PI. XXIV
Cyaneus; capite colloque dilutioribus; orbitis qulaque nudis, flavis.
Guacamayo Azul, De Azara, apuntamientos Para la historia natural de los Paxaros del Paraguay y Rio de la Plata, tom. 2, pag. 402, n° 273. Psittacus Hyachintinus, Latham , Index. Ara Hyacinthe, 2° édit. du Nouveau Dict. d'Hist. nat., tom. 2, page 260. Ara Azuvert, idem, pag. 259.
M. De Azara a rencontré plusieurs paires de cette espéce entre le vingtseptième et le vingt-neuvième degré de latitude australe, et jamais plus au nord; cependant on lui a assuré qu’elle se trouve jusqu’au trente-troisième degré et demi. Elle niche non seulement dans les trous d'arbres, mais aussi, et même plus souvent dans ceux qu'elle creuse sur les bords perpendiculaires des rivières Parana et d'Urugay. Elle a les habitudes et le cri à très peu près pareils à ceux des autres ; mais elle est susceptible d'une grande éducation. Un individu, que nous avons vu vivant à Paris, imitoit parfaitemeut la voix de l’homme, le cri des perroquets, et les divers bruits qu'il entendoit; il étoit très jovial, très caressant, et d’une très grande docilité.
Tout le plumage est bleu, mais plus foible sur la tête que par-tout ailleurs, changeant en vert de mer sur les parties supérieures, et d’une couleur d’acier-bruni sur les inférieures ; les ailes et la queue, le bec et le tarse sont noirs; l'iris et le bord de la paupière, d’une nuance de fleur de romarin; la membrane du bec*est d’un beau jaune, large de deux lignes à la base de la mandibule supérieure ; elle diminue de longueur iusqu’à l'angle de la bouche, d’où s’étendune seconde membrane étroite qui embrasse la mandibule inférieure, et s'avance vers l'œil; les joues sont en très grande partie couvertes de plumes, ce qui distingue cet Ara de ses congénères. Longueur totale vingt-six pouces; La femelle est un peu plus petite que le mâle, et le jeune d’un bleu plus terne.
Cet Ara est en double emploi dans le nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle , comme on le voit dans la Synonymie.
n KAKATOËS.
2°% Division. KAKATOES, Cacatua, Brisson.
Psittacus, Linnée.
Bec très robuste, convexe dessus et dessous , comprimé latéralement: mandibule supérieure à bords très anguleux ou dentés; l’inférieure plus courte, émoussée , retroussée vers le bout, avec une profonde échancrure sur le milieu de son extrémité, dont chaque bord se termine souvent en pointe aiguë, pl. B., n°37.
Narines orbiculaires , situées dans la membrane.
Langue épaisse, charnue, entière, obtuse.
Orbites glabres.
Joues nues ou emplumées.
Doigts antérieurs réunis à leur base.
Troisième Rémige, la plus longue de toutes; plusieures secondaires, presque aussi longues que les primaires chez plusieurs.
Queue égale ou seulement arrondie , composée de douze pennes.
La plupart des Kakatoës se distinguent des Aras et des Perroquets en ce qu'ils ont la tête ornée d’une huppe, composée de plumes longues, rangées sur deux lignes, se couchant et se redressant au gré de l'oiseau. On les trouve dans les parties les plus reculées de l'Inde, où ils fréquentent, dit-on, les marais; ils habitent principalement les îles Moluques, les Philippines , celles de la Sonde et de la mer Pacifique. Rien de plus amical et de plus familier que l'humeur de ceux qu'on nous apporte vivants; ils s’apprivoisent facilement” mais ils apprennent difficilement à parler. Ils semblent devenir volontairement les commensaux de l’homme, ils recherchent sa société, et posent leurs nids sur sa cabane rustique , et même dans les villes sur Les toits des maisons. Remplis d’intelligence et de docilité, ils paroissent écouter la voix de leur maître , et chercher à pénétrer sa pensée ; leur affection , leur douce amitié, leurs caresses font sentir ce que leur langue ne peut exprimer. Leurs mouvements sont pleins de grace et de douceur; ils aiment qu'on les caresse, et lorsqu'on leur passe a main sur le dos, ils s’accroupissent et battent