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plumes de la nuque et du dessus du cou sont blanches à leur base; et chaque penne de la queue porte en dessus trois taches de cette couleur un peu glacée de gris et quatre en dessous d’un blanc pur; ces taches, isolées sur les pennes, forment des bandes transversales, lorsque celles-ci sont étalées: la première de ces bandes se trouve vers leur origine sur le premier tiers de la queue, la seconde sur le deuxième et la troisième à quelque distance de son extérieur; les grandes rémiges sont d’un gris blanc avec quelques petites taches noires variées de cendré; les intermédiaires, pareilles à l’extérieur, et les secondaires, noires; le bec est noir; l'iris, jaune; la cire et les pieds, orangers. Longueur totale neuf pouces.
Cette espèce, qu’on rencontre au Sénégal, où elle est très-rare, nous a
été communiquée par M. Vereau, marchand naturaliste.
4% FAMILLE. ÆGOLIENS, Æookr.
Pieds vêtus, rarement totalement nus.
Doigts velus ou glabres; l’externe versatile chez la plupart.
Ongles très-rétractifs, robustes, crochus, aigus.
Bec terminé en forme de croc, garni à sa base d’une cire molle, couverte par des plumes sétacées et couchées en avant.
Tête et cou parfaitement emplumés.
Yeux grands, gros, saillans; plumes de l'orbite disposées en rayons.
Oreilles très-grandes, couvertes d’une valve cutanée.
Jabot nul.
1° pivisiON. CHOUETTE, Sérx, Linnée.
Bec le plus souvent incliné dès son origine, garni d’une cice molle couverte par des plumes sétacées, épais, comprimé latéralement ; mandibule supérieure à bords dilatés; crochue, aigue à sa pointe; l’inférieure droite , plus courte, obtuse, échancrée vers le bout.
Narines orbiculaires, ou ovales ou elliptiques, cachées sous les plumes.
Langue canaliculée, épaisse, charnue, obtuse, échancrée à sa pointe. Bouche très-fendue.
Tête, oreilles, et yeux grands.
Tarses le pius souvent couverts de duvet.
Doigts extérieurs réunis à leur base par une membrane; l’interne totalement libre.
Rémiges première, deuxième et troisième ordinairement dentelées sur les bords.
Queue à douze pennes.
Cette division estcomposée d’environ soixante espèces, qui sont répandues dans les quatre parties du monde. Presque toutes sont nocturnes, cherchent leur nourriture, les unes pendant la nuit, les autres pendant les crépuscules, et un très-petit nombre pendant le jour. Tous font une guerre cruelle à ces petits animaux qui dévorent les graines et les végétaux. Comme chez la plupart les yeux sont offusqués par le grand éclat du jour, elles se tiennent cachées dans un trou d'arbre ou de muraille, dans les crevasses de rocher, et dans les vieux édifices, tant que le soleil est sur l'horizon. Les chouettes ne se réunissent jamais en troupes, et se tiennent rarement en familles; on les rencontre presque toujours seules ou seulement par paires composées du mäle et de la femelle. Celles qui habitent le Nord voyagent ordinairement à l'automne et c’est dans cette saison que les espèces qui se cachent dans les cavernes et les bois, s’approchent des habitations rurales, auxquelles elles rendent des services essentiels, en s’introduisant dans les greniers pour y détruire les rats et les souris, qu’elles saisissent avec autant d'adresse que les chats; cependant leur utilité semble toujours méconnue, tant est puissant le préjugé qui les fait prendre en horreur! Ces oiseaux nichent, les uns dans des fentes de rocher, de muraille et dans un arbre creux, les autres, mais en plus petit nombre, sur les poutres des édifices, à terre, dans des touffes d'herbes, et quelques-unes dans un trou qu'elles creusent elles-mêmes. La ponte est de deux à quatre œufs; les petits naissent couverts d’un duvet épais, y voient dès leur naissance, et prennent d'eux-mêmes les alimens que
le père et la mère leur présentent entiers ou par lambeaux.
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