PI. XL VIII
Supra fusca ; dorso cinereo mixto ; tectricibus alarum superioribus ardosaceis ; corpore subtus albo,fusco longiludinaliter striato .
African pheasant, Lath. synopsis ., Ier suppl., page 210, n° i3.
Phasianus africus, idem, index , n° 8.
Le faisan d’Afrique, Buffon , édit, de Sonnini , tome 4 2 , page 2 5o.
Musopliage varié, 2e édit, du nouv. dict. d’hist. nat., tome 2 2 , page 92 .
Ce musophage, qui n’est pas rare au Sénégal , n’a point de parties dénuées de plumes, sur les côtés de la tête. Les plumes de l’occiput et de la nuque sont brunes, blanches, longues, étroites, et présentent une sorte de huppe tombante sur la nuque; le dessus de la tête, le cou, le dos et le croupion sont bruns; lès plumes du bas du cou, bordées de gris blanc, et celles du dos, de gris cendré; les pennes des ailes présentent le même fond de couleur, et portent à l’extérieur une bordure ardoisée ; leurs couvertures supérieures sont de cette dernière teinte; la gorge, la poitrine, le ventre, les jambes et les couvertures inférieures de la queue sont blancs, avec un trait longitudinal brun sur le milieu de chaque plume, et un gris cendré sur les bords; la queue est pareille aux ailes; le bec jaune; les pieds sont bruns. Taille du précédent.
Cette description ne peut pas tout-à-fait convenir à tous les individus de cette espèce ; il en est qui offrent quelques différences , peut-être occasionées par l’âge ou les sexes. Tel est, entre autres , celui dont Latham a fait un faisan ( phasianus africanus)-, ainsi que Sonnini , dans son édition de Buffon , sous le nom de faisan d’Afrique. Cet oiseau a le bec jaune ; les plumes de
TOURACOS.
la huppe brunes dans le milieu , et blanches sur les cotés ; le dessus de la tête noirâtre; les plumes du dos d’un cendré bleuâtre avec un trait noirâtre près de leur tige; le menton et le devant du cou d’une couleur de rouille rembrunie ; les côtés du cou blanchâtres et un peu bigarrés de brun; les plumes de la poitrine et du ventre blanches avec des traits noirs le long de leur tige; les ailes d’un cendré bleuâtre et noirâtre à leur extrémité; l’aile bâtarde noire ; les huit premières pennes de la queue blanches, sur leur côté interne du milieu à la pointe, ensuite d’une couleur de plomb rembrunie, et noires à l’extérieur ; les deux intermédiaires de cette couleur à leur extrémité et brunes dans le reste ; les pieds noirs, et dix-huit pouces de longueur totale.
2ème division. TOURACO, Opciethus. Cuculus, Linnée, Gmelin.
Bec plus court que la tête, garni à sa base de plumes effilées et dirigées en avant, convexe en dessus, un peu arqué, comprimé latéralement, dentelé du milieu à la pointe, pl. E, n° i.
Narines orbiculaires et cachées en grande partie sous les plumes du capistrum.
Langue cartilagineuse, plate, pointue.
Bouche fendue jusque sous le yeux.
Tarses nus, annelés.
Doigts robustes, antérieurs réunis à leur base par une membrane; l’externe versatile.
Ongles forts et aigus.
Ailes courtes à penne bâtarde courte; troisième et quatrième rémiges, les plus longues de toutes.
Queue à dix rectrices.
Cette division se compose de trois espèces qui se trouvent en Afrique. Ces beaux oiseaux volent lourdement, battent beaucoup des ailes et ne font pas de grands trajets; en revanche ils sont d’une agilité surprenante à sauter de branche en branche et à parcourir toutes celles des plus grands arbres, sans pour cela déployer leurs ailes. Ils ne se nourrissent que de
TOURACOS.
fruits, fréquentent les forêts et nichent dans de grands trous d’arbre. Le mâle et la femelle se quittent rarement et partagent l’incubation. Nous devons ces détails à M. Levaillant, qui a observé les touracos dans ses voyages en Afrique.
LE TOURACO PAULINE ou A HUPPE ROUGE,
Opæthus erythrolophus .