‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 21 sur 134 · TINAMOUS · texte numérisé non relu

TINAMOUS

Queue courte, composée de dix pennes, chez les uns, nulle chez les autres.

On compte dans cette division environ treize espèces qui sont répandues dans l'Amérique méridionale, à la Guyane, au Brésil et au Paraguay. Le nom qu'on leur a conservé est celui que les naturels de la Guyane française leur ont imposé; elles portent au Paraguay celui d'Yrambu : nos colons, ainsi que les Espagnols ne les connaissent que sous la dénomination de Perdrix, que Brisson a pour ainsi dire conservée en les classant avec celle-ci; mais les caractères ci-dessus indiqués présentent des dissembla nces assez tranchées pour les en séparer distinctement.

Les Tinamous, dit Sonnini, qui les a observés dans les forêts de la Guyane, se nourrissent des fruits du balisier, de cerises et de fêves sauvages, des fruits du palmier commun et de ceux du cafier, lorsqu'ils entrent dans les plantations qui avoisinent les bois. Ils ramassent ces fruits et d’autres de différentes espèces sur le sol, qu'ils grattent comme les Poules ; ils recherchent aussi les insectes; presque continuellement sur la terre , ils ne se perchent guère que pour passer la nuit, et toujours sur les branches les plus basses des arbres et des arbrisseaux. Ils volent pesamment et courent avec vitesse ; on les rencontre ordinairement en petites troupes, mais par paires dans la saison des amours. Ils font deux pontes par an, et toutes les deux plus ou moins nombreuses, dans un creux qu'ils pratiquent en grattant la terre, et sur une couche d'herbes sèches. Leur rappel, qui se fait entendre le plus souvent matin et soir, est un long sifflement tremblant et plaintif, que les chasseurs savent imiter pour les attirer à portée du coup de fusil.

Nous allons entrer dans quelques détails niques sur les Frambus , qui sont de vrais Tinamous!, d’après M. de Azara qui les a étudiés au Paraguay. Ces Gallinacées ne vont point en campagne et se réunissent rarement par paires, de sorte que les petits, nouvellement éclos, courent de côté et d'autre, sans que personne ne les ait vus rassemblés ; ils préfèrent les terres incultes aux campagnes cultivées. Ils sont criards, surtout le soir et le matin, et quelques-uns durant la journée entière. D’un naturel peu défiant, peu sociable, timide et triste, ils sont d'une telle indolence,

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