PI. XLVII
Violacea ; striga aurium alba.
Musophaga violacea. Schr. der. berl. gesell. 9, 8, 16, Lab. x.
Royal cuckow, leo. mus. pl. in p. 167.
Violet plantain-eater, Lath. synopsis., 2° suppl., page 104, pl. 125.
Musophaga violacea. Latham, index, n° x.
Musophage violet, 2e édit. du nouv. dict. d’hist. nat., tome 22, page 90.
Cette rare espèce, qu’on rencontre en Afrique, au Sénégal et à la côte de Guinée, fréquente les plaines et les bords des rivières, surtout de celles de la province d’Acra, où elle se nourrit principalement des fruits du plantain, musa paradisiaca et sapientum.
Selon Latham, qui le premier a décrit cet oiseau, la base de la mandibule supérieure s'élève au-dessus de la tête, de manière qu’elle cache sa liaison avec le crâne, et laisse un vide entre elle et le front; mais cette élévation n’est nullement apparente sur l’individu mort; il semble qu’alors cette base adhère tellement au sommet de la tête que l’on croirait qu’elle en fait partie. Le bec est d’un beau jaune ; une peau nue, qui s’avance sur le côté de la mandibule inferieure à quatre lignes environ et couvre les /orums, entoure les yeux et s'étend un peu au deià; l'iris est brun, et les paupières sont pourpres; des plumes courtes, fines et déliées couvrent la tête et la nuque ; elles sont, ainsi que
le reste du plumage d’un beau violet, à reflets pourpres, verts sur les ailes GALERIE DES OISEAUX. {1° PARTIE. 7
44 MUSOPHAGES.
et moins apparens en dessous du corps; une bande blanche part des yeux et passe au-dessus des oreilles; la queue est cunéiforme et assez longue; les pieds sont noiritres et très-forts. Longueur totale 18 pouces.
B. Base de la mandibule supérieure ne dépassant pas l'origine du front. — Narines situées près du capistrum. (PI. D, n° 7).
LE MUSOPHAGE VARIE, Musophaga variegata.
PI. XLVIIT.
Supra fusca ; dorso cinereo mixto; tectricibus alarum superioribus ardosaceis ; corpore subtus albo, fusco longitudinaliter striato.
African pheasant, Lath. synopsis., 1° suppl., page 210, n° 13.
Phasianus africus, idem, index, n° 8.
Le faisan d'Afrique, Buffon, édit. de Sonnini, tome 42, page 250.
Musophage varié, 2° édit. du nouv. dict.d’hist. nat., tome 29, page 92.
Ce musophage, qui n’est pas rare au Sénégal, n’a point de parties dénuées de plumes, sur les côtés de la tête. Les plumes de l’occiput et de la nuque sont brunes, blanches, longues, étroites, et présentent une sorte de huppe tombante sur la nuque; le dessus de la tête, le cou, le dos et le croupion sont bruns; les plumes du bas du cou, bordées de gris blanc, et celles du dos, de gris cendré; les pennes des ailes présentent le même fond de couleur, et portent à l'extérieur une bordure ardoisée ; leurs couvertures supérieures sont de cette dernière teinte; la gorge, la poitrine, le ventre, les jambes et les couvertures inférieures de la queue sont blancs, avec un trait longitudinal brun sur le milieu de chaque plume, et un gris cendré sur les bords ; la queue est pareille aux ailes; le bec jaune; les pieds sont bruns. Taille du précédent.
Cette description ne peut pas tout-à-fait convenir à tous les individus de cette espèce ; il en est qui offrent quelques différences, peut-être occasionées par l’âge ou les sexes. Tel est, entre autres, celui dont Latham a faitun faisan ( phasianus africanus ); ainsi que Sonnini, dans son édition de Buffon, sous le nom de /üisan d'Afrique. Cet oiseau a le bec jaune; les plumes de
2 22 biage ati, ‘ AE LLÔO pag te RARE (4 LE (e
P Oudart. Da. Léith. de Denanne Ru d'Enghien, N°3q É Lg o
a Li 3 " "
CH
TOURACOS. 45
la huppe brunes dans le milieu, et blanches sur les côtés; le dessus de la tête noirâtre ; les plumes du dos d’un cendré bleuâtre avec un trait noirâtre près de leur tige; le menton et le devant du cou d’une couleur de rouille rembrunie ; les côtés du cou blanchätres et un peu bigarrés de brun; les plumes de la poitrine et du ventre blanches avec des traits noirs le long de leur tige; les ailes d’un cendré bleuûtre et noirâtre à leur extrémité; l’aile bâtarde noire ; les huit premières pennes de la queue blanches, sur leur côté interne du milieu à la pointe, ensuite d’une couleur de plomb rembrunie, et noires à l'extérieur; les deux intermédiaires de cette couleur à leur extrémité et
brunes dans le reste ; les pieds noirs, et dix-huit pouces de longueur totale.
2% Division. TOURACO, Opaethus. Cuculus,
Linnée, Gmelin.
Bec plus court que la tête, garni à sa base de plumes effilées et dirigées en avant, convexe en dessus, un peu arqué, comprimé latéralement, dentelé du milieu à la pointe, pl. E, n° 1.
Narines orbiculaires et cachées en grande partie sous les plumes du capistrum.
Langue cartilagmeuse, plate, pointue.
Bouche fendue jusque sous le yeux.
Tarses nus, annelés.
Doigts robustes, antérieurs réunis à leur base par une membrane; l’externe versatile.
Ongles forts et aigus.
Ailes courtes à penne bâtarde courte; troisième et quatrième rémiges, les plus longues de toutes.
Queue à dix rectrices.
Cette division se compose de trois espèces qui se trouvent en Afrique. Ces beaux oiseaux volent lourdement, battent beaucoup des ailes et ne font pas de grands trajets; en revanche ils sont d’une agilité surprenante à sauter de branche en branche et à parcourir toutes celles des plus grands
arbres, sans pour cela déployer leurs ailes. Ils ne se nourrissent que de
46 TOURACOS.
fruits, fréquentent les forêts et nichent dans de grands trous d'arbre. Le mâle et la femelle se quittent rarement et partagent l’incubation. Nous devons ces détails à M. Levaillant, qui a observé les touracos dans ses voyages en Afrique.
LE TOURACO PAULINE ou A HUPPE ROUGE, Opæthus erythrolophus.