‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 84 sur 236 · PI LXXI · texte numérisé non relu

PI LXXI

Oliveo-virescens; cristä flavä et nigrä; gul& grisea; corpore subtus dilute flavo; remigibus rectricibusque lateralibus nigrescentibus.

Le roitelet-mésange, Buffon, Hist. nat. des Ois., tom. 5, pag. 375, pl. enl. n° 708, fig. 2, sous le nom de mesange huppée de Cayenne.

Sylvia elata, Lath., index, n° 153.

Motacilla regulus, Var. B, Linn., Gm., Syst., nat., édit. 13, n° 48.

Gold-crested Wren; Var. À, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 510, n° 145.

Ce petit oiseau se tient sur les arbrisseaux dans les savanes noyées de la Guyane, et cherche sa nourriture en s’accrochant à l'extrémité des branches, comme font les roitelets et les mésanges.

Il à sur le sommet de la tête une petite huppe jonquille et noire; le reste de la tête, le dessus du cou, le dos et les deux pennes intermédiaires de la queue d’un vert-olive sombre; les rectrices latérales et les rémiges noirâtres; les secondaires bordées d’un jaune vif à l’extérieur, et les couvertures alaires frangées d’un jaune clair; la gorge grise; la poitrine d’un gris verditre ; le ventre et les parties postérieures d’un jaune faible; le béc et les pieds noirs.

Longueur totale, 3 pouces 2 lignes. Les couleurs de la femelle sont moins vives que chez le mâle.

94 MANAKINS.

3% prvision. MANAKIN.

Bec trigone à sa base, plus haut que large, court, convexe en dessus, comprimé vers le bout; mandibule supérieure courbée et échancrée à son extrémité; l’inférieure retroussée et acuminée à sa pointe. PZ. F, n° 12.

Narines ovales, ouvertes en devant, couvertes à la base d’une membrane et de petites plumes.

Langue.

Tarses nus et annelés.

Doigt intermédiaire soudé avec l'extérieur jusqu’au delà du milieu, et avec l'interne à la base.

Ailes courtes; première rémige moins longue que la sixième , quatrième la plus allongée de toutes.

Queue à douze rectrices.

Cette division contient vingt-quatre espèces qui, toutes, se trouvent dans l'Amérique, entre les tropiques. On ne connaît qu’une partie de leurs habitudes naturelles, et leur nid et leurs œufs sont encore à connaître. Elles se plaisent dans les grands bois des climats chauds, ne fréquentent jamais les lieux découverts ni les campagnes voisines des habitations. Elles ont le vol rapide, court et peu élevé, ne se perchent pas au faîte des arbres, mais à une moyenne hauteur. Leur nourriture de choix sont les petits fruits, et elles vivent aussi d'insectes. On rencontre les manakins le matin, depuis le lever du soleil jusqu’à neuf ou dix heures, en petites troupes de huit à dix, et chaque troupe est composée d'individus de la même espèce. Quelquefois ces troupes se réunissent et se mêlent même avec d’autres espèces de genre différent. Lors de ces réunions, ils font entendre un petit gazouillement fin, agréable, et gardent le silence le reste du jour. Hors cette espèce d’assemblée, ils vivent solitaires, seul'à seul, et se retirent dans les endroits les plus fourrés des forêts. Quoiqu'ils ne frequentent ni les marais ni le bord de l’eau, ils se plaisent dans les lieux humides et frais, qu'ils préfèrent aux endroits secs

et chauds.

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PARDALOTES.

LE MANAKIN VARIE, Pipra serena.

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