CONCLUSIONS
I. — La gangrène gazeuse est une affection caractérisée cläniquement par quatre symptômes cardinaux toujours présents : ædème, sphacèle (avec ou sans coloration bronzée), production de gaz, état général grave.
IH. — Ces symptômes ont une marche progressive, envahissante. Leur évolution toujours rapide, parfois foudroyante, donne à la maladie des aspects cliniques variés que nous avons classés, un peu schématiquement. en trois formes; mais entre celles-ci, on peut trouver, bien entendu, tous les stades intermédiaires. Rappelons seulement que : |
1° En présence d’une plaie anfractueuse, sanieuse à bords déchiquetés, décollés, laissant apercevoir un fond grisâtre; où d'un orifice étroit par lequel s'échappe, quand on presse sur ses bords, un pus roussâtre mélangé à quelques fines bulles gazeuses; on devra penser à la gangrène gazeuse localisée.
2 Toutes les fois que ces mêmes plaies auront à leur
pourtour ne Coloration allant du rouge brun à la teinte
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feuille morte, qu’elles laisseront sourdre un pus plus abondant, sanieux, horriblement fétide; et que, soit au pourtour de la plaie, soit à distance, on trouvera de la crépitation gazeuse ëg un point, on aura affaire à un stade plus avancé de gangrène gazeuse, ne demandant qu'à évoluer.
3° Quand les quatre symptômes cardinaux sont abondamment représentés : œdème dur de tout le membre, ou presque; vastes plaques de coloration jambonnée ou bronzée; crépitation gazeuse étendue à tout un segment du membre; état général grave. avec une température à 39°,5 ou 40°; une respiration et un pouls fréquents, le chirurgien se trouve en présence de la phase ultime de Ja gangrène gazeuse. ù
II. — Si, en raison de la:marche envahissante rapide des phénomènes locaux et généraux, le diagnostic doit être précoce, il est non moins nécessaire que l’intervention suive immédiatement le diagnostic. Ces interventions différeront suivant le cas : |
1° Dans les formes de début et de moyenne intensité : Faire sous anesthésie des débridements larges, incisions longues, ouverture des trajets fistuleux, recherche et mise à nu de tous les foyers suspects. Drañfage SOIgneux suivi de larges irrigations d’eau oxygénée ou phéniquée. Pulvérisations : fréquentes avec le même liquide.
2° Dans les formes’ graves, l'amputation s'impose. Si la racine du membre n’est pas envahie, l’amputation pourra être tentée presque à la limite des gaz (une intervention plus haute restant possible) surtout si cette