CHEVALIERS
pour qu’on ne puisse confondre les Chevaliers avec les Barges, les Bécasses , les Bécassines et les Tringas.
Il est très difficile de distinguer avec exactitude les espèces de cette division, à moins qu'on ne les aït étudiées dans la nature vivante, aux différentes époques de leur vie; attendu qu’elles se ressemblent presque toutes par la distribution et les nuances de leurs couleurs ; que les teintes du bec, des pieds et du plumage ne sont pas toujours les mêmes en hiver etenété,-chez les adultes, avant et après la première mue, chez les jeunes, outre ce qui résulte de la diversité des sexes. Les distinguer parfaitement, c’est pour les nomenclateurs les plus exercés un écueil qu'il leur est trèsrarement permis de franchir.
Chez les Chevaliers le mâle et la femelle ne présentent aucune différence dans la grosseur et la taille, il n’en est pas de même chez les Barges. La plupart se tiennent de préférence dans les marais, sur les rivages, et tous nichent à terre dans les herbes; leurs petits quittent le nid aussitôt qu'ils sont éclos. Je ne sache pas qu'il y en ait qui soient polygames. Ils vivent par paires à l’époque de la ponte; les uns se réunissent en troupes à l’automne ; et y restent jusqu’au printemps; d’autres, mais en moindre nombre, vivent solitaires après la saison des amours. Tous ou presque tous voyagent et ne sont que de passage dans les pays tempérés de l’Europe
et de l'Amérique.
LE CHEVALIER BARIOLÉ, Totanus variegatus.