AVANT-PROPOS
Etudiant à l'Université de Montpellier, c’est le présent, mais demain ce ne sera plus que le souvenir du passé.
Montpellier ! que de souvenirs ce mot n’éveillera-t-il pas en nous ? Assis sur les bancs du collège, nous avions appris à connaître la vieillesse et la splendeur de son Université, nous étions alors loin de penser, que nous aurions l'honneur d'être un de ses nombreux élèves.
Ayant commencé nos études médicales, dans cette jeune Faculté de Lyon, née d'hier, sans traditions, sans passé, mais toute fière. de ses heureux débuts et de sa renommée toujours croissante, nous sommes venu à Montpellier, appelé par cet excellent maitre qu'est pour tous M. le professeur Vialleton, et qui est pour nous,je dirai plus qu’un ami,presque un père.
Quoique né sur les bords brumeux de la Manche, nous nous sommes senti enthousiasmé par la chaleur et la conviction qui animaient l’un de nos Maîtres les plus aimés, nous exposant dans des cliniques si intéressantes, et avec une chaleureuse conviction les découvertes de la science confirmantles doctrines vitalistes si chères à cette École, nous avons nommé M. le professeur Grasset.
Mais, descendant des hauteurs de la philosophie médicale, nous nous rappellerons M. le professeur Forgue, ce Maître dont le savoir égale le talent, dont la bienveillance envers tous est bien connue, nous n’oublierons ni ses excellentes
leçons cliniques, ni l'enseignement quotidien qu'est sa pratique journalière, ni la simplicité et la précision de son manuel opératoire. Nous n’oublierons pas davantage la bienveillance qu'il nous a toujours témoignée et nous le remercions très vivement du grand honneur qu'il a bien voulu nous faire en acceptant la présidence de notre thèse.
Quant à M. le doyen Vialleton, nous ne savons vraiment comment nous pourrons nous acquitter envers lui ; nous lu devons une éternelle reconnaissance pour la grande bienveillance et la sollicitude toute paternelle qu'il nous a toujours témoignées.Depuis que, petit écolier,il nous a vu débuter sur les bancs du collège, il n’a cessé de s'intéresser à nous. Puis pendant le cours de nos études médicales, il a toujours voulu nous avoir près de lui, soit à Lyon,soit à Montpellier, prenant part à nos chagrins et à nos peines, apportant par ses consolationset ses bonnes paroles,le calme dans notre cœur, aux heures de tristesse et d'abandon.
Nous ne saurions terminer ce trop court avant-propos sans dire à notre père, combien nous lui sommes reconnaissant de tous les sacrifices qu'ila faits pour nous,sans le remercier aussi de nous avoir donné le goût des siences naturelles, qui lui ont procuré tant de satisfaction, et qui, nousl’espérons, ne se montreront pas moins généreuses à notre égard ; nous leur devons déjà d’avoir développé en nous l'esprit d'observation sans lequel il n’est pas de bon praticien.
Que notre excellent ami Jeanbrau, chef de clinique chirurgicale, reçoive aussi nos remerciements pour les bons conseils qu'il nous a prodigués et pour l’obligeance qu'il a eue de bien vouloir recueillir, les deux observations que nous publions.
Que MM. Delord et Orssaud reçoivent aussi nos remer-
ciements pour l'amabilité qu’ils ont mise à compléter ces observations,