

Bec plus long que la tête, garni à sa base de soies divergentes, épais, entier, arrondi, lisse, aminci brusquement et arqué vers le bout. PI. C , n° 9.

MALKOAS.

Narines orbiculaires , latérales, situées à la base du bec.

Orbites mamelonnées.

Tarses nus, annelés.

Deux doigts devant réunis à leur base; deux derrière totalement séparés.

Ailes a penne bâtarde courte ; troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à dix rectrices.

Les deux espèces que renferme cette division se trouvent aux Grandes- Indes; elles se nourrissent de fruit; c’est à quoi se borne ce que l’on sait de leur genre de vie.

LE MALROHA A TÈTE ROUGE, Phœnicophaus

pjvrhocep h a lus.

Niger , subtus albus ; vertice generumque parte coccineis , circulo albo cinctis ; caudce aspice albo.

Malkoa proprement dit, 2e édit, du nouveau Dict. d’hist. liât., som. 18, pag. 46.

Cuculus pyrrhocephalus, Linn. , Gm.,Syst. nat. édit. i3 ,n° 4o; Latham, index , n° lyj.

Redbeaded cuckow, Latham , Synopsis , tom. \ , pag. 544 > n° 44 i Index Zoology, pi. 6.

Cet oiseau, qui est connu à Ceylan sous le nom de Malkoha, a le bec d’un jaune verdâtre; le sommet de la tète et une partie des joues, d’un rouge éclatant, entouré d’une bande blanche ; l’occiput et le dessus du cou, d’un vert noirâtre tacheté de blanc; le devant du cou, le dos, les ailes et la queue, d’un noir nuancé d’un peu de vert; les pennes caudales, terminées de blanc; la poitrine et le ventre, de cette couleur; les pieds, d’un bleu pâle. Longueur totale , 1 5 pouces.

TACCOS.

6ème famille. IMBERBES j Imberbi.

Bec sans soies à sa base, arqué ou seulement crochu à sa pointe.

iere division. TACCO, Saurothera. Cuculus. Linnée.

Bec plus long que la tête, lisse, comprimé latéralement; convexe en dessus, droit, dentelé sur les bords de la mandibule supérieure, courbé seulement à sa pointe, pl. B, n° 5.

Narines oblongues, couvertes par une membrane.

Langue aplatie, pointue, cartilagineuse.

Orbites nues.

Tarses glabres, annelés.

Deux doigts devant réunis à leur base; deux derrière totalement séparés.

Ailes moyennes, à penne bâtarde courte , deuxième et troisième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à dix rectrices.

Cette division n’est composée que d’une seule espèce, qui se trouve dans les grandes îles Antilles, où elle vit d’insectes, et principalement de petits lézards, que l’on appelle anolis. Le naturel du Tacco est si peu sauvage, qu’il se laisse souvent approcher à la portée de la main; aussi pourrait-on le tuer avec un bâton, surtout au moment où, immobile sur une branche, il est prêt de fondre sur sa proie. Son vol est peu élevé; il bat des ailes en partant, et fait alors entendre son cri qua, qua, qua, file et semble glisser sur un plan incliné.

LE TACCO VIEILLARD, Sauwthera vetula.

Pl. XXXVIII.

Co/pore subfusco, subtus teslaceo ; orbilis rubris ; gulâ cinereâ (mas.) gu/d jugaloque cinereo-albis (femina.)

Tacco Biiffon, Hist. nat. des Ois., tom. <6, page l\o\, pl. enl., n° 772 , sous le nom de Coucou à long bec. — Coucou dit le Vieillard, idem, page

TACCOS.

Cuculus Vetula, Linn ., Gin., Sjst. nat., édit. i3, n° 4 (mas.) — Cuculus pluvialis, idem, n° 24 ( femina . )

Long-billed cucko \v, Lalh., Synopsis, tom. 1, page 535, n° 32 {mâle.') ■ — Rain cuckow, idem , page 536, n° 33 ( female . )

Cet oiseau, assez commun à Saint-Domingue, y est connu sous plusieurs dénominations; telle est celle de Tacco, d’après un de ses cris; d’autres l’appellent pie d’après un autre cri et quelques-uns, oiseau de pluie, parce qu’il les redouble, lorsqu’il doit pleuvoir; enfin le nom de rieur vient de ce qu’il semble faire des éclats de rire, quand il prononce les syllabes qua, qua, qua, ou cra, cra, cra ; cri qu’il jette en volant, ou s’il voit un animal qui lui porte ombrage. Lorsqu’il prononce Tacco, il articule durement la première syllabe, et descend d’une octave pleine sur la seconde. Il ne fait jamais entendre ce mot qu’après avoir remué la queue de bas en haut, et il répète ce mouvement chaque fois qu’il change de place.

Le Tacco fréquente indifféremment les terres cultivées, les savanes, les buissons et les forêts. Outre les chenilles et les petits lézards dont il se nourrit, il fait aussi la chasse aux jeunes rats, aux couleuvres, aux grenouilles, et même, assure-t-on, aux petits oiseaux. Il place son nid sur les arbres, dans la fourche des grosses branches, le compose de petites racines sèches, de mousse et de feuilles. La ponte est de quatre ou cinq œufs d’un blanc sale, tacheté de noir.

Le mâle a les paupières rouges et nues; l’iris, d’un jaune rembruni; le dessus de la tête et du cou, le dos, le croupion, les ailes et la queue, d'un gris nuancé d’un vert-olive; la gorge , le devant du cou, et la poitrine, cendrés; les parties postérieures, rousses; les rectrices étagées et toutes les latérales, terminées par deux grandes taches, l’une noire, l’autre blanche; les pieds, d’un gris cendré; le bec, d’un gris un peu rembruni, ordinairement long de deux pouces. Longueur totale, seize pouces. La femelle est un peu plus petite que le mâle, et en diffère en ce que toutes les parties supérieures sont d’un gris olivâtre; la gorge et le devant du cou, d’un gris-blanc.

On voit par la synonimie que les auteurs se sont mépris, en donnant cette femelle pour une espèce particulière. Le Quapachtotlolt des Mexicains présentente de grands rapports avec le Tacco, par son cri, qui ressemble à un

SCYTHROPS.

éclat de rire, et par sa taille; il n’en diffère que par son ventre noir, par son bec d'un noir bleuâtre et son iris blanc. Est -ce bien une espèce distincte, ou seulement une variété locale?

2eme division. SCYTHROPS, Scythrops, Latham.

Bec plus long que la tête, robuste, convexe, comprimé latéralement, entier, crochu à sa pointe; mandibule supérieure sillonnée sur ses côtés. PL D, n° 1.

Narines arrondies, bordées d’une membrane, situées latéralement et à la base du bec.

Langue cartilagineuse, épaisse à son origine, bifide à son extrémité.

Orbites nues.

Tarses glabres, annelés.

Deux doigts devant, réunis à leur base; deux derrière, totalement séparés.

Ailes médiocres , à penne bâtarde courte ; deuxième rémige la plus longue de toutes.

Queue à dix rectrices.

La seule espèce qui compose cette division habite dans la Nouvelle- Hollande; elle paraît au port Jackson vers le mois d’octobre, et disparaît en janvier. On croit qu’elle se retire et niche dans la Nouvelle-Galles méridionale.

LE SCYTHROPS GOÈRANG, Scythrops Novœ

Hollancliœ.

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