‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 23 sur 134 · GALEWIE DES OISEAUX. [11° PAR TUTE · texte numérisé non relu

GALEWIE DES OISEAUX. [11° PAR TUTE

50 TURNIX.

est d’un noir bleuâtre en dessus, jaunâtre en dessous; l'iris d’un roux vif. Longueur totale, 10 pouces et demi. L'individu dont nous publions la figure a été envoyé du Brésil; il présente dans son plumage et sa taille quelques différences avec celui du Paraguay, décrit par M. de Azara; cependant nous pensons que lun et l’autre appartiennent à la même espèce.

B. Trois doigts devant, point derrière.

14ève prison: TÜRNIX, Turnix.

Bec glabre ou emplumé à sa base, grêle, droit, convexe en dessus, comprimé latéralement ; mandibule supérieure courbée vers le bout, plus longue que inférieure.

INarines couvertes d’une membrane prolongée jusqu’au milieu du bec.

Langue charnue, entière.

Tarses nus, réticulés.

Doigts totalement séparés, trois devant; postérieur nul.

Ongles un peu courbés, pointus.

Ailes un peu concaves; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.

Queue inclinée, à dix rectrices très-courtes.

Des onze espèces qui composent cette division , l’une se distingue des autres par des caractères qui lui sont particuliers: elle a la base du bec garnie de plumes, de manière que l’arète est la seule partie qui soit visiblei ce qui donne lieu à les diviser en deux sections. Ces oiseaux vivent dans les lieux sablonneux et les broussailles de l’Europe méridionale, de l’Afrique , de lPAsie orientale et de l’Australasie. On dit qu’ils sont polygames. C’est à quoi se borne ce que l’on sait de leur genre de vie.

TURNIX. br A. Bec glabre à sa base.

LE TURNIX MOUCHETÉ, Turnix maculatus.

PI. CCXVIT.

Corpore supra rufo , maculis nigris , spadiceis, albis cœrulescentibusque ; subtüs rufescente , tæni& alb& , longitudinali in vertice ; superciliis rufis.

Le Turnix moucheté, deuxième édit. du nouv. Dict. d'histoire nat., tom. 35, pag. 47.

Idem, Encyclopédie méth. (Ornith.) ; pag. 330.

Nous devons la connaissance de cette espèce aux naturalistes qui ont fait le voyage aux terres australes avec le capitaine Baudin; le pays où ils l'ont trouvé n’est pas strictement connu; c’est pourquoi nous ne pouvons assurer que ce soit à la Nouvelle-Hollande. Une bande blanche longitudinale tient le milieu sur le sommet de la tête, dont les plumes sont tachetées de noïr et terminées de gris roussâtre; les sourcils, le dessus et les côtés du cou sont roux; cette couleur tend au blanc sur les joues et sur la gorge ; elle est claire sur les parties postérieures et rayée de noir et de blanc roussâtre sur les côtés de la poitrine et sur les flancs ; les plumes du haut du dos et des scapulaires portent une tache noire sur leur milieu ; elles sont d’un roux foncé vers leur extrémité et bordées de blanchätre; celles du bas du dos et les longues plumes du croupion sont noires, avec des zig-zags roux, entourés de jaunâtre et de bleuâtre; quelques taches de la dernière teinte se font aussi remarquer sur les plumes scapulaires; les couvertures supérieures des ailes portent une grande tache vers leur extrémité sur un fond roussâtre ; les plus grandes ont des taches rousses et noires sur leur côté intérieur ; les rémiges sont d’un cendré clair, avec une bordure roussâtre en dehors ; le bec et les pieds sont jaunes. Longueur totale, 5 pouces.

sf

52 TURNIX.

B. Bec couvert de plumes à sa base. PI.R, n° 5.

LE TÜRNIX A FRONT NOIR, Turnix nigrifrons.

PI CCXVIIL

Fronte nigro alboque transversim striaté ; corpore supra rufo, nigro, rufescente, albo vario ; pectore lunulis nigris ; ventre albo.

Le Turnix à front noir, deuxième edit. du nouv. Dict. d'histoire nat. , tom. 35, pag. 48.

Idem, Encyclopédie méth. (Ornüth.) , pag. 331.

Nous ne connaissons qu’un seul individu de cette espèce, lequel fait parüe de la collection du Muséum d'histoire naturelle. Il a sur le front trois bandelettes transversales, dont deux blanches et une noire; l’une des deux premières occupe le capistrum, et l’autre succède à la noire qui s'étend sur le front; le reste de la tête et la nuque sont roussâtres; avec des taches noires; le dos, le croupion et les couvertures supérieures de la queue variés de roux, de noir et de blanc roussâtre; les tectrices supérieures des ailes d’un roux jaunâtre, avec une petite tache noire vers le bout de chaque plume; les rémiges d’un gris rembruni; la gorge est d’un roussâtre uniforme ;le devant du cou et la poitrine sont, sur un même fond, parsemés de petites taches noires; le ventre et les parties postérieures d’un blanc pur; le bec et les pieds roussâtres. Longueur totale, 6 pouces. On dit que cette espèce se trouve dans les Grandes-[ndes.

oève ramirze. PLUMIPÉDES, Plumipedes.

Bec emplumé à sa base.

T'arses couverts de plumes en tout ou en grande partie. Doists au nombre de quatre ou de trois nus ou vêtus.

1° prvison. TÉTRAS, Zetrao.

Bec robuste, convexe en dessus, un peu épais; mandibule supérieure voûtée , courbée vers le bout, plus longue que l’inférieure , et couvrant ses bords. PI. R, n° 6.

Narines à demi-closes par une membrane renflée, garnies de plumes

en devant.

Langue courte, charnue, acuminée. “ Sourcils verruqueux. #

T'arses emplumés.

Doigts au nombre de quatre, nus; antérieurs réunis à leur base par une membrane; postérieur portant à terre sur le bout. PI. DD, no 2.

Ailes concaves, arrondies; première rémige plus courte que la sixième ou la septième ; troisième, quatrième, cinquième, les plus longues de toutes.

Queue arrondie, quelquefois fourchue, rarement très-étagée , composée de seize ou dix-huit rectrices. ÿ

Cette division, composée de neuf ou dix espèces, serait susceptible de trois sections, déterminées d’après les formes de la queue; la première contiendrait celles & à queue Jourchue; la deuxième, les Tétras à queue arrondie; et la troisième ceux à queues Le agree La plupart sont connus sous le nom de Gélinote.

Ces Gallinacées n’habitent que les contrées tempérées et boréales des deux continens; on n’en rencontre point en Afrique , ni dans l’Asie orientale; les oiseaux de ces parties du monde, auxquels on à donné le nom de Gélinote, sont des Gangas. On n’en trouve pas non plus dans l'Amérique méridionale, où ils sont remplacés par les T'iramous et d'autres Gallinacées particuliers à cette région.

Nous ne connaissons’ en France que trois de ces oiseaux, savoir : le grand Tétras , le petit, et la Gélinote proprement dits ; la Suède en possède un de plus , qui est le Tétras backleans. On en voit dans l’Amérique séptentrionale quatre, savoir : les Gélinotes cupidon , à fraise ,

tachetée, et à longue queue ; mais il est probable qu'on y en rencontre un plus grand nombre; car nous voyons dans un voyage, fait en 1814, par Brackenredge, sur la rivière du Missouri, qu'un bel oiseau, appelé Meadow’s hen (Poule de prairie), vit, pendant l'hiver, en grandes troupes, vient devant les granges, et se tient souvent sur le toit des maisons. Cet oiseau est un peu plus grand que le Tetrao umbellus , auquel il ressemble en quelque chose par ses couleurs; mais, dans ses formes, il se rapproche de la Pintade. Il y a encore sur les bords du Missouri un autre Gallimacée qui a de très-grands rapports avec le Tetrao umbellus ; mais il esipresque aussi grand que le Dindon. On a encore donné le nom de Gélinote aux Lagopèdes : mais nous en faisons une division particulière sous cette dénomination. Ÿ’oyez ci-après.

Les Tétras et les Gélinotes établissent leur domicile dans les forêts ; les uns préfèrent celles qui couronnent les hautes montagnes, tandis que d’autres se tiennent dans les plaines et les lieux bas. Hors la saison des amours, ils sont presque toujours à terre, et ne se perchent guère que pour passer la nuit, ou lorsque quelque bruit les fait lever. Ils se nourrissent des fruits et des somimités des pins, des sapins, des bouleaux et d'autres arbres et arbustes, et de baies de plusieurs plantes. Ils mangent aussi des graines, des vers, des insectes. Ils avalent de petites pierres, de même que les Poules, et grattent, la terre avec leurs pieds. C’est le matin et le soir qu'ils vont dans les taillis pour chercher leur pâture; ils se retirent, pendant la journée, dans les endroits les plus fourrés de la forêt. SC)

Ces oiseaux entrent en amour à l’époque où les feuilles des arbres commencent à pousser; les mâles deviennent alors, dans toute l’étendue du terme , ivres d'amour; on les voit, soit à terre, soit sur le tronc d’un arbre tombé, les plumes de la tête relevées, les ailes traînantes, la queue étalée, se promener en prenant toutes sortes de postures extraordinaires, et exprimant le besoin qui les tourmente par un cri très-fort, et qui se fait entendre de loin. Ce temps d’ardeur et d'abandon dure jusqu’au mois de juin.

Les femelles font leur ponte à l'écart dans des taillis épais et peu élevés,

TÉTRAS. 5e

et sur la terre même. Cette ponte, la seule qu’elles font dans l’année, se compose de huit jusqu'à seize œufs; elles les couvent comme la Poule, et elles élèvent leurs petits de la même manière ; ceux-ci restent pendant l’automne et l'hiver avec leur mère, mais au printemps ils se séparent ; c’est alors seulement que les mâles recherchent la compagnie des femelles. Toutes les espèces de cette division sont polygames.

LE TÉTRAS CUPIDON, Zetrao cupido.

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