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La gaudriole de 1860

Pour bien distiller la vie , Enfants, cueille* tour à tour A ma guirlande fleurie

Des jours de folie

£t des nuits d'amour.

Quoi ! voire porte m'est fermée !

Accueillez-moi, joyeux garçons, J'ai plein ma jupe parfumée, De vins^ de fleurs et de chansons;

Aux accents de ma voix aimée^ Vos accents répondront, je crois :

Pan, pan, pan, pan, ouvrez-moi ! (&£».)

Pour bien distiller, etc.

Ouvrez, c*est moi la Gaudriole^ La fée au regard effronté ; Pour vous, j'ai mis. joyeuse et folle, Sagesse et bonnet de c6té.

Des pampres de mon auréole, J'ai paré plus d'un front de roi !

Pan, pan, pan« pan, ouvrez-moi ! {bis.)

Pour bien distiller, etc.

Je naquis cynique et profane ; Priape encensa mon début.

Et la barbe d'Aristophane Fournit des cordes à mon luth.

Nymphe, bacchante ou courtisane.

J'ai mis Tunivers ipus ma loi !

Pan, pan, pan, pan, ouvrez-moi ! (6m.)

Pour bien distiller, etc.

Je suis la chanteuse fantasque Qui, de la taverne au palais, Portait sur son tambour de basque Le bréviaire de Rabelais.

De ses grelots et de mon masque, Par lui j'ai fait un rade emploi!

-3- , Paa, pan, pan, pan, oavres-moil (bis.) Pour bien distiller, etc.

Je sais la muse dissolue Que chiffonnait le vieux Scarron; Chez Grécourt j'étais presque nue, Et sans chemise avec Piron.

Si je suis un peu mieux vêtue, Béraager vous a dit pourquoi!

Pan, pan^ pan, pan, ouvrez-moi ! (6w.)

Pour bien distiller, etc.

Dans des champs glanés de la veille, Courant de sillons en siHons, J'ai trouvé le miel de Tabeille £n poursuivant des papillons.

Ouvrez, j'ai comblé ma corbeille D'un bien gentil butin, ma foi!

Pan, pan, pan, pan, ouvrez-moi ! (6m.)

Pour bien distiller^ etc.

Paris, L. Yieillot, édiUiv, dî, rue Notre-damed«49asaieth.

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