‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 69 sur 134 · I 46 CHIONIS · texte numérisé non relu

I 46 CHIONIS

d’une gaîne cornée, mobile, échancrée, lacérée à son extrémité; l’inférieure anguleuse en dessous, plus courte, pointue. PI. U, ne 7.

Narines en partie couvertes par la gaîne, petites, obliques , ouvertes.

Langue cartilagineuse, arrondie en dessus, aplatie en dessous, à pointe acuminée.

Face nue, verruqueuse chez les adultes.

Tarses courts, robustes, réticulés. :

Doigis antérieurs calleux en dessous; les extérieurs unis à leur base par une membrane; l’intérieur libre; le postérieur élevé de terre.

Ailes munies d’un bourrelet obtus sur leurs plis.

Cette division ne contient qu'une espèce, qui se trouve dans lAustralasie, où elle se tient sur les bords de la mer. Sa nourriture consiste en coquillages et animaux marins que les flots apportent morts sur la plage. Sa chair est de mauvais goût et dédaignée par les hommes.

LE CHIONIS NECROPHAGE , Chionis necrophagus.

PI. CCLVIIT.

Albus ; rostri vaginä& mobile.

Chionis, Forster Euchir., Hist. nat.

Vaginalis alba, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, no 5.

Vaginalis Chionis, Lath., Index, n° 1.

White shcathbill, idem , Synopsis , tom. 3, pag. 268, n° 1, pl. 89.

Cet oiseau, qui vit en troupes sur les bords des mers australes, est totalement d’un blanc de neige, et a les joues nues avec des petites verrues blanches ou de couleur orangée; une autre verrue plus grosse et brune surmonte les yeux; toutés ne sont apparentes que chez les adultes; le bouton osseux du pli de l’aile est noirâtre; la gaîne cornée du bec tantôt jaune , tantôt noire; la couleur des pieds varie selon l’âge; les uns les ont bruns, d’autres roussâtres ; l'iris est d’une teinte plombée. Longueur totale, 15 à 18 pouces.

Le

ES

CARIAMAS. 147

10°% FAMILLE. UNCIROSTRES,, Uncirostri.

Bec robuste, très-rarement plus long que la tête, courbé ou crochu à sa pointe.

Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure *.

Doigts au nombre de quatre; les antérieurs ou seulement les deux extérieurs réunis à leur base par une membrane; l’interne libre ; le postérieur ne portant à terre que sur le bout, ou élevé de terre.

1% prvision. CARIAMA, Cariama.

Bec plus long que la tête, arrondi, garni à sa racine de plumes longues et à barbes désunies, fendu jusque sous les yeux; mandibule supérieure crochue à sa pointe. PI. U, n° 8.

INarines petites, situées vers le milieu du bec.

Langue entière, charnue.

Paupières garnies de cils longs sur leur partie supérieure.

Orbites nues.

Tarses glabres, allongés, réticulés.

Doigts épais, courts, robustes ; antérieurs unis à la base par une membrane ; postérieur élevé de terre. PL. FF, no 3.

, Ongles courts, forts; l'intermédiaire muni d’un rebord tranchant sur le côté interne et un peu obtus; les autres crochus.

Aîles moyennes; première rémige la plus courte de toutes ; cinquième, sixième et septième les plus longues.

Queue à douze rectrices.

Brisson a isolé génériquement l'espèce que contient cette division; et nous croyons que Latham et Gmelin ont eu tort de la classer dans leur genre Palamedea , attendu qu’elle n’en a pas les caractères. Ces auteurs n'avaient que très-peu de notions sur sa partie historique; mais nous de-

1 Exception. SecRÉTAIRE.

148 CARIAMAS.

vons à M. de Azara des détails très-nombreux et très“intéressans sur son genre de vie, détails qui prouvent que cet oiseau ne fréquente point les marais et ne vit pas de poissons et de reptiles aquatiques; au contraire, il s'éloigne des eaux et même des lieux bas; 1l se plait sur la lisière des forêts claires, sèches et élevées, et de préférence sur les collines pierreuses. Sa nourriture se compose de reptiles terrestres et d'insectes. M. de Azara est persuadé qu’il ne boit jamais et qu'il ne mange point de graines. Les Carlamas se tiennent par paires ou en petites troupes; ils fuient l’homme de très-loin, et ils ne prennent leur vol qu'à la dernière extrémité. Ceux qu'on est parvenu à rendre domestiques, portent le cou droit, vertical, et la tête toujours levée. Leur regard est fier et dédaigneux ; leur démarche grave et mesurée; et, quand ils soupconnent quelque sujet de crainte, ils examinent avec attention autour d'eux, avant de se décider à demeurer ou à press leur course. C’est leur ue défense , et ils n’inquiètent jamais aucun autre oiseau. On les trouve au Brésil et au Paraguay.

LE CARIAMA LOPHORHYNQUE, Cariama saurophaga.

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