‹ La Galerie Médicis de Rubens au LouvreChapitre 12 sur 26 · HENRI IV REMET LA RÉGENCE Re AiLA REINE · texte numérisé non relu

HENRI IV REMET LA RÉGENCE Re AiLA REINE

Ici, le plaidoy er commence. Neuf ans se sont écoulés, remplis far les maternités et les ce domestiques. Bnbens les omet ; Marie n’a voulu nous montrer que sa vie publique. Ne lui a- si on pas contesté sa puissance de régente? Pourtant, plusieurs actes ont sanctionné son autorité. D'abord, il est avéré que le roi, avant de partir pour. cette guerre qu'il méditait contre la maison d'Autriche, à la veille de sa mort,

avait désigné la’ reine pour être régente en son absence et institué un conseil de régence. Cette fois, allégorie et mythologie étaient bien less ; il ne devait pas y avoir de doute sur le sens de cette transmission du pouvoir et de l'autorité.

Rubens a été aussi clair qu'on, peut l'être en peinture. Un Henri IV. historique, devant une Marie de Médicis réelle, lui donne, d'une main, une boule fleurdelisée, la France, et de Date. un Ra petit garcon, leur fils, le RÉ Der-

rière de roi, des soldats nous rappellent qu'il est chef d'une armée et quil va partir pour la guerre ; derrière la reine, des dames pourraïent passer pour des dames de la cour, si les pieds nus n'indiquaient qu'elles sont les Vertus, compagnes inséparables de Marie. L'une qui nous montre l'honnête visage d'Isabelle Brandt, ne porte t-elle pas en guise de diadème, l’œil toujours sais de la Vigilance ? Quant à l’autre,

dans l’esquisse, un serpent s’enroule autour de son gros bras et cette forte dame se trouve ainsi être la prudence de la Reine. Mais l'atmosphère était trop peu allégorique pour que la présence de ce reptile ne parût pas malencontreuse.

Il fallait que, au risque de paraître froide, cette composition füt précise et correcte comme un procès-verbal ; elle a. Ja valeur d’un document et d’un argument avant d être une fantaisie décorative.

Page 1