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PLATYRHINQUES. 199
rectrices sont vertes en dehors et brunes en dedans; les pieds de cette couleur; le bec est rougeätre en dessus, et de couleur de corne en dessous. Longueur totale 3 pouces 9 lignes. La femelle ne diffère du mâle que par
des couleurs moins vives.
2% Division. PLATYRINQUE, Platyrhynchos.
Bec nu, ou garni à sa base de soies dirigées en avant, très-déprimé horizontalement, quelquefois trois fois plus large que laut à son origine, caréné en dessus, entaillé et crochu à la pointe de sa partie supérieure,
Marines glabres, plus ou moins couvertes par les soies, larges ou linéaires , obliques.
Langue courte, aplatie.
Bouche ample.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire réuni avec l’externe à la base ou jusqu’au delà du milieu, totalement séparé de l’interne.
Ailes à penne bâtarde chez la plupart; deuxième et troisième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Le bec n'étant pas tout-à-fait conformé de même, les narines présentant des dissemblances particulières, et les doigts n'étant pas réunis de la même manière pour les vingt-huit espèces de cette division , il en est résulté trois sections.
On ne rencontre point de platyrhinques en Europe, mais on en trouve en Afrique, aux Indes orientales, en Amérique et dans l’Australasie, Ces oiseaux font partie de la nombreuse tribu des muscivores, qui se compose des #yrans , des gobe-mouches, des moucherolles, ete., et qui se rapproche des pre-grièches par les tyrans, des motteux par les autres.
Des platyrhinques ont été classés avec les £odiers , auxquels ils tiennent, surtout le zodier vert, par l'union des deux doigts extérieurs; mais ils en diffèrent par la partie supérieure du bec, laquelle est chez eux crochue,
pointue et entaillée à son extrémité; tandis que chez les todiers elle est entière,
200 PLATYRHYNQUES.
droite et un peu arrondie à sa pointe. Plusieurs oiseaux de cette division sont remarquables par l'agrément de leur ramage, d’autres par la beauté de leur huppe, et quelques-uns par l'extrême longueur des deux pennes intermédiaires de la queue.
Tous vivent principalement d'insectes aïlés, qu'ils prennent au vol avec une grande adresse. On ne connaït le genre de vie que de trois espèces ; tels sont : 1° le barbichon (p£. barbatus), qui place son nid loin des eaux, dans des endroits découverts, sur les branches les moins garnies de feuillage Ce nid est d'autant plus apparent, qu'il est d’une grosseur excessive : il a douze pouces de haut sur plus de cinq de diamètre, totalement composé de mousse, fermé en dessus, avec une ouverture étroite dans les flancs, à trois pouces du sommet; 2° le platyrhinque gillit (p£. bécolor), qui se tient dans les terrains inondés, ne se montre pas à découvert à la cime des plantes et des buissons, les parcourt avec vivacité, et vole, pour changer de place, le plus bas qu'il peut; 3° le platyrhinque musicien (p{. musicus ). Le nom qu'on à imposé à cet oiseau est tiré de sa voix éclatante, et qu'on entend de fort loin. Il siffle la gamme descendante, et commence par la note #4 de la première octave, fait le so/, le mt, lus, et finit par le s0/ de la première octave ; il reste deux temps à chacune, et languit un peu sur la dernière. Les forêts les plus touffues et situées au bas des collines, sont les lieux qu'il
préfère , et le sommet des arbres est sa résidence habituelle.
A. Bec deux fois au moins plus large que haut, un peu bombé en dessous, nu à sa base. Narines linéaires , obliques. Doigt intermédiaire réuni avec
l'extérieur jusqu’au delà du milieu. PI. K, n° 10 et 11.
LE PLATYRHYNQUE HORSFIELD, Platyrhynchos horsfieldr.