‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 43 sur 134 · PI. CCXXXIV · texte numérisé non relu

PI. CCXXXIV

Ruber n19TO maculatus et albo conspersus ; rectricibus duabus intermediüis fuscis, margine ferruginets ; reliquis exalbidis. Adultus. Capite, colo supra griseis, nigro variis ; corpore suprà griseo ; fronte, genis, gul&, collo, corpore subtüs albis. Hiemalis.

La petite Maubêche grise, Brisson, Ornithol., tom. 5, pag. 236, n° 17, pl. 20, fig. 2.

Le Sanderling, Buff., Hist. nat. des Oùis. ; tom. 7, pag. 53.

Charadrius calidris, Lénn., Gm., Syst. nat., édit. 13 , n° 9 et 21.

Idem, Lath., Index, n° 4.

Sanderling, Lath., Synopsis, tom. 3, pag. 197, n° 4.

On rencontre le Sanderling non-seulement en Europe, mais encore dans le nord de l'Amérique et de l'Asie. On l'appelle dans les États-Unis Sea or shore lark (Alouette de mer ou des rivages). Les aborigènes de la baie d'Hudson le nomment Xrstchayche, Kiskaweshisch ; mais là il n’est connu que sous son habit d'été, ce qui a donné lieu de le présenter comme une espèce particulière. Les dénominations de S'anderline et de Curwillette sont celles qu'il porte en Angleterre, et c’est sous la première qu'il est connu en France.

Le Sanderling se présentant dans la même année sous diverses livrées, qui peuvent donner lieu à des méprises, nous avons cru devoir en donner plusieurs signalemens. Il à, après la mue et pendant l'hiver, le dessus de la tête cendré et varié de taches effacées ; une petite bande grise entre le bec et l'œil; le dos, les plumes scapulaires pareilles à la tête; le front, les joues, les sourcils, la gorge, le devant du cou et les parties pèstérieures blanc ; le bord de l'aile, un peu au-dessus du pli, varié de noir et

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de blanc; les petites couvertures des ailes noirâtres; les moyennes et les grandes de cette teinte dans le milieu, et blanches sur les bords; les rémiges plus ou moins variées de cette couleur; les trois plus proches du corps brunes et frangées de blanc; les rectrices bordées de blanchâtre; les deux intermédiaires brunes sur lé milieu; les latérales grises ; le bec et les pieds noirs. Longueur totale, 7 pouces 3 lignes. -

Cet oiseau porte, dans la saison des amours , une livrée très- déc de la précédente, sous laquelle nous ne le voyons guère en France. C'est d’après cette livrée qu’on en a fait une espèce particulière. Il a la tête, le cou, la poitrine et les plumes scapulaires d’une teinte rougeûtre tachetée de noir, et comme poudrée de blanc; ces trois couleurs sont distribuées sur les plumes de manière que la première occupe les bords, la seconde est au centre, et la troisième à l'extérieur, ce qui fait paraître l'oiseau couvert d'un vêtement très-bigarré; le ventre et les parties postérieures sont d’un blanc pur; les petites a. des ailes blanchâtres et d’un olive pâle; les autres noires, de même que les deux pennes intermédiaires de la queue; les rémiges primaires de cette couleur à l'extérieur, et blanches en dedans; les pennes latérales de la queue d’un cendré pâle et bordées de blanc. Des individus ont les plumes du dos d’une couleur uniforme: chez d'autres le noir est la teinte dominante. Enfin, on en voit dont les parties supérieures sont roussätres où rousses , et quelques-unes d’un ferrugineux brillant et tacheté de noir; la tête, le cou, les joues et la gorge roux, avec des petites raies noires; les plumes du dos et les scapulaires ferrugineuses, avec de larges taches noires sur leur milieu; quelquefois le noir est coupé par une bandelette ferrugineuse; elles sont terminées de blanc; le croupion est pareil au dos ; les pennes primaires sont noirâtres ; les secondaires semblables, avec plus ou moins de blanc vers leur base ; les’ petites couvertures d'un brun sombre; les pennes du milieu de la queue noirâtres et bordées de roux; les autres cendrées en dehors et blanches en dedans ; les deux plus extérieures presque totalement de la dernière couleur, et les autres devenant graduellement plus pâles, à mesure qu’elles approchent de celles du centre; enfin, à l’époque des mues, le plumage des Sanderlings présente beaucoup de variétés; mais la couleur grise indique

toujours la livrée d'hiver, et la teinte rousse ou rougeâtre celle de l'été.

UVIERS.

; PLUV 97

9°"° mvisron. PLUVIER, Charadrius.

Bec droit, médiocre, presque rond, un peu grêle, à pointe obtuse et un peu renflée. PI. S, n° 8.

Narines concaves, linéaires, couvertes d’une membrane, situées dans une rainure longitudinale.

Laïgue entière, un peu cylindrique à sa pointe.

Tarses nus, réticulés.

Doigts extérieurs réunis à leur base par une membrane; l'intérieur totalement libre; le postérieur nul. PL ÉE, n°3.

Ailes simples on éperonnées; première rémige la plus longue de toutes.

Queue à douze rectrices.

Les trente-sept espèces de cette division se distinguent par leur tête grosse et arrondie, par leur front élevé perpendiculairement au-dessus du bec, et ne diffèrent des Vanneaux qu’en ce qu'ils n’ont point de doigt postérieur. Toutes ont le pli de l'aile muni d’un tubercule osseux ou d’un éperon, ainsi que l'a fort bien remarqué le savant naturaliste prussien , Illiger; mais le tubercule est arrondi, et souvent si peu prononcé, que ce n'est qu'en tâtant avec le doigt qu’on peut s'assurer de son existence. Linnée, Gmelin et Latham ont classé dans leur genre Charadrius des Echassiers, qu’à l'exemple de plusieurs méthodistes nous avons cru pouvoir en distraire, puisqu'ils ont des caractères particuliers, distincts et étrangers aux vrais Pluviers ; tels sont les C’haradrius œdicnemus, Himantopus , Wepal Calidris , Coromandelicus et Curonicus. En effet, le premier Qi OEdicnème) diffère principalement des véritables Pluviers par la membrane qui couvre son bec depuis son origine jusqu’à son milieu, et par la petite palme qui réunit les trois doigts à leur base; le second (l'Æchasse), par son bec un peu fléchi dans le milieu, par ses tarses très-longs, flexibles, et par ses doigts réunis comme chez le précédent ; le troisième (le Pluvian), par son bec pointu, dont la partie supérieure est un peu arquée, et par son ongle intermédiaire dilaté et finement dentelé sur son bord interne; les dissemblances que présente le quatrième (le

S'anderling) consistent dans son bec à pointe dilatée, et dans ses doigts GALERIE DEs oseaux. 1e PARTIE. 15

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