‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 215 sur 236 · FT · texte numérisé non relu

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Les DES

HÉOROTAIRES. 207

des ailes vertes bordées comme les plumes du dos et terminées de blanc roussâtre ; les rémiges portent à leur bout une tache triangulaire et blanche sur un fond d’un noir violacé; les parties inférieures sont d’un blanc roussâtre, et chaque plume est terminée de blanchâtre ; l'abdomen et les couvertures inférieures de la queue blancs; les rectrices grises avec du vert à leur extrémité; le bec et les doigts noirs ; la queue est très-fourchue et longue de trois pouces. Longueur totale, 8 pouces environ. Nous devons la connaissance de cet individu à M. Portier attaché au ministère de la marine.

féénrvistox. HÉOROTAIRE, Melithreptus.

Bec arrondi à sa base, entier, plus long ou plus court que la tête, arqué, acuminé.

INarines ovales, à demi-couvertes d’une membrane.

Langue longue, divisée en deux filets ou ciliée à sa pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe , totalement séparé de l’interne.

Ailes moyennes ; les trois premières rémiges presqu'égales et les plus longues de toutes chez les uns, les quatrième et cinquième chez les autres.

Queue à douze rectrices.

Les trente espèces que renferme cette division, se trouvent dans l’Australasie et la Polynésie. On assure que leur nourriture consiste en miel et insectes. C’est à quoi se borne leur partie historique. Elles sont divisées en deux sections d’après la longueur du bec, son épaisseur et sa courbure plus ou moins prononcée.

M. Cuvier me reproche, dans son Règne animal, d’avoir singulièrement mêlé les espèces de son genre Pluledon avec les Grimpereaux; mais, avant la publication de son ouvrage, j'en avais donné les motifs dans l’Introduction de mon Ornithologie élémentaire, et j'en avais signalé l’emploi en disant : « J'ai placé dans divers genres la plupart des Héorotaires » que j'avais classés avec les Grimpereaux dans l’histoire des Oiseaux

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» dorés ou à reflets métalliques ; quoique alors je sentisse le besoin de les » en distraire, je ne pouvais m'éloigner du plan fixé “pour cet ouvrage » dont je n'étais que le continuateur. » De plus, comme il n’y a pas de doute que cet illustre naturaliste ait lu les ouvrages de l’auteur qu'il eritique, sa mémoire s'est trouvée en défaut; puisqu'elle ne lui a pas rappelé ce que J'ai dit dans cette histoire, tome 2, page 85. Les Héorotaires devaient faire une nouvelle tribu , distincte des véritables Grimpereaux , parce qu'ils ren avaient pas les habitudes , et que leur langue était autrement conformée que celle de ces oiseaux, mais qu'ils s’en rapprochaient par la forme du bec. Au reste, le classement de mes Héorotaires, dans le genre Grimpereau , ne provenait point de moi, mais de Latham, de Gmelin , de Shaw et de Brown; ce que M. Cuvier ne doit pas ignorer : c’est donc à ces auteurs qu'il devait en faire le reproche. Ayant fait dessiner les Héorotaires d’après nature, j'ai remarqué que plusieurs avaient le bec échancré: c’est donc avec raison que ce grand naturaliste les a classés dans son genre Philedon (mes Polochions) ; mais il n'aurait pas dû généraliser pour tous cette classification ; car il en est qui n’ont point d'échancrure au bec, seul caractère distinctif de ces Philedons : tels sont, entre autres, les Æ/corotatres bleu, notr et blanc, noir, mellivore, cap-noir, ete. C’est pourquoi je les ai laissés dans le

groupe où je les avais placés précédemment.

A. Bec épais à sa base, robuste , très-allonge et très-arque.

PI, O, nr rx.

L'HÉOROTAIRE ÉCARLATE, Melithreptus vestiarius. PI. CLXXXI Coccineus ; alis caudäque nigris.

Carmosin rother honing fanger, Merrem beytr., t. 1, pag. 16, pl. 4.

Certhia coccinea, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 20. Certhia vestiaria, Lath., Index, re 5.

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