‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 165 sur 236 · PI. CXXX VII · texte numérisé non relu

PI. CXXX VII

Cristatus ; fuscus ; subtus flavus ; capite colloque nigris ; lateribus vitis duabus albis.

Lanius frontatus, Lath. Index, suppl, no 8.

Frontal shrike, idem, Synopsis, deuxième suppl, pag. 95, n° 14, pl. 122.

222 LANIONS.

La falconelle à front blanc, deuxième édit. du Nouveau Dict. d Hist. nat., tom. 11, pag. 44.

Cet oiseau à deux bandes blanches sur les côtés de la tête, qui, dans le reste, est noire, ainsi que le cou; lune des bandes part de l'œil, et s’étend vers l’occiput; l’autre est en avant de l'œil, passe sur le front, et descend sur les côtés de la gorge; les joues sont noires; le corps est d’un joli vert-olive en dessus, et d’un beau jaune en dessous; les ailes et la queue sont brunes; celle-ci a son extrémité blanche; le bec est noir, et le

tarse brun.

4% prvision. LANION, Lanio.

Bec robuste, comprimé latéralement, caréné en dessus, rétréci vers le bout; mandibule supérieure évasée vers son extrémité, munie dans son milieu et sur chaque bord d’une dent tronquée; l’inférieure plus courte, à pointe échancrée, aiguë et retroussée. PI. L, n° 7.

Narines rondes, bordées d’une membrane, ouvertes, situées près des plumes du capistrum.

Langue...

Bouche ciliée.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l’interne.

Ailes moyennes ; première rémige plus courte que la sixième, troisième et quatrième les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Cette division n’est composée que de deux espèces dont on ne connait pas les habitudes naturelles. Elles se trouvent dans l'Amérique méridionale, au Brésil et à la Guiane.

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BATARAS. 293

LE LANION MORDORÉ, Lanio atricapillus.

PI. CXXX VIIT.

Fubescente-rufus ; capite, alis caudäque nigris. Mas. rufus. Femina.

Tangara mordoré, Buf}., Hist. nat. des Ois., tom. 4, pag. 215, pl. enl. , n° 809, fig. 2, sous le nom de Tangara jaune à tête noire.

Tanagra atricapilla, Linn. gm. syst. nat. édit. 13, n° 43 ; idem Lath. index, n° 13.

Black-Headed tanager, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 224, n° 13.

La tête du mâle est d’un beau noir lustré, de même que les ailes et la queue ; le corps d’une belle couleur mordorée, plus foncée sur le devant du cou et sur la poitrine; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, 7 pouces. La femelle est rousse et n’a nulle trace de noir dans son plumage.

ème prvision. BATARA, Tamnophilus.

Bec convexe, tendu, erochu à la pointe; mandibule supérieure comprimée sur les côtés, dentée ou échancrée vers le bout, l’inférieure souvent renfléeen dessous, entaillée, retroussée et aiguë à l'extrémité. PI. L, n° 8.

Narines ovales, ouvertes, situées près du capistrum.

Langue un peu épaisse, bifide à la pointe.

Bouche ciliée.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire uni à l’externe presque jusqu’au milieu, et avec linterne à la base chez la plupart.

Ailes courtes, arrondies, à penne bâtarde courte; troisième, quatrième et cinquième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices, le plus souvent étagées.

Cette division est composée de trente individus , mais je ne puis assurer qu'ils constituent tous des espèces distinctes, attendu qu'on ne connaît

224 BATARAS.

que la dépouille de la plupart. Au reste, on pourrait diviser leur groupe par sections, d’après la conformation du bec, qui est, chez les uns, trèsrobuste et renflé en dessus; moins fort et peu bombé chez d’autres, et très-grêle chez quelques-uns. Parmi ceux-ci on remarque le Batara à calotte noire ( Lanius ater, Lath.) Le Batara coraya ( T'urdus coraya , id.) Le Batara à front roux (T'urdus rufifrons, 14.) Le Batara grisin (Sylvia grisea, 1d.), ete., qui tous sont indiqués par une étoile dans la deuxième édit. du zowv. Diction. d'histoire naturelle.

Le plus grand nombre des Bataras se trouve en Amérique, mais seulement depuis les Florides jusqu’au Paraguay inclusivement; le reste habite l'Afrique, et partout ils ont le même genre de vie. Tous se plaisent dans les halliers les plus épais et les plus fourrés, où ne pénètrent jamais directement les rayons du soleil, ni les eaux de la pluie. On ne les rencontre point dans les buissons desséchés ou isolés, et ils ne sortent de leur retraite que le matin et le soir. Alors même ils ne se posent que sur des branches basses, de sorte qu'à peine ils s'élèvent à quelques pieds au-dessus du sol. On ne les voit point dans les grandes forêts, à moins qu'il n’y ait des broussailles épaisses; ils évitent également les campagnes et les lieux découverts, ne se réunissent que par paires, et se nourrissent d’insectes qu'ils saisissent dans les halliers ou à terre. Ges oiseaux sont sédentaires, volent peu, et seulement pour passer d’un buisson à un autre; ils sont peu farouches, et se tiennent communément dans les broussailles des cantons cultivés et des enclos. Le cri de la plupart est fort et s'entend de / très-loin , mais ils se taisent dans toute saison qui n’est pas celle des amours.

Beaucoup ont de grands rapports avec les Fourmiliers dans leurs mœurs et dans leurs habitudes; aussi M. de Azara , à qui nous devons des détails intéressans sur les Bataras, me paraît très-fondé à les rapprocher les uns des autres. Ils en ont aussi, par leur extérieur, avec les Pie-grièches, parmi lesquelles plusieurs ont été classés. Si on veut comparer le genre de vie des Pie-grièches, des Bataras et des Fourmillers, qu'on suppose qu'ils vivent dans le même canton, et même que chaque genre se trouve dans le même buisson, on verra toujours les premiers sur le sommet, les seconds au centre et les derniers au pied.

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