‹ La galerie des oiseauxChapitre 51 sur 170 · PI. CCXXXIII · texte numérisé non relu

PI. CCXXXIII

Capite, cer vice dorsoque nigris ; corpore subtis rufescente ; alis , uropygio caudé cinereis ; fronte flavicante.

94 SANDERLINGS.

Le Pluvian, Buff., Hist. nat. des Oiseaux, tom. 8, pag. 104, pl enl., n° o18.

Charadrius melanocephalus, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 96.

Idem, Lath., Index, n° 29.

Black-headed plover, idem, Synopsis, tom. 3, pag. 217, n° 24.

Cette espèce, qui n’est pas rare au Sénégal, a le dessus de la tête, du cou et le dos noirs; un trait de cette couleur passe au-dessus des yeux, lequel s'étend jusque derrière l’occiput ; une bande pareille traverse l'œil et suit la même direction; un collier noir se fait remarquer sur le haut de la poitrine; cette couleur est mélangée de blanc sur les grandes pennes des ailes, dont les autres rémiges, ainsi que leurs couvertures supérieures, sont d’un joli gris; le devant du cou et toutes les parties postérieures d’un blanc roussâtre ; les rectrices pareilles au croupion, lequel est gris; toutes, à l'exception des deux intermédiaires, ont une bande transversale noirâtre vers leur pointe qui est blanche ; le bec est noir; les pieds sont d’un gris cendré. Longueur totale, 8 pouces au moins.

8°" prvision. SANDERLING, Calidris.

Bec médiocre, droit , un peu grêle, presque rond , à pointe lisse, dilatée et un peu obtuse ; mandibule supérieure sillonnée en dessus et plus longue que l’inférieure. PI. S, n° 7.

INarines oblongues, couvertes d’une membrane, situées dans une rainure.

Langue grêle, médiocre, pointue.

Tarses nus, réticulés.

Doig!s totalement séparés; postérieur nul.

Ailes moyennes; première rémige la plus longue de toutes.

Quieue à douze rectrices.

Brisson et d’autres ornithologistes ont classé l’espèce qui constitue cette division dans celle de la Maubéche où du Tringa. Latham et Gmelin en font un Pluvier, sans doute d’après le nombre de ses doigts; car son bec est autrement conformé , et totalement pareil à celui des Tringas; en isolant génériquement, nous avons suivi l'exemple de MM. Méyer et

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POudert del 77, de CMotée

SANDERLINS. 95

d'Illiger : cependant peut-être serait-elle mieux placée avec les Tringas, dont elle a tous les caractères, mais dans une section particulière, d’après le nombre de ses doigts, ainsi qu’on l’a fait pour les Pics et les Martin- Pêcheurs à trois doigts, d'autant plus qu’elle a le même genre de vie.

LE SENSERDAS CURWILETTE, Calidris tringoïdes.

PL CCXX y.

Ruber nigro maculatus et albo conspersus ; rectricibus duabus intermediis fuscis, margine ferrugineis ; reliquis exalbidis. Adultus. Capite, collo supra SR > NISTO Varlis ; Corpore suprà griseo ; fronte, genis, gul&, collo, corpore subtüs albis. Hiemalis.

La petite Maubêche grise, RÉ" Ornithol., tom. 5, pag. 236, n° 17, pl. 20, fig. 2.

Le Sanderling, Buff. , Hist. nat. des-Ois. , tom. 7, pag. 532.

Charadrius calidris, Lénn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 9 et 21.

Idem, Lath., Index, n° 4.

Sanderling, Lath., Synopsis, tom. 3, pag. 197, n° 4.

On rencontre le Sanderling non-seulement en Europe, mais encore dans le nord de l'Amérique et de l’Asie. On l’appelle dans les États-Unis Sea or shore lark ( Alouette de mer ou des rivages). Les aborigènes de la baie d'Hudson le nomment Xrstchayche, Kiskaweshisch ; maïs Rà il n’est connu que sous son habit d'été, ce qui a donné lieu de le présenter comme une espèce particulière. Les dénominations de S'anderline et de Curwillette sont celles qu'il porte en Angleterre, et c’est sous la première qu'il est connu en France.

Le Sanderling se présentant dans la même année sous diverses livrées, qui peuvent donner lieu à des méprises, nous avons cru devoir en donner plusieurs signalemens. 11 a, après la mue et pendant l'hiver, le dessus de la tête cendré et varié de taches effacées ; une petite bande grise entre le bec et l'œil; le dos, les plumes scapulaires pareilles à la tête; le front, les joues, les sourcils, la gorge, le devant du cou et les parties postérieures blanc ; le bord de l’aile, un peu au-dessus du pli, varié de noir et

96 SANDERLINGS.

de blanc; les petites couvertures des ailes noirâtres; les moyennes et les grandes de cette teinte dans le milieu, et blanches sur les bords; les rémiges plus ou moins variées de cette couleur; les trois plus proches du corps brunes et frangées de blanc; les rectrices bordées de blanchâtre; les deux intermédiaires brunes sur le milieu; les latérales grises ; le bec et les pieds noirs. Longueur totale, 7 pouces 3 lignes.

Cet oiseau porte, dans la saison des amours , une livrée très-différente de la précédente, sous laquelle nous ne le voyons guère en France. C’est d'après cette livrée qu’on en a fait une espèce particulière. Il à la tête, le cou, la poitrine et les plumes scapulaires d’une teinte rougeûtre tachetée de noir, et comme poudrée de blanc; ces trois couleurs sont distribuées sur les plumes de manière que la première occupe les bords, la seconde est au centre, et la troisième à l’extérieur, ce qui fait Paraître l'oiseau couvert d'un vêtement très-bigarré; le ventre et les parties postérieures sont d’un blanc pur; les petites couvertures des ailes blanchâtres et d’un olive pâle; les autres noires, de même que les deux pennes intermédiaires de la queue; les rémiges primaires de cette couleur à l'extérieur, et blanches en dedans ; les pennes latérales de la queue d’un cendré pâle et bordées de blanc. Des individus ont les plumes du dos d’une couleur uniforme: chez d’autres le noir est la teinte dominante. Enfin, on en voit dont les parties supérieures sont roussätres ou rousses, et quelques-unes d’un ferrugineux brillant et tacheté de noir; la tête, le cou, les joues et la gorge roux, avec des petites raies noires ; les plumes du dos et les scapulaires ferrugineuses, avec de larges taches noires sur leur milieu; quelquefois le noir est coupé par une bandelette ferrugineuse; elles sont terminées de blanc; le croupion est pareil au dos ; les pennes primaires sont noirâtres ; les secondaires semblables, avec plus ou moins de blanc vers leur base; les petites couvertures d’un brun sombre; les pennes du milieu de la queue noirâtres et bordées de roux; les autres cendrées en dehors et blanches en dedans ; les deux plus extérieures presque totalement de la dernière couleur, et les autres devenant graduellement plus pâles, à mesure qu’elles approchent de celles du centre; enfin, à l'époque des mues, le plumage des Sanderlings présente beaucoup de variétés; mais la couleur grise indique toujours la livrée d'hiver, et la teinte rousse ou rougeûtre celle de l'été.

CR. <e LE

PLUVIERS. hs 97

où" mivison. PLUVIER, Charadrius.

Bec droit, médiocre, presque rond, un peu grêle, à pointe obtuse et un peu renflée. PL. S, n° 8.

ve La Narines concaves, linéaires, couvertes d’une membrane, situées dans une rainure longitudinale.

Langue entière, un peu cylindrique à sa pointe.

Tarses nus, réticulés.

Doigts extérieurs réunis à leur base par une membrane; l’intérieur totalement libre ; le postérieur nul. PI. EE, n° 3.

Ailes simples ou éperonnées; première rémige la plus longue de toutes.

Queue à douze rectrices.

Les trente-sept espèces de cette division se distinguent par leur tête grosse et arrondie, par leur front élevé perpendiculairement au-dessus du bec, et ne diffèrent des Vanneaux qu’en ce qu'ils n’ont point de doigt postérieur. Toutes ont le pli de l'aile muni d’un tubercule osseux ou d’un éperon, ainsi que l’a fort bien remarqué le savant naturaliste prussien, Illiger; mais le tubercule est arrondi, et souvent si peu prononcé, que ce n’est qu’en tâtant avec le doigt qu’on peut s'assurer de son existence. Linnée, Gmelin et Latham ont classé dans leur genre Charadrius des Echassiers, qu’à l'exemple de plusieurs méthodistes nous avons cru pouvoir en distraire, puisqu'ils ont des caractères particuliers, distincts et étrangers aux vrais Pluviers ; tels sont les Charadrius œdicremus, Himantopus , WMelanocephalus, Calidris, Coromandelicus et Curonicus. En effet, le premier (lOEËdicnème) diffère principalement des véritables Pluviers par la membrane qui couvre son bec depuis son origine jusqu'à son milieu, et par la petite palme qui réunit les trois doigts à leur base; le second (l'Echasse), par son bec un peu fléchi dans le milieu , par ses tarses très-longs, flexibles, et par ses doigts réunis comme chez le précédent ; le troisième (le Pluvian ), par son bec pointu, dont la partie supérieure est un peu arquée, et par son ongle intermédiaire dilaté et finement dentelé sur son bord interne; les dissemblances que présente le quatrième (le

Sanderling) consistent dans son bec à pointe dilatée, et dans ses doigts GALERIE DES oseaux. IVe PARTIE. 15

Ni

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