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SOUI-MANGAS

2° DIVISION. SOUI-MANGA, Cinnyris.

Bec arqué, quelquefois droit, court ou long, un peu trigone, aigu, souvent à bords finalement dentelés.

IVarines situées à la base du bec, à demi closes par une membrane un peu voütée.

Langue très-longue, divisée en deux filets du milieu à la pointe, susceptible de se lancer.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe , totalement séparé de l’interne.

Ailes moyennes à penne bâtarde très-courte ; première et cinquième rémiges presque égales ; deuxième et troisième les plus longues de toutes.

Montbeillard a généralisé à toutes les espèces de cette division, qui en contient au moins quatre-vingts, le nom de Soui-Manga qu'une d'elles porte à Madagascar. Linnée, Latham et d’autres ornithologistes les ont classées dans la division des Grimpereaux ; mais, si ce n’est la courbure du bec, elles n’ont aucun rapport avec ceux-ci : de plus, ce nom ne peut nullement leur convenir, puisqu'elles ne grimpent point, et qu’elles ont des habitudes et des mœurs très-opposées à celles des vrais Grimpereaux. Des voyageurs et même des naturalistes les confondent avec les Colbris , mais ils ont des attributs étrangers à ceux-ci ; savoir, douze pennes à la queue ; le bec effilé et formant un angle plus aigu; les tarses plus allongés et dénués de plumes , par la conformation de leurs doigts, de leurs ongles et de leurs ailes. En outre , on est certain aujourd’hui que les Colibris et les oiseaux-mouches sont confinés en Amérique. Ainsi donc tous les oiseaux de l'Afrique et de Asie, auxquels on a appliqué leur nom, appartiennent à la famille des Soui-Mangas, qui les remplacent dans l’ancien continent.

De même que les Colibris, ces oiseaux portént un plumage paré des couleurs les plus riches et les plus éclatantes; ce sont les mâles surtout

que la nature décore avec tant de luxe, mais seulement dans le temps des

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SOUI-MANGAS. 291 amours ; car, à toute autre époque, ils portent ordinairement un vêtement assez ressemblant à celui des femelles, et souvent au point qu'on ne peut les distinguer, si l’on n’a pour guide que leur plumage. Leur langue est pareille à celle des Colibris, et, comme eux, ils se nourrissent, indépendamment des insectes, du suc mielleux des fleurs. Elle est mue par le même mécanisme, qui leur facilite les moyens de l’allonger et de la retirer à volonté. Ses parois sont d’une substance cornée et creusée en gouttière, formant une sorte de trompe, dont l'extrémité est munie de plusieurs filets nerveux, qui, par leur nature, sont le premier siége du goût. Ces filets servent, non-seulement à déguster la liqueur, mais ils servent encore de crible pour empêcher les matières les plus grossières de passer avec la liqueur sucrée à travers le tube de la langue qu’elles obstrueraient. La partie supérieure de la langue, qui répond à l’æsophage, est munie de deux allonges qui, passant de chaque côté du larynx, vont en remontant derrière la tête, s'implanter au front, et servent, comme chez les Pics, à pousser la langue hors du bec, suivant la profondeur à laquelle l'oiseau a besoin d'atteindre pour trouver sa nourriture favorite.

Les Soui-Mangas ont un ramage gai, beaucoup de vivacité, et aiment la compagnie de leurs semblables. Les uns construisent leur nid dans les buissons et sur les arbustes, d’autres préfèrent un tronc d'arbre. Leur

ponte est de deux à quatre œufs.

A. Bec arqué. PI O, n° 7.

LE SOUI-MANGA DE MALACCA, Cinnyris lepidus.

PI. CLXXVIL

Violaceo-nitens ; subtüs flavus ; sincipite viridi; lateribus colli strigé longitudinali virescente, alterdque violaced ; gul& rubro-fuscd. Le Grimpereau de Malacca, Sonnerat, Voyage aux Indes, tom. +, pag. 116, fig. 1.

Certhia lepida, Lath., Index, n° 60.

GALERIE DES OISEAUX. //e. PARTIE. 38

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