PI. CLXXV
Rufus ; capite, gutture juguloque albo-rufescente striatis. Le Picucule à bec en faucille, Encyclop. méth., Ornith., pag. 626. Ce Picucule est généralement roux; cette couleur blanchit sur le menton,
FD 24 € F f . , 7 RÉ Rn 7 Le Û Do (ie es
POudart del
pue a pe ,
Zitho de C Motte
GUIT-GUITS. 287
et est rayée longitudinalement d’un blanc roussâtre sur la tête, la gorge et le cou; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, 8 pouces. On trouve cette espèce au Brésil, où elle se tient dans les grands bois des hautes montagnes, et y vit solitaire. Elle tourne autour du tronc pour y chercher sa nourriture. Elle a été tuée dans les montagnes des Orguis par M. le docteur Quoy, qui a accompagné M. le capitaine Freyssinet dans son voyage autour du monde.
15° ramicre. ANTHOMYZES, Ænthomyst.
Bec grêle, droit ou arqué; quelquefois dentelé, très-aigu, ou tubulé à sa pointe.
Langue extensible, fibreuse.
Pouce grêle, plus court que le doigt interne.
1% prvisioN. GUIT-GUIT, Cœruba.
Bec un peu épais à sa base, ensuite grêle, long ou médiocre, trigone , fléchi en are, à pointe aiguë; mandibule supérieure très-finement entaillée vers le bout. PI. O, n° 6.
INarines petites, couvertes d’une membrane.
Langue divisée en deux filets ou ciliée à sa pointe.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire, soudé à la base avec l'extérieur, totalement séparé de l’interne.
Ailes médiocres; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Cette division est composée de huit espèces qui, toutes, se trouvent en Amérique sous la zone torride. Elles se nourrissent d'insectes, et quelques-unes y joignent le suc doux et visqueux de la canne de sucre, qu’elles récoltent en enfonçant leur bec dans les gerçures de la tige, par où découle la surabondance de cette liqueur sucrée. Les unes vivent en troupes
288 GUIT-GUITS.
avec leurs congénères et avec d'autres petits oiseaux ; quelques-unes, comme les Guit-guits sucriers, se tiennent par paires; mais aucunes ne grimpent , quoique presque tous les ornithologistes en aient fait des Grimperéaux. Les créoles de Cayenne confondent ces oiseaux avec les Colibris, parce que, comme ceux-ci, les Guit-guits voltigent autour des fleurs pour y saisir, avec leur bec, les insectes qu'elles recèlent. Il paraît qu'ils font leur nid avec beaucoup d'art, du moins les deux espèces, dont on connaît le genre de vie, le suspendent par la base à l'extrémité d’une branche faible et mobile, et son ouverture est toujours tournée du côté de la terre. Cette construction et cette position mettent la femelle et sa couvée à l'abri
des lézards et de tous leurs ennemis. La ponte est de quatre œufs, et répétée plusieurs fois dans le courant d’une année.
LE GUIT-GUIT AUX AILES VARIÉES, Cæreba cyanea. PI. CLXXVI.
Cœrulea; fasci& oculari, humeris, alis caudäque nigris; vertice beryllino ; remigum latere interiore et tectricibus alarum inferioribus sulphureis. Adultus.
V'iridis nitida, subtüs albo striata; rectricibus viridibus ; lateralibus interits nigricantibus. Junior.
Corpore suprà viridi; subtüs viridi-albo; abdomine flavescente; humeris cœruleis nitentibus; tectricibus alarum inferioribus flavis ; suropygio cœruleo maculato. Junior pennas mutans. .
Grimpereau bleu de Brésil, Briss., Ornith., tom. 3, pag. 628, n° 13, pl 32, )1e00;
Grimpereau vert de Cayenne, idem, pag. 636, n° 17, pl. 33, fig. 2. ‘Jeune ).
Guit-guit noir et bleu, Buf]., Hist. nat. des Ois., tom. 5, pag. b29, pl. enl., n° 83, fig. 2, sous le nom de Grimpereau du Brésil.
Guit-guit vert tacheté, idem, pag. 538. (Jeune).