‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 113 sur 134 · ALBATROS · texte numérisé non relu

ALBATROS

D. Bec élargi à sa base et à bords intérieurs pectinés ; narines à ouverture séparée.

LE PÉTREL-PION BLEU, Procellaria cœrulea.

Cœruleo-cinerea; subtüs alba.

Procellaria cœrulea, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 0.

Idem, Lath., Index.

Blue Petrel, Forst. it. 1. pag. 01. Lath,, Synopsis, tom. 3, pag. 415, n° 27.

Le Pétrel-Pion bleu, deuxième édit. du nouveau Dict. d'Histoire nat., tom. 25, pag. 425.

Cette espèce, dont on doit la connaissance au savant naturaliste Forster, est très-nombreuse sur la mer, depuis le quarante-septième degré jusqu’au cinquante-huitième de latitude australe. Toutes les parties supérieures sont d’un gris bleu; les inférieures blanches; une marque noirâtre se fait remarquer au-dessous des yeux et une bande de la même teinte sur la poitrine; les grandes pennes des ailes sont d’un bleu cendré, plus foncé que celui du manteau et presque blanches à l’intérieur ; la queue est de la couleur du dos, avec les pennes les plus extérieures de chaque côté, blanche en dehors; toutes les autres, à l’exception de la deuxième, sont terminées de blanc; le bec est jaune dans le milieu , noir à sa pointe et bleu dans le reste ; les pieds sont de la dernière couleur et la membrane des doigts d’une nuance plus pâle. Longueur totale, 11 pouces. Nous ne connaissons cette espèce que d’après la description de Forster.

gène prvision. ALBATROS, Diomedea.

Bec très-long , suturé, robuste , épais, droit, comprimé latéralement ; . 128 . , $ APD, A e) e 12 mandibule supérieure sillonnée sur les côtés, crochue à sa pointe; l’inférieure tronquée. PI. Z, n° 2.

Narines tubulées , latérales , situées dans un sillon.

ALBATROS: 233 Langue...

Tarses nus, annelés.

Doigts unis par une membrane entière; latéraux bordés à l'extérieur; postérieur nul.

Ongles obtus.

Ailes très-longues; étroites, à rémiges courtes; les secondaires dépassant à peine les couvertures.

Queue à douze rectrices.

Les deux espèces dont se compose cette division se trouvent sur les mers australes et boréales. Les Albatros étant les plus gros des oiseaux d’eau, leur corpulence leur a fait donner, par nos navigateurs, le nom de Mouton. Cependant , avec cette force de corps ce ne sont point des guerriers , ils n’attaquent point les autres oiséâux, ni même les grands poissons ; ils se contentent de faire leur pâture dé petits animaux marins et de zoophytes mucilagineux. Ils ne savent pas Même se défendre contre les oiseaux de proie, qui leur font une guerre tréSactive ; mais ils sont extrêmement voraces, et ils cherchent à dévorer leur proie avec tant de gloutonnerie, que souvent un poisson reste en dehors dé èur bec jusqu’à ce que la partie avalée, dissoute par la digestion, laisse le piSsage libre à l’autre partie. Il leur arrive fréquemment de se gorger de nouriure | au point de ne pouvoir plus voler, ni fuir à l'approche des barques qu poursuivent ; leur unique ressource dans le danger, est de rejeter, avec

grands efforts, les alimens dont leur estomac est surchargé. Ce n’est point la chair de ces oiseaux qui engage les Kamtschadales à leur faire la chasse, elle est en effet trop dure et de mauvais goût; mais les os de l'aile leur servent à différens ouvrages domestiques.

Ces oiseaux effleurent , en volant, la surface de la mer , et ne prennent un vol élevé que dans le gros temps et par la force du vent; ils se portent àfune grande distance des terres, se reposent, dorment sur l’eau, et se perchent quelquefois sur les agrès des vaisseaux. Leur voix ressemble à celle du Pélican et leur cri a du rapport avéc le braïment d’un âne. +Lorsqu'ils sont pris, ils s’agitent fortement et cherchent à frapper de leur bec.

Les œufs, que les femelles pondent en grand nombre, sont plus gros que GALERIE DES oiseaux. Ve ET DERNIÈRE PARTIE. 30

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