CHAPITRE PREMIER
Le départ — Un canot sauvage — La Sara, ses passagers et son équipage — Le Pot-à-l'Eau-de-Vie— Le Bic et ses souvenirs — Le sauveur de la patrie — Navigaticn des mouettes — Le cap Chates.
Juin, !5.
N'RMAISSE la misaine !. Envoie la barre pour
qu'elle arrive... Laryue les amarres de l'avant! Une voix brève et accentuant
fortement les mots avait jeté ces ordres, et la manœuvre s'était faite au gré du commandant ; l'avant de la goëlette s’éloignait lentement du
quai, au souffle de vent qui donnait dans la
seule voile déployée. — “ Capitaine !... capi-
taine ! ” répète le même officier, le second. — ‘“ Le capitaine est allé dire adieu à sa femme !” — “ C’est bien le temps d'y aller quand on va partir. Jette une amarre sur le quai.” — L’amarre lancée tombe à mi-chemin ; mais un bras plus nerveux et plus expert la pousse jusques à terre, où elle est arrêtée ; l'avant de la goëlette se rapproche du débarcadère, et enfin le capitaine Constant V., la joue encore humide du dernier baiser de sa chère épouse, foule du pied le pont de sa bien-aimée Sara, de sa troisième moitié, comme le dirait un enfant de l'Irlande. Le cœur du brave homme est, en effet, à peu près partagé entre sa femme et ses deux goë-
lettes. Qui oserait lui en faire un crime ? Une
goëlette obéit à son maître et garde le silence ;
c'est ce que le marin n'obtient pas toujours de sa femme |
Le capitaine V. prend avec dignité le commandement de son bâtiment ; les amarres se
détachent de nouveau ; un léger souflle du
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A. — me |!” on Va — L'a- | bras sques ilette capile du | pied sième ande.
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La ('aspésie
sud-ouest soulève à peine les voiles, et la Sara s'ébranle.
‘“ Adieu ! adieu ! envoyez-nous de vos nouvelles. — Nous attendrons vos lettres à Percé. — Bon voyage. — Que le Seigneur vous garde jusqu'à votre retour.” — Ces adieux s’échangent
entre un groupe de personnages sur le quai et
les passagers réunis sur le pont. Quelques coups de canon retentissent sur la rivière Saint- Charles ; trois hourrahs sont poussés par les nombreux spectateurs ; trois autres par les matelots.…. et tout se tait.
La Sara glisse silencieusement sur la surface unie du bassin de Québec. Le soleil vient de se cacher derrière les montagnes de Charlesbourg ; aux premiers jours de son croissant, la lune répand une lumière faible et incertaine. La conversation a cessé parmi les passagers ; leurs regards demeurent attachés sur la vieille cité de Champlain. Les toits brillants de la
haute-ville reflètent encore les dernières lueurs du crépuscule, tandis que des masses d'ombres
se projettent sur la basse-ville et sur la longue
ligne de ses quais, que bordent de nombreux navires. Au pied des monts laurentins, sur la rive gauche, s'étendent les habitations de Beauport, qui se déroulent comme un cordon blanchâtre sur un fond obscur ; à droite, la côte escarpée du sud se dresse, présentant un rideau noir, au-dessus duquel scintille le clocher de la Pointe-Lévis.
Quelques-uns des voyageurs laissent, sans doute, errer leurs pensées sur les amis qu'ils viennent de quitter. Aspirant après le moment, où, entourés d’un triple cercle d’auditeurs, ils pourront jouir du privilége accordé aux touristes, tout bas ils répètent le refrain d’une vieille chanson des pays hauts :
Quand je viendrai de mon voyage, Chez moi viendront les curieux ; Je mentirai selon l'usage,
Et l’on ne m'en croira que mieux,
tir ttes TT MMM Te
y lueurs ombres longue mbreux s, sur la e Beaun blanla côte a rideau er de la
ht, sans is qu'ils noment, surs, ils ux tou-
d'une
Mais un devoir les appelle ; partant pour une mission évangélique, ils ont besoin que l'ange du Seigneur les accompagne. Ils s'agenouillent tous ensemble sur le pont, et prient le Dieu des consolations de les avoir en sa sainte garde et de faire fructifier le bon grain qu'ils vont semer.
En ce moment passe, sous la proue du vaisseau, un canot d'écorce, portant toute une famille sauvage. Le père et la mère conduisent cette frêle embarcation, dont les bords s'élèvent de quelques doigts seulement au-dessus de l'eau ; les enfants et les chiens, couchés pêle-mêle, dorment dans la plus profonde sécurité, au-milieu . des ustensiles de ménage, des couvertures, des peaux et des pièces de la tente. Comment celui qui protége et qui soutient sur les eaux cette faible écorce, pourrait-il oublier les hommes qui placent en lui toute leur confiance ?
Le vent fraîchit ; le saut de Montmorency
HAMMAM IritE HT FE
gronde ; nous voici entrés dans le chenal qui sépare l’île d'Orléans de la côte du sud ; il est déjà dix heures du soir, À demain |
Juin, 16.
Voulez-vous connaître la Sara, ses passagers et son équipage ? Suivez-moi. — Voyez cette gentille goëlette, à la coupe gracieuse ; élan-
cée, svelte, on la dirait impatiente de courir
ses quatorze nœuds devant une brise fraîche. 1 Ses longs mâts portent chacun une seule voile ;
mais quelle voile ! cent quatre-vingts verges ñ de toile sont entrées dans celle du grand mât. # * Trois fortes ancres, dont les chaînes sont soi # gneusement roulées à l'avant, pourront dompe # ?P ter la légèreté de la Sara, même par les plus |! gros temps. Derrière son couronnement est | suspendue une petite chaloupe ; sur le pont,en # » est une plus lourde et plus solide, qui servira Ü au débarquement des passagers, et au transport Î re du bois nécessaire pour alimenter le foyer de # d la cambuse, Près du beaupré, un canon allonge ce
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ssagers z cette : élancourir fraîche.
voile ; verges id mât.
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la tête par-dessus le plat-bord, prêt à proclamer notre arrivée ou notre passage, et à lancer au loin nos adieux.
Descendons cet escalier. Voici la chambre dite du capitaine, quoiqu'il n’y doive point paraître pendant de voyage : «lle renferme un lit à bâbord, et un à trisord. Sur l’un, est étendu de rubicond curé de L., occupé à voyager dans le pays des rêves ; sur l'autre gît en paix un honnête vicaire de Québec, M. N. hibernien de nation. Des rideaux protégent leur sommeil contre la lumière, que deux vitraux laissent pénétrer dans cette demeure soporifique.
Par une porte à droite, vous entrez dans un petit salon, enlevé pour la circonstance à la cale, dont il est séparé par une cloison temporaire. Passez à l’intérieur, et ne craignez point d'éveiller les dormeurs, car, dans cette pièce comme dans la précédente, les planches du
La Gaspésie parquet sont cachées sous des tapis, qui étouffent le bruit dés pas. Une lanipe, suspendue au Jambris, jette encore assez de lumière pour que vous puissiez examiner l'appartement. Ici reposent Monseigneur l'évêque de Sidyme, son secrétaire M. T. et le curé de Saint-Isidore; un | quatrième lit, dressé d'avance, servira dans les |
occasions où il faudra exercer l'hospitalité.
Au milieu de cette chambre et solidement
fixée au plancher par des écrous, est une table préparée pour les repas, pour l'étude et la toilette ; c'est, en un mot, une table universelle, à laquelle, dans les gros temps, on adoptera un cadre mobile, destiné à tenir dans Fordre les plats, les assiettes et les bols, lorsque Ia Sara s'avisera de pirouetter. De côté et d'autre, ont été pratiquées des armoires, où pourront se ranger, sans confusion, les provisions de voyage et les articles qui appartiennent au domaine du maître-d'hôtel. — Voilà pour la topographie,
tort rte
uffeñt pour le personnel et le matériel du quartier
aristocratique de la Sara,
lue at ur que Ici re- Remontons sur le pont, — Ces deux cages Le, son renferment des poules ; jadis paisibles tenanre; un cières d’une basse-cour, elles sont aujourd’hui ans les M ballottées sur les flots de la mer. Trop heu. té. | reuses, si un jour elles pouvaient rentrer au poulailler maternel, pour raconter à leurs compagnes d'enfance ce qu’elles ont vu et souffert dement ’ é sur la terre et sur la mer! Vain espoir ! Avant e table ; “fe j la fin du voyage elles auront ignominieusement la toi- . k | terminé leur carrière dans une cambuse, selle, à .
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RATER Nous voici enfin rendus au panneau qui ouyre Q
Dr sur la cale. Ami lecteur, en descendant, prenez
re. ont | garde gux barreaux de l'échelle, et baïssez la
A tél quand vous serez descendu. Comme vous
désirez connaître tous les habitants de la Sara,
voyage
; marchons. En nous éloignant de la lumière, ane du |
nous nous äyançons vers les ténèbres intéraphie,
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16 Ba Gaspésie
tieures : coffres, caisses, barils, voilà les matériaux qui ont servi à construire le chemin qui mène à la chambre de l'équipage : le capitaine V., ayant entendu parler des chemins à la macadam, a établis une route selon ce système, au fond de cale de la Sara. Une lampe éclaire l'appartement, dont le sous-sol est formé de trois cents minots de sel. Ici règne le capitaine Constant V.; viennent ensuite Benne V. son fils, second de la goëlette ; Louis F. et Moyse L,
matelots ; Jacquot, surintendant de la cambuse |
de l'équipage ; Mathieu, engagé par Monseigneur l’évêque de Sidyme, comme maitred'hôtel, cuisinier, économe, servant de messe ; et
enfin Hector, chargé de prêter main-forte au
dernier personnage, tant au spirituel qu'au
temporel.
Il est cinq heures et demie du matin ; aux |
sons d’une clochette, hors du lit culbutent les } : .ants des deux chambres de l'arrière. —
g matémin qui apitaine à la maème, au e éclaire yrmé de capitaine > V., son
Moyse L.,
cambuse |
Monseimaitremesse ; et forte au el qu'au
atin ; AUX | butent les
“ Où en sommes-nous ? ” —‘“ Beau temps. Le
vent a été faible toute la nuit ; il commence à fraichir. Voilà l’île aux Grues. Voyez à droite le village de Saint-Thomas avec sa grande église.
Trente voiles ! nous sommes au milieu d’une
flotte partie avant nous, et nous lui apportons
une brise favorable. ”
Les belles et riches campagnes du sud s’étendent à notre droite, tandis que sur l’autre bord
nous côtoyons l’île .< Grues et l’île aux Oies,
au-dessus desquelles apparaissent les montagnes
du nord. Plus bas, sont quelques îlots nommés les Piliers Boisés ; l'on voit des milliers de
taches blanches s'élever alentour, tournoyer et
A s’abattre ; ce sont, nous dit-on, des pigeons de mer, dont les évolutions rapides semblent prêter
la vie et le mouvement à ces rochers arides.
La Sara poursuit gaîment sa course, laissant derrière elle les bâtiments qu'elle a facilement
rejoints. Un point brillant paraît bien loin en avant ; il grossit ; des voiles se détachent de la masse ; une coque de bâtiment s’arrondit, s’6largit, et bientôt nous avons dépassé quelque lourd navire, un brick aux flancs noirs, ou une légère goëlette faisant la même route qne nous.
Vis-à-vis de la Rivière-Ouelle, des marsouins commencent à se montrer ; on dirait une grande roue de moulin faisant un demi-tour hors de l’eau et s’enfonçant subitement. Par un mou-
‘vement de rotation, cet animal déploie succes- | le sivement à l'air toutes les parties de son dos, d depuis la tête jusqu’à la queue. Quelques loups- d marins, véritables tritons de la fable, dressent} ” leur tête de chien, nous considèrent avec uneË ©! curiosité mêlée d’une légère dose d’imperti- 4
nence, et disparaissent, après avoir à loisir examiné les passants. Cependant M. F. est là, le M fusil à l'épaule, prêt à les punir de leur impu
dence, si seulement ils voulaient se mettre dans de
t pots nor viitt
\ loin en ent de la pndit, s’é- , quelque 6, OU une
que nous.
marsouins ne grande ar hors de r un mouoie suCCeSe son dos, ques loupsle, dressent avec une d'impertiloisir exa- F. est là, le
leur impu
mettre dans
la direction du plomb qu'il lance contre eux.
Leur nombre s'accroît à mesure que nous approchons de l’île aux Lièvres, près de laquelle des brassées de loups-marins font mille évolutions. Quelques centaines d'individus s’avancent à notre rencontre, avec rapidité et sur une seule ligne, comme pour défendre leur domaine. Puis les rangs se brisent, des escouades de vingt et de trente se forment, tournent, se croisent, se poursuivent, s’évitent. Semblibles à de nouvelles levées, ils défient l'ennemi, tout en ayant le soin de se tenir à une distance respectueuse de ses coups. Leurs bravades excitent l’ardeur de M. F. ; le plomb vole sur les eaux : les loupsmarins plongent, reparaissent un peu plus loin et font le pied-de-nez à leur persécuteur. Dans là chaleur du combat, quelques coups de fusil sont dirigés vers une goëlette voisine, dont les matelots, peu désireux de tomber sous un plomb adressé à de vils animaux, prennent la liberté
de réclamer.— “ Goëlette, ahoy !”—"“ qui vive!”
La als ET 190.9 pe +076 héros Hola tit, tait
— “ Voudriez-vous, s’il vous plait, avoir la bonté de ne pas tirer.sur nous autres.” — La demande était raisonnable et polie ; nos voisins s'étaient montrés neutres dans la question ; il fallait respecter leur neutralité pour notre propre intérêt, car, en se joignant à la partie adverse, ils auraient fait pencher contre nous les plateaux de
la balance !
74 bh. du soir.
Le vent est tombé; nous mouillons à quelques arpents de terre, au-dessus de Pot-à-l'Eau-
de-vie. — Pot-à-l'Eau-de-vie est un rocher élevé, # portant peu de traces de végétation ; il était Æ t autrefois couronné par un télégraphe, dont les q longs bras s’agitaient fréquemment pour signa- n ler le passage des navires de commerce. Nous %Æ : le
sommes bientôt environnés des bâtiments que nous avons dévancés dans le cours de la journée; les uns après les autres, ils viennent se ” réfugier au mouillage, pour attendre un vent #Æ | favorable, Au silence qui régnait en ce lieu, di
a bonté mande ’étaient lait resintérêt,
, ils au-
aux de
oir.
à quelà-l'Eauélevé, il était lont les signa- . Nous nts que a journent se n vent e lieu,
il y a quelques heures, ont succédé des bruits confus : la chute des ancres à l’eau, le cliquetis des chaînes se déroulant sur le pont, les sifflets du commandement, les cris des matelots, en voilà assez pour jeter l’épouvante parmi les loups-marins, et pour troubler ia paix des canards sauvages, qui se lèvent en nombreuses volées et vont chercher un gîte ailleurs.
9 heures du soir.
La lune est à l’horizon, prête à se coucher; le mouvement et le bruit ont cessé ; l’on n’entend plus que le pas mesuré du matelot de quart, le murmure de la vague qui caresse mollement le flanc de la goëlette, et, au loin,
. le souffle sourd des marsouins.
Des flottes nombreuses se rassemblent souvent dans ce hâvre ; retenus par les vents contraires et les courants, les bâtiments de
commerce, les navires chargés d'immigrants
viennent, l’un après l’autre, se réfugier entre ces îles. Alors que de scènes bruyantes se passent en ces lieux ! Combien de fois ces rochers ont retenti des cris de la discorde et de l'ivresse! Combien de malheureux, forcés d'abandonner les pays de l'Europe, pour se créer un établissement au sein des forêts vierges de l'Amérique, ont, à leur arrivée sur ces bords étrangers, versé des larmes amères, en se rappelant la patrie abandonnée pour toujours ! Que d’infortunes, | | que de crimes se sont reposés à l'abri de ces | | rochers ! Un vent favorable venait-il à passer | sur ces eaux, les voiles se déployaient, les folles | || joies et les profondes tristesses s’envolaient ; et
solitude et le silence ordinaires.
Juin, 17.
de bois. Elle ne renferme point d’autres habitants que les hôtes aux longues oreilles qui lui
le hâvre de Pot-à-l'Eau-de-vie rentrait dans la |
Située à trente-six lieues de Québec, l'ile aux | Lièvres est étroite, longue et encore couverte |
en
er entre ont imposé leur nom. Un amateur de la retraite, y Se pas- de la chasse ou de la pêche, y trouverait un asile rochers bien agréable pendant l'été.
ivresse |
ndonner Nous profitons d'un souffle de vent pour aller établis- mouiller près du haut de l’île Verte. S'il faut mérique, en juger pat les apparetices, nous approchons Ts, vera du domaine du vieux Neptune,
la patrie
fortunes,
Hier et aujourd’hui, nous avons traversé des
ras de marée couverts de capelans. Les capelans,
à passer les folles
pour la taille et la forme, ressemblent un peu aux éperlans, et exhalent une forte odeur de concombre. Au temps du frai, ils sont jetés au L rivage par les vagues ; la mer, en se retirant,
les reporte au large, mais dans un tel état d’en-
1 gourdissement qu'on les croirait morts. Veut-on , l'ile aux |
a couverte
alors les prendre dans la main, on s'aperçoit à leurs frétillements et à leurs efforts pour s’échapper, qu'ils sont encore fortement attachés à la vie,
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Autrefois la morue remontait jusqu'au-dessus de l'ile Verte. ! Les temps sont changés ; nos pêcheurs jettent à l’eau plusieurs lignes, qui sont soigneusement surveillées, mais inutileiment, car toute la pêche se borne à un concombre de mer. Les savants ont probablement donné au concombre de mer quelque nom grec, que les matelots ignorent; quoiqu'il en soit, l'être lui-même n’en est pas moins curieux. Il semble appartenir et au règne végétal et au règne animal, étant composé d’une longue tige,
attachée par ses racines à un petit caillou, et }
d’un corps qui a la forme d’un œuf avec la cou: leur d'un champignon, et qui renferme du sang et des intestins. .
Pendant que les passagers s'occupent de la pêche, les matelots ne perdent pas leur temps. Les uns mettent de l’ordre sur le pont; d’autres
1 Depuis 1866, la moru° a reparu, non-seulement à l’île Verte, mais encore
à quelques lieues plus haut, vis‘à-vis de la rivière du Loup, où des pêcheurs en ont pris plusieurs,
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