PI. LXVII
Crist&, capite, genis, colli parte anteriori nigris ; corpore subtus superciliisque flavis; dorso viridi; tectricibus alarum remigibusque nigricantibus, virescente flavo marginatis ; rectricibus intermedits nigrescentibus , lateralibus flavis.
Crestado Amarillo, de Azara, apuntamientos para la hist, nat. de los paæxaros del Paraguay y Rio de la Plata, tom. 1, pag. 464, n° 120.
Le bruant huppé jaune, ornithologie de l'Encyclopédie méthodique, page 928, n° 18.
Cette espèce dont on doit la connaissance à M. de Azara ,'se trouve en Amérique, sous le 20° degré de latitude australe, et se familiarise facilement avec la cage. Nous avons publié son article dans la 2° édition du Vouveau Dictionnaire d'Histoire Naturelle ; maïs c’est mal à propos qu’elle est placée dans le genre gros-bec, car elle n'appartient point à ce groupe, mais bien à celui du bruant, comme nous l’a fort bien observé notre ami M. Baillou, mais trop tard pour pouvoir rectifier cette erreur. De plus, nous avons vu plusieurs individus vivans à Paris, et nous nous sommes assuré que c’étaient de vrais bruans, ayant le bec garni en dedans du tubercule osseux qui distingue parfaitement cette division.
La huppe est noire dans le milieu, de même que le dessus de la tête , les
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joues, la gorge et la moitié du devant du cou; un trait jaune s'étend depuis les narines jusqu’au delà des yeux; les côtés de la tête et du cou, le pli de l'aile, le dessous du corps et des ailes sont de la mêine couleur; les plumes de la nuque sont noires dans leur milieu et d’un jaune verdâtre dans le reste; le dos est vert; les couvertures supérieures et les pennes des ailes sont noirâtres et bordées d’un jaune verdâtre; les quatre rectrices tntermédiaires noirûtres , et les autres d’un jaune pur; le bec est noir en dessus et
blanc en dessous. Longueur totale, 6 pouces 1 quart.
of FAMILLE. ÆGITHALES, Æotthalr.
Pieds médiocres, grêles.
T'arses nus, annelés.
Doigts extérieurs joints seulement à leur origine, chez les uns, jusqu'au delà du milieu, chez les autres; l’intérieur libre ou uni à la base avec lintermédiare ; pouce et ongle postérieur quelquefois plus longs que les autres.
Bec très-court, un peu robuste, conico-convexe, entier, rarement échan-
cré, à pointe arrondie et épaisse ou étroite et aiguë, quelquefois inclinée.
1 pivision. MÉSANGE, Parus.
Bec à base garnie de petites plumes dirigées en avant, rarement glabre, entier, court, conique, subulé, droit, un peu robuste, pointu; mandibule supérieure quelquefois recourbée à sa pointe, plus longue que l’'inférieure.
Narines orbiculaires, petites, couvertes par les plames du capéstrum.
Langue ordinairement tronquée à son extrémité, quelquefois entière.
Tarses grèles.
Doigt intermédiaire soudé à sa base avec l’externe, totalement séparé de linterne. }
Ongle postérieur plus long que les antérieurs.
Ailes à penne bâtarde *, courte ou moyenne; deuxième, troisième et ? MA ? 2
* Cette penne est implantée à l’extrémité de la phalange du long doigt, et immédiatement au-dessous de la première rémige; elle a la roideur et la texture de celle-ci,
et elle reste toujours dans un état de repos lorsque l'aile se déploie en éventail,
quatrième rémiges à peu près égales entre elles, et les plus longues de toutes
Queue à douze rectrices.
Cette division est composée de vingt-neuf espèces qui vivent de graines, d'amandes, de baies, de bourgeons et d'insectes. Plusieurs sont carnivores à l'occasion; celles qui mangent des graines les dépècent et ne les avalent que par parcelles; pour y parvenir elles les assujétissent sous leurs serres et les percent à coup de bec; toutes déchirent par lambeaux les autres alimens. Les unes cherchent sous les feuilles les araignées, les chenilles, les larves; d’autres se cramponnent sur le tronc des arbres, et, dans cette position, saisissent adroitement les petits animaux qui se réfugient sous l’écorce et dans les lichens. Aucune ne grimpe, comme le disent des ornithologistes, à la manière des pics et des grimpereaux; car les mésanges ne changent de place qu'en s ’aidant de leurs ailes ou en sautant de côté.
Les espèces carnivores se rapprochent des pes grièches par leur courage et leur audace; elles attaquent les petits oiseaux, surtout lorsqu'ils sont affaiblis par la maladie, ou qu’ils sont pris dans un piége, et leur percent le crâne pour manger la cervelle. C’est prineipalement dans les volières qu’elles deviennent plus cruelles et plus carnassières, on doit donc les tenir séparées des autres prisonniers; d'autant plus qu'armées d’un bec dur et aigu, munies de muscles robustes, elles immolent facilement une victime à laquelle la Nature a refusé des moyens de defense.
D'un naturel vif et pétulant, les mésanges sont continuellement en action; on les voit voltiger sans cesse d’un arbre à l’autre, en visiter toutes les branches, se suspendre à l'extrémité des plus faibles rameaux, s’y tenir dans toutes les positions, souvent la tête en bas, et en suivre le balancement sans lâcher prise, mettre en pièces les bourgeons pour s’en nourrir, et parcourir le tronc en furetant dans toutes les fentes et les gercures de l'écorce. Elles se posent rarement à terre; plusieurs passent toujours la nuit dans un creux d'arbre, d'où il est difficile de les faire sortir. Ce git est encore le magasin où elles resserrent les petites provisions, dont elles font des amas pour la mauvaise saison. Cette prévoyance leur est tellement naturelle, que si elles découvrent dans une volière un petit réduit, elles ne manquent pas d’y porter une partie de la nourriture qu’on leur donne.
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De tous les petits oiseaux, ceux-ci sont les plus hargneux et les plus cou-
rageux; ils indiquent leur colère par le renflement de leurs plumes, des:
attitudes violentes, des mouvemens précipités et des redoublemens de cris. Les mésanges forment, après les couvées, des bandes composées d’une ou
de deux familles , se rappellent sans cesse, se réunissent un instant, se quittent
-de nouveau pour se réunir encore. Elles paraissent craindre de s'éloigner
autant que de s'approcher de près. Le besoin d’une union plus mtime dissout la société dans les premiers jours du printemps; alors chaque couple s’isole dans les bois; d’autres préfèrent les lieux marécageux, et ont un instinct et des mœurs différentes des autres; car tous les détails dans lesquels nous sommes entrés ne conviennent qu'a toutes où presque toutes les espèces de la première section. Voyez les articles des mésanges moustache et remiz.
Les unes mettent beaucoup d’art dans la construction de leur nid, surtout ces dernières et la mésange à longue queue, le suspendent à des roseaux ou à l’extrémité des branches; plusieurs donnent pour berceau à leurs petits le creux d’un arbre. Quelques-unes sont très-fécondes et même plus qu'aucun autre oiseau, à raison de leur petitesse, car leurs pontes vont jusqu’à dix-huit à vingt œufs. Celles-ci nourrissent leur nombreuse famille avec un zèle et une activité infatigables, y sont très-attachées, les défendent avec courage contre les agresseurs, fondent sur leur ennemi avec une telle intrépidité, qu’elles le forcent souvent de respecter leur faiblesse.
On trouve des mésanges dans l’ancien Continent, du Nord au Midi de l’Europe, en Afrique, en Asie, dans le nord de l'Amérique et à la Nouvelle Hollande; mais on n’en a pas encore découvert dans le sud du nouveau Continent.
À. Bec droit pointu, pl. F, n° 8.
LA MEÉSANGE AZURÉE, Parus cyanus.