‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 26 sur 134 · PI. CCXX · texte numérisé non relu

PI. CCXX

Capite rufescente nigricanteque; superciliis albis et nigris ; genis, collo, peciore flavicante-rufis ; collari duplice albo et nigro ; ventre abdomineque sordidè albis, fusco-striatis.

Pterocles bicinctus, T'hemm. , Histoïre des lnicces.

Le Ganga à double collier, deuxième édit. du nouveau Dict. d'hist. nat., {om. 12, pag. 21. À

M. Le Vaillant a rencontré ce Ganga en Afrique, dans le pays des grands Namaquois, sur les bords et au-delà de la grande rivière des Poissons; il n’est point connu au cap de Bonne-Espérance. Il se tient en famille composée du père, de la mère et des petits, jusqu’à l’époque des amours, époque à laquelle chaque couple s’isole.

Le mäle a une petite tache blanche à la base du bec, une large bande noire qui va d’un œil à l’autre, laquelle est coupée au-dessus des yeux par denx grandes taches blanches; les plumes du dessus de la tête et de locciput sont d’un roux jaunâtre sur les bords, et noirâtres dans le milieu ; les joues, le cou, la poitrine et les petites couvertures alaires d’un cendré jaunätre; les autres tectrices, les pennes secondaires de l'aile et le dos d'un cendré brun, avec des raies et des taches rousses; le croupion, les tectrices de la queue et ses pennes sont rayés transversalement de brun et de roux jaunâtre, avec une tache de la dernière teinte à l'extrémité des rectrices; les rémiges ont leur tige brune sur un fond noir. Au collier blanc qu'on remarque au-dessus de la poitrine, en succède un autre de couleur

LA GOPÈDES. Gr

noire; tous les deux se terminent sur les parties latérales du dos; le reste des parties inférieures est rayé finement de brun sur un fond blanc terne, qui occupe aussi les plumes des tarses; les doigts, les ongles et le bec sont jaunâtres. Longueur totale, 9 pouces et demi.

La femelle n’a ni bandes à la tête, m1 colliers. Le vertex est d'un roux Jjaunâtre, varié de taches longitudinales noirâtres; les joues et la gorge sont pointillées de brun ; le cou et la poitrine tachetés longitudinaleniént de brun et de jaunätre; les plumes du dos et des ailes rayées de brun et de jaune; les moyennes et les grandes couvertures alaires terminées par une zone blanche; les rémiges d’un brun noirûtre, et liserées de blanc à leur extrémité ; le bec et les ongles bruns; la queue très-étagée, mais les deux pennes intermédiaires ne sont ni allongées ni tubulées.

3ème nrvrsron. LAGOPÈDE, Lagopus.

Bec garni de plumes à sa base, robuste, court; convexe en dessus, voûté; mandibule supérieure couvrant les bords de l'inférieure ; celle-ci plus courte.

Narines oblongues, couvertes par les plumes du capistrum.

Langue charnue, entière.

Sourcils papillionacés, glabres. *

Tarses et doigts vêtus.

Pouce articulé sur la partie interne du tarse, très-court, ne portant à terre que sur l’ongle. PL. DD, no 4.

Ongles larges, un peu aplatis, arrondis à la pointe, courbés vers le bout; le postérieur deux fois plus long que le doigt.

Ailes concaves, arrondies; première rémige plus courte que la sixième, troisième et quatrième les plus longues de toutes.

Queue à seize rectrices.

Les trois espèces de cette division se trouvent dans les régions glacées

: Ds du continent, les unes en Europe, en Asie, et les autres en Amérique; et, si on voit des Lagopèdes dans des contrées tempérées, ils n’y habitent

que la cime des plus hautes montagnes, dont le climat est analogue à

62 * LAGOPÈDES.

celui des régions boréales. 1ls s’y tiennent cachés dans les broussailles, les halliers, des touffes de bouleau et de saules nains. Ils se réunissent en grandes troupes composées de plusieurs familles, depuis les couvées jusqu'au printemps, époque où on ne les rencontre plus que par couples. Leur nourriture se compose de baies, de bourgeons de diverses plantes et d'arbustes. Ils nichent à terre et font une ponte nombreuse. Les petits cou-

ref dès leur naissance, et prennent eux-mêmes la nourriture que la mère leur indique.

LE LAGOPÈDE D'ÉCOSSE , Lagopus scoticus.

PI. COXXI.

Rufo et nigricante transversèm striatus ; rectricibus utrinque exterioribus nigricantibus.

La Gélinote d'Écosse, Brisson, Ornithol., tom. 1, Pag. 199, #5, pl. 29, fig. +.

Idem, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. 2,pag. 242.

Tetrao Lagopus, Far. y, Linn., Gm., Syst. nat.; édit. 13, n° 4.

Tetrao scoticus, Lath. , Index, n° 15.

Red grous, Lath. , Synopsis tom. 2, pag. 746, n° 13.

On rencontre cette espèce dans l'Écosse et le nord de la Grande-Bretagne; elle est très-nombreuse sur les montagnes de plusieurs provinces. Sa ponte est de six à dix œufs; les petits ne quittent pas leur mère pendant tout l'été; mais, aux approches de l'hiver, ils se réunissent avec d’autres pour former des bandes de quarante à cinquante individus. Ces Gallinacées se tiennent en tout temps à la cime des montagnes, rarement sur les côtés, et ne se trouvent jamais dans les plaines. Jusqu'à présent on. ne dit pas en avoir vu dans d’autres contrées que celles indiquées ci-dessus.

Ce Lagopède diffère de ses congénères en ce qu'il porte, en hiver, les mêmes couleurs qu’en été ; c’est donc une erreur d’en faire une variété du Logopède proprement dit, dont le plumage est blanc pendant toute la mauvaise saison. Il a les narines couvertes de plumes rougeâtres et

SYRRHAPTES. 63

noires ; une membrane rouge élevée et dentelée au-dessus de l'œil; une tache blanche sur le menton, près de la mandibule inférieure; la gorge rougeâtre , la tête et le cou d’un rouge pâle de tan; chaque plume de ces parties avec plus ou moins de lignes noires ; le dos, les scapulaires d'un rougeñtre foncé , varié de grandes taches noirâtres; la poitrine et le ventre d’un brun pourpré terne, traversé par un grand nombre de lignes étroites et noires ; les pennes des ailes noirâtres; les intermédiaires de la queue barrées de rougeâtre, et les latérales noires ; les tarses et les doigts couverts de plumes duveteuses, blanchâtres ; les ongles gris; le bec noir; l'iris couleur de noisette. Longueur totale, 15 pouces et demi environ. Cette description ne convient pas en entier à tous les mâles; la couleur rougeâtre est moins foncée chez les uns, elle tire plus au roux orangé chez d’autres, et chez quelques-uns on remarque moins de lignes noires. La femelle est plus petite que le mâle , ses couleurs sont plus ternes, et la membrane rouge des sourcils est moins apparente.

4°" pivision. SYRRHAPTE, Syrrhaptes :.

Bec court, couvert de plumes à sa base, un peu grêle, comprimé latéralement, pointu ; mandibule supérieure un peu courbée, avec une rainure sur chaque côté de son arête , fléchie à sa pointe.

Narines cachées sous les plumes du capistrum.

Langue...

Tarses courts, vêtus.

Trois doigts couverts de duvet, dirigés en avant, distincts seulement vers leur extrémité, et raboteux en dessous; pouce nul. PI. DD, n° 5.

Ongles aplatis; l'intermédiaire sillonné.

* Dans les deux éditions de mon Analise, et dans la deuxième édition du nouveau Dictionnaire d’histoire naturelle, j’avais pris dans cette division leemot hétéroclite pour son nom; mais, comme l’a fort bien remarqué M. Dumont, dans le Dictionnaire des sciences naturelles , un adjectif n’est pas admissible pour une pareille dénomination. Je l'ai en conséquence remplacée par celle qu’on lui a nouvellement imposée.

64 SYRRHAPTES.

Ailes allongées ; première rémige la plus longue de toutes, effilée vers le bout, ainsi que la deuxième.

Queue étagée; les deux rectrices intermédiaires les plus longues, et subulées :

La seule espèce que contient cette division a été découverte, dans les déserts de Tartarie, par le savant voyageur Pallas.

LE SYRRHAPTE HÉTÉROCLITE, Syrrhaptes hete.

roclita.

PI. CCXXIL.

Capite colloque canescentibus ; guld-fulvescente ; dorso griseo nt groque squamalo ; pectore cinereo-rubescente; abdomine atro; alis maximè elongatis, acuminatrs.

Tetrao paradoxus, Pallas, Voy. 2, pag. 712, n° 25, pl. 5.

Idem, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 30.

Idem, Lath., Index, n 90.

Heteroclitous grous, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 753, n° 18.

Syrrhaptes Pallasi, Temm., Hist. des Gallinacees.

L'Hétéroclite de Tartarie, deuxième édit. du nouveau Dict. d'histoire nat,, tom. 14, pag. 453.

Sadscha est le nom que les Russes ont imposé à cet oiseau que‘Pallas a rencontré vers le lac Baiïkal. Il a le dessus de la tête d’un cendré clair; la nuque, la gorge et le haut du devant du cou d’un orangé foncé ; le bas de cette partie et la poitrine cendrés, avec un croissant noir à l'extrémité des plumes pectorales, ce qui donne lieu à une bandelette transversale, laquelle s'étend d’une aile à l'antre ; le ventre est d’un cendré jaunûtre, avec une large bande noire vers le bas, prenant une forme demi-circulaire en remontant jusque près des côtés du dos; le reste des parties inférieures, le duvet des tarsés et des doigts sont d’un blanchâtre teint de fauve; les parties supérieures d’un cendré jaunâtre, avec une lunule noire sur le bout des plumes du dos, et des taches de la même couleur sur les petites

SYRRHAPTES. 65

couvertures alaires; une teinte pourprée borde et termine les moyennes; les pennes secondaires ont leur milieu noirâtre et leur bord extérieur d'un brun jaunâtre; les autres pennes sont d’un cendré très-sombre, et terminées de blanc; les deux plus longues noires sur la partie qui excède les autres; la queue est très-étagée, d’un cendré foncé, et terminée de blanc, avec quelques taches rousses sur le côté intérieur des pennes; les deux rectrices latérales sont bordees de blanc; les deux intermédiaires terminées de noir; les ongles de cette couleur et très-aplatis; celui du milieu est le plus fort de tous. Longueur jusqu’à l’extrémité des pennes latérales de la queue, 8 pouces 10 lignes, et jusqu’au bout des deux intermédiaires, 12 pouces. Le bec est long de cinq lignes, et le doigt du milieu avec l’ongle, de huit.

Page 1