‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 192 sur 236 · D [SA · texte numérisé non relu

D [SA

La Ceinture de prêtre, ou l’Alouette de Sibérie , idem, tom. 5, pag. 61, pl. enl. n° 650, fig. 2, (mäle en été).

Alauda Alpestris, Linn. Gm. Syst. nat., édit. 13, n° 10. Idem, Lath. Index, n° 21.

Alauda Flava , Gm. , n° 32.

Shore Lark, Lath. Synopsis, tom. 2, pag. 385, n° 19.

Cette espèce ne se plaît pendant l'été que dans les parties les plus boréales des deux continens, et quitte ces contrées glaciales vers le mois de septembre, pour s’avancer en grande volée vers le sud. En Amérique , elle ne dépasse guère les Carolines ; en Europe , la Russie paraît être le terme de ses voyages; cependant quelques individus portent leur course plus loin, car on en a vu aux environs de Dantzick , en Allemagne, et même en Lorraine. Pallas a trouvé cette Alouette en Sibérie et l’y a vue arriver, à la fin de février, dans les landes de Liset; aux États-Unis elle quitte sa retraite hivernale dans le mois de mars, pour se retirer dans les pays les plus voisins du pole, où, à l'abri de la guerre que lui font les hommes , elle se livre sans inquiétude à l'éducation de sa jeune famille.

Cette espèce ne diffère guère de notre Alouette commune que par le plumage , car elle en a le cri, le vol et le genre de vie; ainsi qu’elle , on ne la voit jamais perchée sur des arbres, et elle se tient toujours à terre. Ne l'ayant observée que pendant l'hiver , je ne lai point entendue chanter , mais je juge à son gazouillement qu’elle doit avoir un ramage qui ne doit pas le céder à celui de notre réveille-matin. Pendant son séjour dans le sud , elle fréquente de préférence les champs cultivés, les landes, les dunes , les terres en friches, se tient à l'abri dans de petites fosses, d’où lui est venu le nom de Chi-chip-pisue, que lui donnent près d’Albani les naturels du pays. Elle se nourrit de l’avoine qui croît sur les sables, de grains de froment et d’autres plantes céréales.

Le mâle a le front et un trait derrière l'œil d’un beau jaune ; cette cou-

leur sert de bordure au noir qui couvre le sommet de la tête; on remarque une bandelette de la dernière teinte qui descend des coins de la bouche sur les côtés de la gorge ; celle-ci et les côtés du cou sont jaunes ; une grande tache noire , en forme de hausse-col , couvre la poitrine ; les parties postérieures sont d’un blanc pur , ombré de jaune chez quelques individus ; un gris rembruni domine sur les parties supérieures du corps et est tacheté d’une nuance plus foncée sur le dos; les petites couvertures, dont l’extrémité est gris-blanc , et les pennes secondaires des ailes sont brunes; les flancs d’un gris-roux ; les rémiges primaires et les rectrices noires ; les deux pennes intermédiaires de la queue, pareilles aux rémiges secondaires ; les latérales ont à l'extérieur un liseré blane ; le bec est gris ; les pieds sont noirs. Longueur totale , 6 pouces 9 lignes.

La femelle est un peu plus petite quele mâle, et en diffère par un jaune moins vif, par le sommet de sa tête qui est noirâtre, et par un plastron moins grand et moins apparent. Le jeune mâle lui ressemble pendant l'hiver , et est, avant sa première mue , privé de jaune, de noir et de hausse-col. 1

La Ceinture de prétre , donnée par Buffon et Gmelin pour une espèce

particulière , est un mâle sous son habit de noce.

B. Bec très-arqué. PL N, nr 4.

L'ALOUETTE SIRLI, Ælauda Africana.

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