‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 98 sur 236 · PI. LXXXVI · texte numérisé non relu

PI. LXXXVI

Niger; capite, nuchä, uropygio, tectricibus caudæ inferioribus, alarumque parte anteriori flavis (mas).

Capite nigro et flavo; tectricibus caudæ inferioribus nigris (femina).

Oriolus chrysocephalus, Linn., Gm., Syst., nat. édit. 13, n° 20. Idem, - Lath., Index, n° 30..

Goldhooptige gelbschulterichte, Merrem, beyt. x, pag, 14, pl. 3.

Le carouge à tête jaune d'Amérique, Brisson, Ornith., Suppl., pag. 38, n° 32. - Gold-headed oriole, Lath., Synopsis, tom. 1, pag. 447; n° 32.

Montbeillard présente cet oiseau pour une variété du petit-cul jaune;

mais c’est une méprise; celui-ci en diffère trop par la forme de son bec, qui est bien celui d’un troupiale, tandis que l’autre a celui d’un carouge; de plus leur plumage est bien différent. Le mâle de l'espèce, que nous décrivons, se rapproche du carouge esclave par ses couleurs jaune et noire, maïs elles sont distribuées différemment. Il a le bec, les pieds, le front, les joues, le cou, la gorge, la poitrine et le ventre d’un beau noir; le dessus de la tête, la nuque, la partie antérieure de l’aile, les plumes de l’anus, les couvertures de la queue et le bas des jambes, au-dessus du genou, d’un jaune éclatant ; les pennes des ailes et de la queue d’un noir terne. Longueur totale, 7 pouces environ.

La femelle en diffère en ce que la marque jaune que celui-ci a sur le

LT C2 LIT LL Meudubiuns Bruovcephaluo.

BALTIMORES. 123

haut de la tête, ne s'étend pas sur la nuque et est mélangée de noir; en outre les couvertures inférieures de la queue sont de la dernière couleur , de même que la plupart des plumes de l’anus. On trouve ce carouge dans l'Amérique méridionale.

b°% pivision. BALTIMORE, Yphantes.

Bec polièdre, entier, à bords droits, un peu grèle et aigu; mandibule supérieure formant à sa base un angle pointu dans les plumes du front. PI. H, n° 3.

Narines dilatées, couvertes d’une membrane.

Langue cartilagineuse, frangée à son extrémité.

T'arses nus, annelés.

Doigt intermédiaire soudé à la base avec l’externe et totalement séparé de l'interne.

Ailes moyennes ; deuxième et troisième rémigesiles plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

La seule espèce dont cette division est composée se trouve dans l’Amérique septentrionale. Elle a de grands rapports avec les carouges dans son genre de vie et l'intelligence qu’elle montre, pour mettre sa progéniture à l’abri de ses ennemis, en plaçant et construisant son nid de manière qu’ils ne peuvent en appprocher sans courir des dangers. Elle vit solitaire et voyage, de même que notre loriot, par famille composée du père, de la mère et des petits, lorsqu'elle quitte son domicile d'été pour aller passer l'hiver dans les parties sud des États-Unis. Elle fréquente les bosquets, les savanes et les campagnes plantées d’arbres fruitiers. Les insectes, les chenilles, sont les alimens qu’elle préfère; et, à leur défaut, elle se nourrit de baies et de petits fruits tendres. Elle descend rarement à terre et dans les champs cultivés, à moins qu’elle n’y soit forcée par le défaut de nourriture: c’est alors qu’elle avale entières diverses graines. Elle ne fait ordinairement qu’une couvée dans le nord de l'Amérique, après laquelle elle en émigre pour n’y revenir qu’au printemps suivant.

124 BALTIMORES.

LE BALTIMORE VULGAIRE, Yphantes baltimore.

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