‹ La galerie des oiseauxChapitre 23 sur 170 · LV · texte numérisé non relu

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Perdix australis, Lath., Index, n° 47.

New-Holland quail., Lath., Synopsis, second Suppl., pag. 283, n° 10.

La Caille de la Nouvelle-Hollande, deuxième édit. du nouveau Dict. d'histoire nat., tom. 25, pag. 262.

Cette espèce, dont on doit la connaissance à Latham , se trouve à la Nouvelle-Hollande. Le mâle a le front, les lorums et la gorge d’un blanc terne ; les plumes du sommet de la tête et de la nuque blanchätres et noirâtres; celles des autres parties supérieures parsemées de bandes noires et de zigzags roux, avec du jaunâtre le long de leur tige; le dessous du corps roussâtre et varié comme le dessus; les pennes des ailes brunes et frangées de roussâtre à l'extérieur; celles de la queue brunes, avec des zigzags. La femelle a des couleurs ternes avec des taches rousses irrégulières et des lignes blanches sur le dessus du corps, dont le dessous est d’un roux cendré, avec des zigzags bruns.

13° prvision. TINAMOU, Cryptura.

Bec nu à sa base, grêle, droit, à pointe arrondie et obtuse; mandibule supérieure à dos élargi, fléchie vers le bout, et couvrant les bords de l'inférieure. PI. R, n° 4.

Narines oblongues, couvertes d’une membrane et situées vers le milieu du bec.

Langue très-courte, triangulaire.

Bouche ample.

Orbites presque nues.

Turses lisses ou couverts par derrière d’écailles saillantes.

Doigts totalement séparés.

Ongles courts, courbés, larges et un peu obtus, creusés en gouttière par dessous ; l'intermédiaire dilaté sur son bord interne.

Ailes concaves, arrondies; première rémige courte; quatrième, cinquième, sixième les plus longues de toutes.

Queue courte, composée de dix pennes, chez les uns, nulle chez les autres.

On compte dans cette division environ treize espèces qui sont répandues dans l'Amérique méridionale, à la Guyane, au Brésil et au Paraguay. Le nom qu'on leur a conservé est celui que les naturels de la Guyane française leur ont imposé; elles portent an Paraguay celui d'Frambu : nos colons, ainsi que les Espagnols ne les connaissent que sous la dénomination de Perdrix , que Brisson a pour ainsi dire conservée en les classant avec celle-ci; mais les caractères ci-dessus indiqués présentent des dissemblances assez tranchées pour les en séparer distinctement.

Les Tinamous, dit Sonnini, qui les a observés dans les forêts de la Guyane, se nourrissent des fruits du balisier, de cerises et de fèves sauvages, des fruits du palmier commun et de ceux du cafier, lorsqu'ils entrent dans les plantations qui avoisinent les bois. Ils ramassent ces fruits et d'autres de différentes espèces sur le sol, qu'ils grattent comme les Poules ; ils recherchent aussi les insectes; presque continuellement sur la terre , ils ne se perchent guère que pour passer la nuit, et toujours sur les branches les plus basses des arbres et des arbrisseaux. Ils volent pesamment et courent avec vitesse ; on les rencontre ordinairement en petites troupes, mais par paires dans la saison des amours. Ils font deux pontes par an, et toutes les deux plus ou moins nombreuses, dans un creux qu'ils pratiquent en grattant la terre, et sur une couche d'herbes sèches. Leur rappel, qui se fait entendre le plus souvent matin et soir, est un long sifflement tremblant et plaintif, que les chasseurs savent imiter pour les attirer à portée du coup de fusil.

Nous allons entrer dans quelques détails historiques sur les Frambus , qui sont de vrais Tinamous', d’après M. de Azara qui les a étudiés au Paraguay. Ces Gallinacées ne vont point en campagne et se réunissent rarement par paires, de sorte que les petits, nouvellement éclos, courent de côté et d'autre, sans que personne ne les ait vus rassemblés ; ils préfèrent les terres incultes aux campagnes cultivées. Ils sont criards, surtout le soir et le matin, et quelques-uns durant la journée entière: D’un naturel peu défiant, peu sociable, timide et triste, ils sont d’une telle indolence,

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qu'ils restent tranquilles presque tout le jour à la même place; leur démarche est vive et agile, leur course rapide, leur vol bas, horizontal et droit ; ils ne prennent leur essor que quand ils y sont forcés, et ils sont bientôt fatigués. Ils cherchent leur nourriture au commencement et à la fin du jour, même au clair de la lune. Quelques espèces habitent les campagnes; les autres se tiennent dans les bois, ne quittent point les cantons les plus fourrés ‘et ne se perchent jamais sur les arbres. On distingue les Fnambus des bois de ceux des campagnes par divers attributs ils volent moins , et seulement quand on les inquiète, encore vont-ils à peine à

quarante pas; mais ils sont plus défians que les autres.

LE TINAMOU RAYÉ, Cryptura sylicola.

PI. CCXVI.

V’ertice cœrulescente-fusco ; gulé alb&; corpore suprà nigrescente rufescenteque transversim striato ; pectore Juscescente ; ventre albescente.

Vnambu listado de Azara, Apuntamientos para la hist. nat. de los paxaros del Paraguay y Rio de la Plata ; tom. 5, pag. 53.

Le Tinamou rayé, deuxième édit. du nouveau Dictionnaire d'hist. nat. , tom. 34, pag. 107.

Cette espèce qu'on ne rencontre que dans les grandes forêts du Paraguay et du Brésil, où elle est solitaire, fait une ponte de quatre œufs d'un violet lustre.

Elle a le dessus de la tête d’un brun bleuâtre , le reste de cette partie, le dessus et les côtés du cou bruns , avec quelques traits d'une teinte effacée sur celui-ci, dont le devant est d’un brun un peu roussâtre, de même que le haut de la poitrine; celle-ci est ensuite d’un blanc jaunâtre, qui se dégrade jusqu’au blanc sur le bas-ventre; la gorge est de cette couleur; le dessus du corps, les couvertures supérieures des ailes et les flancs sont rayés transversalement de noirâtre et de roussâtre; les pennes alaires

noires et bordées de marron; les pieds couleur de feuille morte. Le bec GALEKIE DES OISEAUX. [11° PARTIE. 7

50 TURNIX.

est d’un noir bleuâtre en dessus, jaunâtre en dessous; l'iris d’un roux vif. Longueur totale, 10 pouces et demi. L'individu dont nous publions la figure a été envoyé du Brésil; il présente dans son plumage et sa taille quelques différences avec celui du Paraguay, décrit par M. de Azara; cependant nous pensons que l’un et l’autre appartiennent à la même espèce.

B. Trois doigts devant, point derrière.

14e prviston. TÜRNIX, Zurnix.

Bec glabre ou emplumé à sa base, grêle, droit, convexe en dessus, comprimé latéralement; mandibule supérieure courbée vers le bout, plus longue que l’inférieure.

Marines couvertes d’une membrane prolongée jusqu’au milieu du bec.

Langue charnue, entière.

Doigts totalement séparés, trois devant; postérieur nul.

Ongles un peu courbés, pointus.

Ailes un peu concaves; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.

Queue inclinée, à dix rectrices très-courtes.

Des onze espèces qui composent cette division , l’une se distingue des autres par des caractères qui lui sont particuliers: elle a la base du bec garnie de plumes, de manière que l’arète est la seule partie qui soit visible; ce qui donne lieu à les diviser en deux sections. Ces oiseaux vivent dans les lieux sablonneux et les broussailles de l’Europe méridionale, de l'Afrique , de l'Asie orientale et de l’Australasie. On dit qu'ils sont polygames. C’est à quoi se borne ce que l’on sait de leur genre de vie.

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