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Bec médiocre, presque droit, comprimé par les côtés, subulé, quelquefois entier ou dentelé; mandibule supérieure le plus souvent échancrée, à pointe courbée ou seulement fléchie; l’inférieure entière, retroussée à son
extrémité chez quelques-uns, droite chez quelques autres.
1èe prvision. MERLE ou GRIVE, Turdus.
Bec à base glabre ou emplumée, aussi large que haute, ensuite comprimé latéralement, plus ou moins robuste, convexe en dessus; mandibule supérieure échancrée et courbée vers sa pointe; l'inférieure droite et entière. PI. M, n° 5.
Narines ovales, couvertes d’une membrane, situées vers l’origine du bec.
Langue cartilagineuse, fendue à son extrémité.
Bouche ciliée chez les uns, glabre chez les autres.
Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à la base, totalement séparé de l’interne.
Ailes moyennes, à penne bâtarde, le plus souvent très-courte; première et deuxième rémiges chez les uns; deuxième et troisième chez d’autres; troisième, quatrième et cinquième chez quelques-uns, les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Cette division, composée au moins de cent soixante espèces, est susceptible de deux sections. Dans la première se trouvent celles qui ont les narines découvertes; et dans la deuxième, celles qui les ont cachées sous les plumes du capistrum; on pourrait encore en faire une troisième avec les Merles dont la base de la mandibule supérieure s’avance en angle aigu dans les plumes du front.
On doit penser que parmi un si grand nombre d'oiseaux décrits sous les noms de Grive et de Merle, l'instinct, les habitudes, les mœurs présentent des dissemblances frappantes ; en effet il en est, comme ces espèces d'Afrique, que M. Levaillant à fait connaître sous la dénomination de
Choucador, de F'ert-doré, de Nabirop, etc. qui ont, ainsi que le Merle. rose, une grande analogie dans leurs habitudes avec les Étourneaux. Si nous observons les autres espèces, nous en voyons qui vivent isolés ou par couples pendant toute l’année ; tandis que d’autres se réunissent à l'arrière saison en troupes, et d’autres seulement en familles. Toutes vivent d'insectes, de vers et un grand nombre y joint les haies et les fruits. Les mêmes endroits ne leur conviennent pas pour nicher; les uns placent leur nid presqu'à terre dans les broussailles, d’autres au centre d’un buisson épais, plus ou moins élevé, d’autres sur les arbres. Le Merle de roche l’attache au plafond d’une caverne; le Merle rose le cache dans les rochers, ainsi que plusieurs espèces étrangères; les Merles bleus et solitaires le construisent quelquefois à la cime des édifices les plus élevés, et quelques-uns enfin le suspendent entre les roseaux. 0
Jai déjà dit, et je le répète, que les Turdus et les Sylvia, ou les Motacilla de Linnée présentent dans leurs attributs génériques une telle analogie qu'il n’est guère possible de tracer entre eux une ligne de démarcation; aussi des ornithologistes ont-ils classé parmi les premiers des espèces que d’autres rangent avec les derniers; par exemple le Turdus coronatus de Latham est dans Gmelin un Motacilla, et le Turdus trichas de celuici est un Sylvia de Lathaïm. Depuis peu M. Cuvier vient encore de déplacer la Rousserolle / Turdus arundinaceus), pour la classer dans les Bec-fins Fauvettes.
A. Narines découvertes.
LE MERLE LESCHENAULT, Zurdus Leschenaultr.