‹ La gaudriole de 1860Chapitre 45 sur 112 · MADEMOISELLE NINI · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE NINI

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Paroles et miisl<iae de M. Gustare Lerot.

Kini, dira tout le inonde, Ou'est-ce donc qu'un nom pareil i C'est celui d'une enfant blonde Comme un rayon de «oleil.

Et dont l'Ame espiègle, ro"«»^^ .^ Comme un doux chant me coMOle, Et même m'a rajeuni.

Voilà ma Nini, j «,.

Mademoiselle ^ml. i

Dans ses galtés enfantines, Elle montre, sans Courroux, Deux longs rangs de perles fine», Semblant dire : baisez-nous.

C'est mon travail des dimanches.

Car par trente-deux dents blanches Son écrin rose est garni.

Voilà ma Nini, etc.

Combien de prudes bourgeoises,

Ont envié ses grands yeux,

8 ai, doux comme des turquoises, nt de fauves reflets bleus; Puis, sur chaque œil se dessine Un beau sourcil qui sMncIine, Comme nn riche épi jauni.

Voilà ma Nini, etc.

Hais son cœur, c*est antre chose, n a su si peu germer, Qu'en une feuille de rose On pourrait le renfermer; Que personne ne le raille, S'il est de petite taille, Il est' d'or pnr... tout bruni.

Voilà ma Nini, etc.

Si je Tiens, qu'elle s^habille...

Craignant mes regards mondains, Elle couvre, pauvre fille, Son sein avec ses deux mains; Fuis, dans mes bras, la peureuse Se cache toute frileuse.

Comme l'oiseau dans son lit. Voilà ma Nini, etc.

Si j'attaque la sottise.

Elle parle charité; *

C'est un livre où mon cœur puise

f Des exemples de bonté.

Beau livre que l'on admire, Et qa'on recommence à lire Aussitôt qu'on Ta fini.

. Voilà ma Nini etc.

Lt mosiqne ee trouve à Paris, chez L. Vieillot, éditeur, 32, rue Notre-Dame-de-Nazareth.

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