‹ La gaudriole de 1860Chapitre 32 sur 112 · VOISINE, DORMEZ-VOUS · texte numérisé non relu

VOISINE, DORMEZ-VOUS

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Paroles et musique de Sixte Dlloeke.

Un simple mur sépare ma chamhrette De votre chambre et, malgré la cloison,

n m*est permis de vous conter fleurette.

Sans éveiller Técho de la maison.

Il est tard, mais la nuit est belle I

£t Vamour me parle tout bas;

Ahl répondez! mademoiselle!

Comme moi ne dormez-vous pas.

Pardonnez si je devine De vos rêves les plus doux, Pan! pan! pan! belle voisine, I . , Dormez, dormez, dormez-vous? S

Voyagez-vous dans le pays des songes, Sous un beau ciel, sur des flots toujours bleos; Méditezrvous quelques jolis mensonges Pour lutiner demain votre amoureux ; Vous en avez un, je parie.

Et si ce n'est pas vrai... ma foi.

Moi, je vous trouve si jolie, Mais vous ne rêvez pas à moi.

Pardonnez si je devine, etc.

Moi, j'ai vingt ans, Tàge de l'espérance.

L'âge charmant des timides amours; Et j'ai voulu vous cacher ma soufl'rance Six mois bien longs, mais je souffre toi\jours. Je durs un peu, je me réveille Frappant au mur, et mon amour Fait supposer à mon oreille

Que TOUS frappez à votre tour.

Fardonnez si je devine, etc.

Si vous voulez sourire à ce langage, Du mur, voisine, approchez votre main, Frappez, frappez vite, ou je fais tapage Sans m'eudormir, au moins jusqu'à demain.

Mais quoi, vous demeurez rebelle?

J*ai promis et je Vciis tenir!...

Ah ! vous frappez, mademoiselle.

Je suis heureux, je vais dormir f Vos petits doigts, je le devine, Disent un peu de courroux I Pan, pan, pan, belle voisiue j . .

Je me tais, endormez-vous ! i

La mnsîqne se trouve chez L. Vieillot, éditent, Sî, rue Notre-Dame-de-Nazareth.

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