‹ La galerie des oiseauxChapitre 63 sur 170 · P. CCXLII · texte numérisé non relu

P. CCXLII

Fronte cinere& ; occipite nigro , lineis 4 transversis flavicantibus ; mento albo; corpore suprà nigro fulvescente undulato; subtàs flavo.

Scolopax minor, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 34.

Idem, Lath., Index, n° 2.

Snipe woodeock Lath., Synopsis, pag. 131, n° 2.

La Bécasse des États-Unis, deuxième édit. du nouv. Dict. d'histoire nat., tom. 3, pag. 351.

On a quelquefois confondu cette Bécasse avec celle d'Europe à laquelle elle ressemble effectivement par ses formes et sa physionomie; mais elle est plus petite, et son plumage présente quelques différences. Elle aurait un attribut singulier et bien extraordinaire dans les oiseaux aquatiques, si, comme on l’assure, le mâle est doué d’un ramage agréable et mélodieux , qu'il ne fait entendre que pendant l’incubation et en volant d'une manière particulière. A cet effet, il s'élève, vers le coucher du soleil, à une grande hauteur, par un vol perpendiculaire, descend en décrivant une spirale, et ne cesse de chanter que lorsqu'il est à terre; cet exercice, répété plusieurs fois de suite, dure jusqu'à la nuit. Quoique j'aie rencontré plusieurs mâles dans la saison des amours, je ne puis certifier cette assertion; cependant je ne prétends pas la révoquer en doute, puisque d’autres voyageurs et que Villiam Bertrand (travers) lui donnent un gazouillement doux et flatteur. Il en est autrement des moyens que le père et la mère emploient pour soustraire au danger leurs, petits hors d'état

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BÉCASSES. 113 de voler dès qu'ils ont de l'inquiétude pour eux; car je puis assurer qu’ils les enlèvent l’un après l’autre, en les posant sur leur dos, et les transportent d’un vol rapide dans un endroit éloigné. Cette action, répétée plusieurs fois sous mes yeux, était à la connaissance de plusieurs chasseurs américains auxquels j'en ai fait part.

On trouve le nid de cette espèce au pied d’un arbre ou sous une grosse racine ; il est composé de feuilles et d'herbes sèches, arrangées assez négligemment. La ponte est de six à huit œufs d’un gris roux, tacheté de brun. Elle ne fait qu’une couvée dans les contrées septentrionales. Sa chair est blanche et d’un goût très-délicat. Son vol est pareil à celui de la nôtre. On la rencontre quelquefois au Canada, et elle est commune dans le pays des Illinois. On la voit à la fin d'avril dans les états de-New-York, de New-Jersey et de la Pensylvanie, où elle reste jusqu’au mois de septembre, époque où elle se montre dans les Carolines; elle revient vers le mois d'octobre au centre des États-Unis, et s’en éloigne de nouveau, à l’arrivée des frimas, pour n’y reparaître qu'avec les beaux jours. Elle a la tête, le dessus du cou et le dos gris, avec quatre bandes transversales jaunâtres sur locciput et sur la nuque, et de grandes marques longitudinales grises et terminées de jaune sale sur le manteau; le croupion et les couvertures supérieures de la queue roux; les rectrices noires, rousses et terminées de blanc; la gorge blanche; les côtés et le devant du cou, la poitrine et les parties postérieures pareilles au croupion; les tectrices et les pennes secondaires des ailes brunes et traversées par des petites lignes d’une nuance plus foncée ; les pennes primaires d’un blanc tirant au violet; le bec brun; les pieds jaunâtres et l'iris couleur de noisette. Longueur totale, 9 pouces et demi. La femelle ressemble au mâle.

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