HARLES: À
remarqué que plusieurs de celles-ci n'étaient que des variétés d'âge ou de sexe : tels sont le Æarle cendrée de Brisson, qui est la femelle du Harle proprement dit, le Æarle étoilé que Buffon soupçonne avec raison être une femelle de l'espèce du Harle-Piette ; les Æarles à manteau noir, noër et blanc et le Harle noir de Brisson que Buffon réunit dans une même espèce , et que Latham présente comme des variétés du Harle huppé. Quant au ÆJarle impérial de Cetti et celui à queue fourchue de Latham, le premier nous paraît être le Harle étoilé et l’autre une espèce très-
distincte.
Les Harles sont de grands destructeurs de poissons ; aussi les a-t-on comparés aux, Loutres, d’après le dégât qu'ils font dans Îles étangs. Leur bec garni de dentelures dirigées en arrière, leur langue hérissée de pa- Piles dures et tournées de même que les dentelures, servent à retenir le poisson glissant, et même à le conduire dans leur gosier. Ils sont d’une telle voracité, qu'ils avalent souvent un poisson beaucoup trop gros pour entrer tout entier dans leur estomac. Alors la tête se loge la première dans l’œsophage et se digère avant que le corps puisse y descendre. Ces oiseaux nagent, avec tout le corps submergé et la tête seulement hors de l’eau ; ils plongent profondément, restent long-temps sous l'onde et en parcourent un grand espäce avant de reparaître. Les espèces des régions septentrionales voyagent à l’automne du nord au midi, et reviennent au printemps nicher dans des contrées plus où moins boréales. Chez les unes, les mâles se séparent des femelles, lorsque les petits sont nés; ils se réunissent , et celles-ci, avec leur jeune famille, forment des bandes à part. Les Harles nichent dans les herbes et les halliers qui bordent les rivières
et les lacs. La ponte est de huit à quatorze œufs.
LE HARLE DU BRÉSIL, Mergus brasilianus.
PI. CCLXXXIIT.
Cristatus ; corpore suprà ardosiaceo , subtüs albo ; lateribus maculatis.
GALERIE DES oiseaux. Ve ET DERNIÈRE PARTIE. 27
si
T0 | CÉRÉOPSIS.
Le Harle à huit brins, deuxième edit. du nouveau Dict. histoire nat.,1om. 14, pag. 222. ï
La huppe de lindividu que j'ai décrit dans l'ouvrage cité ci-dessus, 1était composée que de huit plumes, mais en ayant vu un autre depuis chez qui elles étaient plus nombreuses, j'ai dû en changer le nom pour ne pas induire en erreur. Ces plumes sont longues de deux pouces, étroites et à barbes désunies; elles sont posées sur l’occiput de la même manière que celles du Bihoreau ; mais ce faisceau est fixe et vertical. Toutes les parties supérieures sont d’une couleur brunâtre; les inférieures blanches, avec des taches sur leurs côtés ; le bec et les pieds noirâtres. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce que sa huppe est plus courte. On trouve cette espèce au Brésil. " %
pv prvisron. CÉRÉOPSIS, Cercopsis.
Bec plus court que la tête, robuste, convexe en dessns, fléchi à sa pointe. PI. Y, n° 2.
INarines situées à la base du bec, cachées sous une membrane ou cire.
Langue... ï
Téte couverte en grande partie, d'une cire ridée.
Tarses robustes.
- Doiets antérieurs engagés dans une membrane échancrée ; postérieur très-court et élevé de terre. PL. HH, n° 5.
‘Ongles forts, crochus.
Ailes armées d’un éperon obtus.
Queue à seize rectrices.
Latham a classé l'espèce, qui compose cette division, dans son ordre Grallæ ; mais ayant eu occasion de la voir en nature, nous nous sommes décidés à la placer dans celui des Nageurs , attendu que tout son ensemble présente de grands rapports avec les Oies; elle en diffère néanmoins par la forme de son bec, par la membrane échancrée qui réunit les doigts; par le postérieur qui n’appuie pas à terre, et par les ongles qui sont robustes et crochus. Elle se trouve à la Nouvelle-Hollande.
OIES. Ù é DITS : DA e
LT
LE CÉRÉOPSIS GRIS, Cereopsis cinereus.