‹ La galerie des oiseauxChapitre 82 sur 170 · PI. CCLV EL · texte numérisé non relu

PI. CCLV EL

Capite nudo collarique papilloso rubris ; corpore cinereo ; remigibus primoribus rectricibusque rigris.

Ardea antigone, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 6.

Ardea torquata, Lath., Index, n° 4.

La Grue à collier, Buff. , Histoire nat. des Os. , tom. 7, pag. 107; pl. enl. 865.

Cette Grue qu'on trouve aux Indes orientales, a le haut du cou orné d'un collier rouge, bordé de brun dans sa partie inférieure; la tête nue et d’un gris rongeâtre; les pennes des ailes, celles de la queue noires; le reste du plumage d’un gris bleuâtre; le bec noir; les pieds noirâtres. Longueur totale, 4 pieds 3 pouces.

ème pryistox. ANTHROPOÏDE, Anthropoides *.

Bec à peine plus long que la tête, comprimé latéralement , entier, épais, convexe , sillonné en dessus, pointu.

Marines situées dans un sillon, concaves, elliptiques, ouvertes , closes en arrière par une membrane.

Langue charnue, large, pointue. .

: Cet oiseau est figuré dans l’une des six premières livraisons de cet ouvrage.

6e CrandT Nat

le Grue d ne Cu torquabus.

2 Oudars. del. Lehe. de ('Moëte

ANTHROPOIDES. 143

#. Téle totalement emplumée ou seulement les tempes nues.

Tarses glabres , longs , réticulés.

Doists extérieurs réunis à leur base par une membrane; l'interne libre.

Ongles courts, un peu obtus.

Ailes longues; première, deuxième, troisième, quatrième rémiges les plus longues de toutes ; les secondaires plus prolongées que les primaires.

Queue à douze rectrices.

Les deux espèces que renferme éette division se trouvent en Afrique. Le nom, qu’on leur a donné, est celui que les Grecs ont imposé à celle qu’on a décrite sous la dénomination de deinotselle de Numidie , d'après les gestes mimes qu’on la voit affecter. Cet oiseau, que les anciens ont appelé comédien , d'après ses jeux et son adresse, doit la dénomination de demoiselle à sôn élégance, à sa parure, à la manière de s’incliner par plusieurs révérences, à sa marche qu’elle semble faire avec ostentation, à la gaîté qu'il manifeste par des sauts et des bonds, comme s’il voulait danser. Athenée l’appelle copiste de l’homme , et si, comme dit Buffon, cet oiseau a pris de ce modèle quelque faible talent, il paraît aussi avoir pris ses défauts; car il a de la vanité, il aime à s’étaler, il cherche à se doiner en spectacle et se met en jeu dès qu'on le regarde ; il semble préférer le plaisir de se montrer à celui même de manger, et suivre, quand on le quitte, comme pour solliciter encore un coup d'œil. On compare sa marche, ses postures et ses gestes aux danses des Bohémiennes.

L'autre Anthropoide, qu'on appelle Oiseau royal, est doux et paisible en captivité, n’a de défense que dans la hauteur de sa taille, la rapidité de sa course et la vitesse de son vol, qui est élevé, puissant et soutenu; il craint moins l’homme que ses autres ennemis, et semble même s'approcher de lui avec confiance, avec plaisir; il s’ennuie dès qu'on le laisse seul trop long-temps ; il aime qu'on lui rende visite, et, lorsqu'après l'avoir considéré, on se promène indifféremment, sans prendre garde à lui, il suit les personnes, ou marche à côté d'elles, et fait plusieurs tours de promenade;

et si quelque chose l’ennuie et qu'il reste en arrière {il se hâte de rejoindre la compagnie.

144 ANTHROPOIDES.

L’ANTHROPOÏDE ROYAL, Anthropoides pavonina.

PI. CCLVIT. (Jeune) ca

Crista setosa erecta ; temporibus palearibusque binis nudis. L'oiseau royal, Briss., Ornith., tom. 5, pag. 511, ne 1, pl 4r. L'oiseau royal, Buff:, Hist. nat. des Oiseaux, pl. enl., n° 1, Crowned african cram, Edwards, Ois., pl. 192.

Ardea pavonica, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, no 1.

Idem, Laih., Index, mn 1.

Crowned heron, Lath., Synopsis, tom. 3, pag. 34, ne 1.

Ainsi que le Paon cet oiseau se perche en plein air pour dormir; on prétend même qu’il imite son cri, ce qui, joint à l’analogie de leur aigrette, lui a fait donner le nom de Paon marin ou de Paon à queue courte. Son cri ressemble beaucoup à celui de la Grue; son ton, qu'on explique par le mot claugor, est assez semblable aux accens rauques d’une trompette ou d’un cor; ce cri est bref et réitéré, lorsqu'il a besoin de nourriture, et exprime son inquiétude et son ennui. Il le fait aussi entendre le soir, lorsqu'il cherche à se gîter; il a encore une autre sorte de voix, comme un grognement ou gloussement intérieur, cloque, cloque , assez semblable à celui d’une Poule couveuse, mais plus rude. Il se nourrit d'insectes , de vers de terre et de poissons. On le trouve sur la côte d'Afrique, au Sénégal et en Guinée dans les environs de la rivière de Pounny. Les Africains le révèrent et personne n'ose tirer dessus; c’est un de leurs fêtis ; lorsque les nègres le voient voler, ils crient après lui; ils l’appellent le Aéraut des Jétis , parce qu'il fait avec ses ailes un certain bruit désagréable , comme s’il donnait du cor.

Un bouquet de soies épanouies sur le sommet de la tête distingue trèsbien cet oïseau d'Afrique, qui doit à sa couronne le nom d'Orseau royal. Un large oreillon d’une peau membraneuse, blanche sur 1 tempe, d'un

rouge vif sur la joue, enveloppe la face, descend presque jusque sous le

: J’adulte est figuré dans l’une des premières livraisons sous le nom d'Oiseau Royal,

22277777 LA Jeune } : 15e Hhopeides ( parue )

Litho: de C Motte

POSE NRC

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