‹ La galerie des oiseauxChapitre 108 sur 170 · PI. CCLXXXIV · texte numérisé non relu

PI. CCLXXXIV

Cinereus ; alis caudäque obscure fuscis ; capite nudo , flavo.

Cereopsis Novæ-Hollandiæ, Lath., Index, no 1.

New-Hollande Cereopsis, idem, Synopsis, deuxième Supplément, pag. 32, pl. 138.

Le Céréopsis gris, deuxième édit, du nouv. Dict. d'histoire nat. , tom. 5, pag. 516.

La tête de cet oiseau est couverte d’une peau nue, ridée et jaune , depuis la base du bec jusqu'au delà des yeux; un gris cendré domine sur tout son plumage ; mais il incline au brun sur les parties supérieures, et il est plus clair sur le cou et toutes les parties inférieures ; les couvertures et les pennes des ailes ont une tache noirâtre vers leur extrémité; toutes ces dernières et les rectrices sont d’un brun obscur; la partie nue des jambes et les tarses presqu’en entier d’une belle couleur orangée; le bec et les doigts sont noirs. Longueur totale...

3% prvison. OIE, Ænser.

Bec court ou médiocre, plus haut que large à sa base, couvert d’un épiderme, droit, à bords dentelés èn lames coniques et pointues , rétréci et arrondi à son extrémité; mandibule supérieure, quelquefois tuberculée à son origine, onguiculée et courbée vers le-bout; l'inférieure plate. PREVENPS"

Narines latérales , situées vers le milieu du bec et couvertes par une membrane commune , elliptiques, longitudinales, amples et ouvertes.

Langue épaisse, charnue, frangée sur les cotés.

Lorums emplumés. |

Pieds avancés vers l'équilibre du corps.

Tarses nus, réticulés.

Doigts antérieurs réunis par une membrane entière; postérieur simple, portant à terre sur le bout.

Ongles falculaires.

Ailesmoyennes; première et deuxième rémigesles plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Cette division est composée de trente espèces environ , que des auteurs ont isolées génériquement et que d’autres ont réunies avec les Canards : en effet, les Oies présentent de grands rapports avec ceux-ci; mais elles en diffèrent par leur bec plus haut que large à sa base, par leurs pieds plus élevés et plus rapprochés du milieu du corps; aussi marchent-elles avec plus de grâce et plus de facilité. Si l’on avait égard à quelques attributs particuliers à plusieurs autres espèces, on pourrait les diviser en deux sections , dont la première contiendrait celles dont les ailes sont armées d’un éperon , et la seconde serait consacrée aux Oies dont l’aile est simple.

On trouve des Oies dans les quatre parties du monde; mais elles sont plus nombreuses dans les contrées boréales et tempérées que dans les pays chauds. La plupart vivent d'herbes, de racines et de graines; d’autres accordent la préférence aux insectes, poissons, reptiles et vers aquatiques. Celles qui habitent les parties boréales voyagent à l'automne pour se rendre du nord dans le midi , et elles retournent au printemps dans leur pays natal. Ces oïseaux, surtout l'espèce commune , que nous appelons sauvage , font dans leurs divers passages de grands dommages dans les plaines découvertes et ensemencées, en coupant le bled et même en l’arrachant, si la terre est humide. Dans les cantons, où ils ont coutume de s’abattre, les cultivateurs sont obligés de garder leurs bleds et de les éloigner par des cris. Le soir ils se rendent sur les rivières et les étangs pour y passer la nuit; et leur rassemblement est marqué par des clameurs trèsvives et très-répétées. Ils ne quittent les eaux qu'au grand jour, au contraire des Canards qui ne pâturent que la nuit, et ne s’abattent sur les rivières, les étangs, les fontaines que pendant la journée. Une pareille opposition dans les habitudes des Oies et des Canards vient à l'appui des motifs qui ont décidé les naturalistes à les séparer génériquement. Soit que les Oies pâturent dans les campagnes, soit qu’elles se reposent sur les

Page 1