PI. LXXV
Capite, collo superiore , remigibus et rectricibus nigris ; dorso , uropygio, gula flavis; pectore cinereo-albo.
Un beau jaune domine sur la gorge, le dos, le croupion et sur les couvertures supérieures de la queue; cette couleur est remplacée par un noir profond sur la tête, le dessus du cou , les rémiges et les rectrices; une petite tache blanche se fait remarquer vers la base des quatrième, cinquième et sixième pennes alaires; le devant du cou et la poitrine sont d’un gris presque blanc; le ventre et les parties postérieures de la dernière couleur; le bec est noir en dessus, couleur de corne en dessous; les pieds sont noirûtres. Longueur totale, 5 pouces. On trouve cet oiseau au Brésil: nous soupçonnons que c’est un mâle, dont la femelle et le jeune ne sont pas connus.
3% Division. TANGARA, Zanagra.
Bec conoïde, un peu trigone à sa base, à bords courbés en dedans, rétréci et incliné vers le bout; mandibule supérieure échancrée à son extrémité; l'inférieure entière. PI. G, n° 4.
ÎNarines rondes, ouvertes, en partie cachées sous les plumes du capitsrum.
Langue cartilagineuse, bifide à sa pointe.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, et totalement séparé de l'imterne.
Ailes moyennes; les quatre premières rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Les vrais tangaras, c'est-à-dire les oiseaux auxquels on ne peut refuser ce nom, présentent entre eux quelques différences dans la forme du bec; mais,
selon moi, elles ne sont pas assez tranchantes pour les diviser autrement GALERIE DES OISEAUX. {1° PARTIE. 14
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TANGARAS. IOI
Bahama finch, Catesby, car. à, pl. 42.
Fringilla zena, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 13.
Idem, Lath., index, n° A6.
Orange finch, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 276, n° 4o.
Ce tangara , que j'ai trouvé dans les bois de St.-Domingue, pendant l'hiver du nord de l'Amérique, et qué j'ai pris en mer dans le canal de Bahama, île où l’a vu Catesby, vit solitaire sur la lisière des forêts ou dans leur mtérieur. Je ne balance pas à indiquer pour sa synonymie, celle donnée ci-dessus, quoique les auteurs le présentent pour une fringille, mais cette erreur de leur part provient de ce qu’ils ne l'ont décrit que d’après la mauvaise figure publiée par Catesby ; en effet, le bec est si mal dessiné, qu’on peut aisément le prendre pour celui d’un pinson.
Le mäle a la tête, le manteau, les couvertures supérieures des ailes, leurs pennes et celles de la queue d’un beau noir, coupé sur les côtés de la première partie par une raie blanche qui passe au-dessus de l'œil, et s'étend jusqu’à l’occiput, et par une autre de la même couleur qui part des coins de la bouche, parcourt les joues et descend sur les côtés de la gorge; le menton, l'extrémité des grandes couvertures alaires, la base des premières rémiges et les quatre rectrices latérales les plus extérieures de la queue sont d’un beau blanc; la gorge et le devant du‘ cou jaunes; la poitrine, le haut de l’aile, le croupion et les tectrices supérieures de la queue d’un beau mordoré; le ventre est d’un jaune jonquille; l'abdomen d’un jaune pâle dans le milieu et bleuâtre sur les côtés; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, 6 pouces à lignes. Le plumage n’est pas le même pour tous, ce qui paraît dépendre de l’âge plus où moins avancé. Entre autres, j'ai remarqué un individu qui a le dos, le croupion, les couvertures supérieures de la queue variés de noir et de jaune verdätre; la poitrine orangée; le ventre et les parties postérieures d’un gnis-blanc; les flancs d’une nuance plus chargée; le haut de l'aile noir et la taille un peu moins forte. Je soupçonne que c’est un jeune mäle dont le vêtement n'est pas encore parvenu à sa perfection.
Chez la femelle, la tête et le cou sont cendrés; le dos est d’un vert sale; la poitrine et le ventre sont d’un jaune terne; les ailes traversées par une
raie d’un blanc sale; leurs pennes et celles de la queue brunes et marquées
102 HABIAS.
de blanc Les jeunes portent une livrée généralement d’un gris cendré sur la tête et le corps.
4% pivision. HABIA, Salator.
Bec épais à la base, robuste, convexe en dessus, comprimé latéralement et à bords tranchans ; mandibule supérieure un peu fléchie en arc, couvrant les bords de l’inférieure, entaillée et courbée vers le bout; l’inférieure droite et un peu plus courte. PI. G, n° 5.
Narines petites, ouvertes, orbiculaires, situées près du capistrum.
Langue épaisse, pointue.
Tarses nus, annelés.
Doist intermédiaire réuni à la base avec l'extérieur , totalement séparé de l'intérieur.
Ailes moyennes, les quatre premières rémiges à peu près égales entre elles ét les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Les huit espèces qui composent cette division, se trouvent sous les tropiques ; les unes fréquentent les halliers, les broussailles épaisses et fourrées, et ne pénétrent point dans les grands boiss les autres se montrent dans les lieux découverts et se trouvent quelquefois dans l’intérieur des forêts. Elles se cachent peu, se perchent, pour l'ordinaire, jusqu’aux trois quarts de la hauteur des arbres, ne descendent que rarement à terre, marchent par sauts et peu vite. Elles sont moins farouches, moins inquiètes et moins vives que les grives.
Ces oiseaux, qui portent au Paraguay le nom d’habia, sont sédentaires, vivent seuls ou par paires. Ceux, dont l’on connaît une partie des habitudes, nichent à la moitié de la hauteur des buissons ; leur ponte est composée de deux ou trois œufs; les petits sont nourris dans le nid et ne le quittent qu'en état de voler.
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