PI. CCXCIV
tra; tectricibus alarum albis. Adultus. Corpore striato aut marmorato. Junior. À
Petit Guillemot noir, Briss., Ornith., tom. 6, pag. 76, n° 3.
Colymbus grylle, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, no x.
Uria grylle, Lath., Index, n° 2.
Black Guillemot, Lath., Synopsis, tom.3, pag. 332, n° 3.
Le petit Guillemot rayé, idem, pag. 78, n° 4. (Jeune.)
Spotted Greenland dove, Edwards, Ois., pl. bo. Idem.
Colymbus marmoratus, Linn., n° 12. Idem.
Uria marmorata, Lath., Index, Idem.
Marbled Guillemot, Lath., Synopsis , tom. 2, pag. 336, ne 5, pl. 06. Idem.
Cette espèce, qui n’est que de passage en France , habite le Nord, où elle niche dans les rochers. Sa ponte est, dit-on, de deux œufs d’un cendré clair, tacheté de noir. La tête, la gorge, le cou, le corps, les plumes scapulaires , toutes les tectrices de la queue sont noirs; plusieurs des grandes couvertures supérieures et inférieures de l'aile blanches; ses dix premières pennes brunes et blanches dans une grande partie de leur bord
MERGULES. 237
interne ; Les rectrices noirâtres; les pieds rouges; le bec est noir. Longueur totale, 12 à 13 pouces. Le jeune a la gorge, la poitrine et toutes les parties postérieures blanches; le sommet de la tête, la nuque, le devant du cou et les côtés de la poitrine mélangés de noirâtre, de gris et de blanc; le dos et le croupion noirs; la marque blanche des ailes tachetée de noirâtre.
2ème mivision. MERGULE, Mergulus.
Bec plus court que la tête, couvert à sa base de plumes veloutées, un peu arqué, conico-convexe, échancré vers le bout de ses deux parties; mandibule supérieure courbée vers sa pointe, plus longue que l’inférieure. PI. Z, n° 4.
Narines arrondies, à demi couvertes par les plumes du capistrum.
Langue...
Tarses nus, réticulés.
Doigts réunis dans la même membrane.
Pouce nul. j
Ongles falculaires, pointus.
Ailes courtes; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
La seule espèce que renferme cette division a le même genre de vie que les Guillemots et habite les mêmes contrées.
LE MERGULE NOIR ET BLANC, Mergulus alle.
PI. CCXCVY.
Niger; abdomine toto subtùs ; remigumque posticarum apicibus albis.
Le petit Guillemot, Briss., Ornith., tom. 6, pag. 73, n° 2.
Idem, Buff., Hist. nat. des Ois.,tom,0, pag. 354, pl. enl., n° 917.
( Jeune.) Alca alle, Linn., Gm., Syst. nat , édit. 13, n° 5.
Alca alle, Lath. , Index, n° ro.
Small black and white diver, Edwards , Où. > pl. 91.
Little auk, Lath., Synopsis, tom. 3, pag. 327, n° 11.
La tête, la gorge, le cou, le déssus du corps, les couvertures supérieures des ailes et de la queue sont noirs; la poitrine et les parties postérieures blanches ; les pennes secondaires terminées de blanc, à l'exception des quatre les plus proches du dos, qui sont noirâtres de même que les autres pennes ; la queue est de cette couleur; le bec est noir; la membrane des doigts noirâtre ; les tarses et les doigts d’un rougeâtre sombre. La femelle ressemble au mâle.
Le jeune a le sommet de la tête, la région des yeux, la nuque, les côtés de la poitrine et toutes les parties supérieures d’un noir profond; les pennes secondaires terminées de blanc ; trois ou quatre bandes longitudinales d’un blanc pur sur les couvertures les plus proches du corps ; la gorge, le devant, les côtés du cou, toutes les parties postérieures blancs ; les côtés de la tête de cette couleur variée de petits traits noirâtres sur une bande très-étroite et peu apparente, qui se dirige vers l’occiput ; les tarses et les doigts d’un brun jaunâtre; la membrane digitale d’un brun verdâtre ; le bec est noir.
Selon Brisson, la femelle diffère du mâle en ce qu’elle a la gorge blanche et que cette couleur remonte de chaque côté jusque vers l’occiput; que la partie inférieure du cou est d’un cendré obscur qui s’éclaircit de plus en plus en approchant de la poitrine ; et que toutes les couvertures des ailes sont d’un cendré brun.
3ème prviston. MACAREUX , Fratercula.
Bec garni d’un bourrelet et aussi élevé que le front à sa base, trèscomprimé latéralement, robuste, sillonné transversalement , plus court que la tête, aussi haut que long; mandibule supérieure crochue à sa pointe; l'inférieure anguleuse en dessous. PI. Z, n° 5.
INarines situées près du capistrum , oblongues, latérales, ouvertes en en bas, à peine apparentes. d
Langue étroite, entière, D.
Orbites élabe.
. V2 4 Tarses carénés devant et derriere, nus, réticulés.
Trois doigts devant , engagés dans une membrane entière.
Pouce nul.
Ongles falculaires, aigus.
A ee courtes; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à seize rectrices.
Cette division est composée de deux espèces qui se trouvent dans le nord de l’Europe, de l'Amérique et de l'Asie. Leur bec a la figure de deux lames de couteau très-courtes et appliquées l’une contre l’autre; les deux mandibules forment un triangle à peu près isocèle ; la supérieure est, près de la tête sbordée dans son contour et comme ourlée d’un rebord de substance membraneuse ou calleuse , criblée de petits trous, d’où il sort de quelques-uns de fort petites plumes ; les narines , placées assez près de la tranche du bec, ne paraissent que comme deux fentes oblongues; la bouche est armée, vers le palais, de plusieurs rangées de pointes charnues, dont l'extrémité est transparente et paraît un peu plus dure que le reste; ces pointes sont dirigées vers l'entrée du gosier.
Ces oïseaux, d’une marche chancelante, et qui semblent se bercer, ne vivent sur terre que retirés dans les cavernes ou dans des trous ereusés dans les rivages, où ils peuvent toujours être à portée de se jeter dans l'eau , leur élément natnrel ; maïs on a remarqué qu'ils ne peuvent tenir la mer, si elle n’est calme, et que, surpris au large par la tempête, ils périssent, ce qui leur arrive quelquefois à leur départ à l'automne et à leur retour au printemps. Leur vol est court et rasant l’eau ordinairement; mais ils peuvent s'élever à une certaine hauteur et s'y soutenir avec aisance. Ils s’aident du mouvement de leurs pieds avec lesquels ils ne font qu'effleurer la surface de la mer, ce qui à fait croire que pour s’y soutenir, ils la frappaient sans cesse des ailes et s’en servaient comme de rames. Leur nourriture consiste en langoustes, crevètes, étoiles, araignées de mer, coquillages et en tous autres poissons qu'ils saisissent en plongeant dans l'eau, qui ordinairement leur sert d’abri dans le danger. Les Macareux
EL
ne font point de nid, ils pondent à plate-terre dans des trous qu'ils creusent eux-mêmes ou dans des anfractuosités de rochers.
LE MACAREUX MITCHAGATCHI, Fratercula cirrhata.
PI. CCXCVI.
Tota nigra; rostri sulcis quatuor ; capitis lateribus , arcä oculorum anguloque gulæ albis ; cirrho à superciliis ad nucham longitudinal: flavescente. |
Le Macareux du Kamtschatka, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. 9, pag. 368, pl..en£., n° 761.
Alca cirrhata, Linn., Gm., Syst. nat., édit, 15,n° 10
Tufted auk, idem, Synopsis , tom.3, pag: 313, n° 2. pl. 06, fig. 1.
On rencontre ce Macareux au Kamtschatka , où il est connu sous le nom de Mitchagatchi où Monichagasta ; les Koriaques l’appellent Xutschuguigalli : on le trouve aussi sur les mers d’autres contrées du nord de l'Asie et de PAmérique. Il ne s'éloigne jamais de terre, de plus de cinq à six lieues ; aussiles navigateurs qui les rencontrent, quand le temps est brumeux , peuvent être à peu près certains qu'ils n’en sont qu’à cette distance. Les naturels se font un ornement du bec de cet oiseau, le portent même comme amulettes et cousent plusieurs de leurs peaux pour s’en revêtir.
On remarque au-dessus des yeux de cet oiseau une sorte de parure, composée de plumes effilées, longues de plus de quatre pouces, et qui tombent sur chaque côté du cou; elles sont blanches à leur origine et d’un brun jaune dans le reste de leur longueur; le front, les côtés de la tête et le haut de la gorge sont blancs; le reste du plumage est d’un noir tendant au cendré sur les parties inférieures; les tiges des pennes alaires sont blanches ; les pieds d’un orangé bleuâtre; les membranes rouges, les ongles noirs; l'iris est d’un brun jaunâtre. L’individu, donné pour femelle, et que nous soupconnons être plutôt un jeune, est plus petit que le mâle; son bec n’a que deux sillons et ses aigrettes ont moins de longueur.
ALQUES OÙ PINGOUINS. 2/41
4è"e pryrsion. ALQUE ou PINGOUIN, Ælca.
# 5 Bec plus court que la tête; conico-convexe, comprimé latéralement,
ordinairement sillonné en travers, à bords anguleux; mandibule périeure courbée à sa pointe @ courte. PI. Z, n° 6.
INarines oblongues, situées vers le milieu du Bec.
inférieure gibbeuse devant sa base, plus
Langue épaisse, entière, pointue.
Tarses nus, réticulés.
Doigts engagés dans une même membrane.
Pouce nul. 5
Ongles falculaires, pointus. . Li
Ailes courtes; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.
Queue de douze à seize rectrices.
On à réuni dans cette division quatre ou cinq espèces dont on serait forcé de faire presquéautant de genres, si on voulait les classer strictement d’après la forme de leur bec. 4/k ou Ælque est le nom que les habitans de l’île de Feroé et du nord de l’Ecosse ont donné à un Pingouin et que les ornithologistes ont généralisé à tous les autres. On a aussi appliqué la dénomination de Pingouin aux Manchots, parce que les uns et les autres ont.une graisse huileuse ; mais Buffon l’a consacrée uniquement aux Pingouins des mers du Nord. Les Alques et les Manchots diffèrent les uns des autres par des caractères physiques. En effet, les premiers n’ont que trois doigts et nul vestige de doigt postérieur ; leurs ailes sont pourvues de rémiges; leurs corps est reyêtu de véritables plumes, courtes à la vérité, mais elles en offrent toutes les apparences. Les Manchots possèdent des différences très-prononcées : 1°ils ont le corps revêtu d’un duvet pressé, représentant à l'œil un poil serré et ras, sortant par pinceaux courts de petits tuyaux luisans ; cependant on reconnaît, en y regardant de près, que ces sortes de poils ont la structure de la plume, c’est-à-dire qu'ils sont composés de tiges et de barbes; 2° leurs ailes n’ont, point de rémiges et sont couvertes de plumes roides, pressées, qu'au
GALERIE DES oiseaux. Ÿ° ET DERNIÈRE PARTIE. 31
242 d ALQUES OÙ PINGOUINS.
premier aperçu l'on prendrait pour des écailles; 3° ils ont un doigt postérieur isolé des trois autres et qui se dirige presque en devant.
Les Alques habitent les mers glaciales du pôle arctique , peuvent tout au plus Voleter, et quoïque leurs pieds soient placés un peu moins à l’arrière du corps que ceux des Manchots, ils ne marchent pas mieux ; la position debout leur est également péniblé® du reste , ils n’en diffèrent
nullement par leur naturel, leur nourriture et leur genre de vie. os
L'ALQUE HUPPÉ, Ælca cristatella.
PI. COXCVII.
Crist& pennis reflexis minoribluribus » sex mediis longissimis revolutis; dorso lituris lates ferrugineo-fuscis vario; corpore subiès longitudinaliter fusco-canescente ; uropygio cano; rostro subadscendente ; mandibulæ inferioris sulco utrinque à gul& procurrente.
Alca cristatella, Pallas Spic. 5, pag. 20, pl. Set 5, fig. 7-0.
Crested auk, Lath., Synopsis, tom. 3, pag. 222, n° 7, pl. ob, fig. 4.
Alca cristatella, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 5.
Idem, Lath., Index, n° 6.
L’Alque huppé, deuxième édit. du nouveau Dict. d'Histoire nat., lomm. 1, pag. 382. 1
On rencontre communément cette espèce vers les îles des extrémités de la Laponie, ainsi qu'au Kamtschatka , où elle est connue sous le nom de Startkr.
Sa tête est parée d’une huppe posée sur le front et composée de plusieurs plumes courtes, du milieu desquelles s’en élèvent six grandes effilées, soyeuses, qui se recourbent vers le bec. Celui-ci représente une masse courte et à peu près en cône, d’un rouge écarlate et blanc à son bout; sa partie supérieure est convexe; les lames sont arrondies vers la pointe et s’abaissent insensiblement en approchant du front; l’inférieure est plus
» aplatie, tronquée obliquement et marquée de chaque côté par un sillon qui prend naissance à sa base et forme des espèces d’abajoues triangu-
GORFOUS. 243
y près de l’angle de la bouche. Au-dessus de cet angle st une excroissance charnue d’une belle couleur rouge, ayant la forme d’un cœur, et aplatie en dessous. Get oiseau, qui n’est pas plus gros que la Grive Draine, a un trait blanc de chaque côté du cou; quelques plumes soyeuses, très-déliées et de la même couleumprès de la tête, qui est noire, de même que le dessus du cou et le dos; cette dernière partie est variée de lignes larges et éparses d’un brun roussâtre ; le croupion est d’un gris blanchätre, et tout le corps cendré; les couvertures et les pennes des ailes sont d’une couleur de suie; celles de la queue noires; les pieds d’un brun clair.
give ramice. MANCHOTS, Sphenisor.
Bec comprimé latéralement et crochu à sa pointe, ou presque cylindrique et incliné seulement vers son extrémité.
Pieds à l'arrière du corps.
Tarses en très-grande partie couverts de plumes.
Doigts au nombre de quatre dirigés en avant, trois palmés ; postérieur isolé, court, joint par sa base au doigt interne. PI. HH, n° 8.
Ailes en forme de nageoires et sans pennes.
1ère prvistoN. GORFOU, Catarrhactes.
Bec droit, comprimé latéralement , sillonné obliquement ; mandibule supérieure crochue à sa pointe; l’inférieure arrondie où tronquée à son extrémité. PL. Z, no 7.
INarines linéaires, situées dans un sillon, soit à la base, soit vers le milieu du bec.
Langue pointue, conique, couverte d’épines recourbées en arrière.
Pieds , tarses et doigts. ( Voyez ci-dessus. )
Ongles médiocres , falculaires.
Rérniges et rectrices nulles.
Faisceau de plumes roïdes et courtes tenant lieu de queue.
Les sept ou huit espèces que renferme cette division sont remarquables
ES
244 GORFOUS.
par leurs ailélen forme de nageoires qui tombent de chaque côté colline de petits bras et qui sont couverts de plumes très-courtes, roides et serrées ; ces petits bras, selon le voyageur D. Pagès, leur servent de temps en temps de pates de devant, et elles marchent alors comme à quatre et vont plus vite. Les plumes du corps sont pareilles à un duvet à large tige, couché comme des écailles de poisson. Le cou est gros et court, et leur peau est dure et épaisse comme le cuir du cochon. On rencontre ces singuliers oiseaux dans les mers australes, depuis l’équateur jusqu’au delà du cercle polaire. D’après la position de leurs pieds, ils se tiennent droits et sont comme assis sur le croupion, ce qui paraît être leur attitude de nécessité à terre, et c’est ainsi qu'ils marchent. Ils se logent dans les glayeuls et se terrent dans des tanières comme certains quadrupèdes. Ils ne craignent point l’homme, se laissant au contraire approcher de fort près et le regardent en penchant la tête à droite et à gauche. Ils montrent un certain courage ; s'ils sont surpris et qu’on les attaque, ils courent sur l'agresseur et ce de se défendre, en lui donnant des coups de bec aux jambes; quoique stupides, ils savent ruser pour réussir; car en feignant de fuir d’un côté, ils se retournent prestement et pincent tellement qu'ils emportent la peau, quand on a les jambes nues.
Les Manchots sont très-nombreux dans l’ile de la Madeleineée situ dans le fond à environ trois lieues du mouillage. Ils se tiennent sur le sol du haut de l'ile où ils nichent; leur‘ponte est rarement de trois œufs et le plus souvent de deux et jamais d’un seul. Les petits se tiennent dans leur berceau rangés tête à queue comme les pigeonneaux. Leur duvet est extrêmement long et fourré en facon de laine. Les vieux marchent lente. mént et cherchent à se tapir contre le rocher. Autrement ils sont posés sur leurs pates, ayant les ailes pendantes en avant et la tête élevée.
APTÉNODYTES. 245 #
LE GORFOU SAUTEUR, Catarrhactes chrysocome.
PI CCXCVIIL.
Cristé frontali atr&, erect&; auriculari deflexä , sulphured.
Le Manchot sauteur, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. Oo, pag. 409; pl. enl., n° 084, sous le nom de Manchot huppé de Sibérie.
Aptenodytes chrysocome, Linn., Gm., Syst. nat. édit. 13, n° x.
Crested Pinguin, Lath., Synopsis , tom. 3, pag. 561, n° 1.
Le nom de Sauteur, donné à cet oiseau, vient de ce qu'il ne marche que par sauts et par bonds. On le trouve aux terres magellaniques et a cap de Bonne-Espérance. Une ligne d’un blanc teinté de jaune se fait remarquer au-dessus des yeux ; elle s’épanouit en arrière en deux petites touffes de filets hérissés, lesquels se relèvent sur les deux côtés du sommet de la tête qui est noire, de même que la face, la gorge, le devant du cou, le dos et les ailes; le dessous du cou est d’un blanc de neige; le bec rouge, tronqué à l’extrémité de sa partie inférieure; les narines sont glabres et situées vers le milieu du bec, l'iris est rouge, les pieds sont
. Longueur totale, 18 pouces.
2°%€ DIVISION. APTÉNODYTES, Aptenodrytes.
Bec plus long que la tête, lisse, droit, subulé, grêle, cylindrique, pointu ; mandibule supérieure inclinée à sa pointe ; l’inférieure plus courte et pointue. PI. Z, n°8. S
Narines linéaires.
Langue pointue, munie d’épines recourbées en arrière.
Tarses nus, réticulés.
Doigts comme les précédens.
Ailes sans réfhiges.
Queue composée d’un faisceau de plumes roides et courtes.
La seule espèce que cette division renferme fait partie des Apténodrytes,
246 APTÉNODYTES.
de Linnée; mais, ayant un bec conformé autrement de celui des autres, nous avons cru devoir isoler. Elle a le même genre de vie et les mœurs des Gorfous ; on la trouve dans l’île des Papous.
L'APTÉNODYTE PAPOU, Aptenodytes Papas PI. CCIXC.
Macul& occipitalis alb& ; capite et collo fusco-nigris ; dorso caudäque nigris ; pectore, abdomine et crisso sericeo-candidis. e Manchot papou, Sonnerat, Voÿ., pag. 140, pl. 115.
Aptenodytes papua, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 3.
Idem, Lath., Index , n°3.
Papuan pinguin, Lath., Synopsis, tom. 3, pag. 565, n° 3.
L’apténodyte papou , deuxième édit. du nouv. Dict. d'histoire nat. , tom. 2, pag. 2047.
Cette espèce, qu’on trouve à la Nouvelle-Guinée, aux îles des Papous et de Falkland, a la tête et le cou d’un noir sombre et inclinant au bleu ; une grande marque blanche au-dessus de l'œil, laquelle s'étend en arrière jusqu’à l’occiput et se réunit sur le sommet de la tête, par une raie étroite de la même couleur ; les parties inférieures sont blanches ; le dessus du cou et le dos d’un noir bleuâtre ; les rémiges noires, bordées et terminées de blanc; l'iris est jaune ou d’un roux pâle ; le bec et les pieds sont rouges; les membranes des doigts noirâtres ; les ongles noirs. Longueur totale,
2 pieds 4 pouces.