CHIONIS
d’une gaîne cornée, mobile, échancrée, lacérée à son extrémité ; l’inférieure anguleuse en dessous, plus courte, pointue. PI. U, n° 7.
INarines en partie couvertes par la gaîne, petites, obliques , ouvertes.
Langue cartilagineuse, arrondie en dessus, aplatie en dessous, à pointe acuminée.
Face nue, verruqueuse chez les adultes.
Tarses courts, robustes, réticulés.
Doigts antérieurs calleux en dessous; les extérieurs unis à leur base par une membrane; l’intérieur libre; le postérieur élevé de terre.
Ailes munies d’un bourrelet obtus sur leurs plis.
Queue à douze rectrices.
Cette division ne contient qu’une espèce, qui se trouve dans l’Australasie, où elle se tient sur les bords de la mer. Sa nourriture consiste en coquillages et animaux marins que les flots apportent morts sur la plage. Sa chair est de mauvais goût et dédaignée par les hommes.
LE CHIONIS NECROPHAGE , Chionis necrophagus.
PL CCLVIIT.
Albus ; rostri vagin& mobile.
Chionis, Forster Euchir., Hist. nat.
Vaginalis alba, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, no 1.
Vaginalis Chionis, Lath., Index, n° 1.
White shcathbill, idem, Synopsis, tom. 3, pag. 268, n° 1, pl. 89.
Cet oiseau, qui vit en troupes sur les bords des mers australes, est totalement d’un blanc de neige, et a les joues nues avec des petites verrues blanches ou de couleur orangée; une autre verrue plus grosse et brune surmonte les yeux; toutes ne sont apparentes que chez les adultes; le bouton osseux du pli de l'aile est noirâtre; la gaïne cornée du bec tantôt jaune, tantôt noire; la couleur des pieds varie selon l’âge; les unsles ont bruns, d’autres roussâtres ; l'iris est d’une teinte plombée. Longueur totale, 15 à 18 pouces.
BAPE PL 758.
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CARIAMAS.
rome FAMILLE. UNCIROSTRES, Uncirostri.
Bec robuste, très-rarement plus long que la tête, courbé ou crochu à sa pointe.
Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure *.
Doigts au nombre de quatre; les antérieurs ou seulement les deux extérieurs réunis à leur base par une membrane; l’interne libre ; le postérieur ne portant à terre que sur le bout, ou élevé de terre.
1% prvisioN. CARIAMA, Cariama.
Bec plus long que la tête, arrondi, garni à sa racine de plumes longues et à barbes désunies, fendu jusque sous les yeux; mandibule supérieure crochue à sa pointe. PI. U, n° 8.
INarines petites, situées vers le milieu du bec.
Langue entière, charnue.
Paupières garnies de cils longs sur leur partie supérieure.
Orbites nues. ,
Tarses glabres, allongés, réticulés.
Doig oLs épais , courts, robustes ; antérieurs unis à ÿ base par une mem-
brane ; postérieur élevé de terre. PI. FF, ne 3. | Ongles courts, forts; l'intermédiaire muni d’un rebord tranchant sur le côté interne et un peu obtus; les autres crochus.
Ailes moyennes; première rémige la plus courte de toutes; cinquième, sixième et septième les plus longues.
Brisson a isolé génériquement l’espèce que contient cette division; et nous croyons que Latham et Gmelin ont eu tort de la classer dans leur genre Palamedea ; attendu qu’elle n’en a pas les caractères. Ces auteurs n'avaient que très-peu de notions sur sa partie historique; mais nous de-
e 1 Exception. SECRÉTAIRE.
148 CARIAMAS.
vons à M. de Azara des détails très-nombreux et très-intéressans sur son genre de vie, détails qui prouvent que cet oiseau ne fréquente point les marais et ne vit pas de poissons et de reptiles aquatiques; au contraire, il s'éloigne des eaux et même des lieux bas; il se plait sur la lisière des forêts claires, sèches et élevées, et de préférence sur les collines pierreuses. Sa nourriture se compose de reptiles terrestres et d'insectes. M. de Azara est persuadé qu'il ne boit jamais et qu’il ne mange point de graines. Les Cariamas se tiennent par paires ou en petites troupes; ils fuient l’homme de très-loin, et ils ne prennent leur vol qu’à la dernière extrémité. Ceux qu'on est parvenu à rendre domestiques, portent le cou droit, vertical, et la tête toujours levée. Leur regard est fier et dédaigneux ; leur démarche grave et mesurée; et, quand ils soupconnent quelque sujet de crainte, ils examinent avec attention autour d’eux, avant de se décider à demeurer ou à prendre leur course. C’est leur seule défense, et ils n’inquiètent jamais aucun autre oiseau. On les trouve au Brésil et au Paraguay.
LE CARIAMA LOPHORHYNQUE, Cariama saurophaga.