‹ La gaudriole de 1860Chapitre 96 sur 112 · GENIÈVRE DE BRABANT · texte numérisé non relu

GENIÈVRE DE BRABANT

COUPLAXVTB

Chantée par M. Letassoe au théâtre da Palais-Royal.

Paroles de MM. Salyasoi et Bnranc, Musique de M. HnTi.

Il était un* princess* tout' rempli' d' qualités ; Son nez et son bon cœur étaient partout cités. Elle avait des ch'veuz noirs, des yeux bleus Id' firmament; C'est c' qui fait qu'on l'app'la Genièvre de

[Brabant.

Sonnez, sonnez cors et bassons.

Sonnez pour Genièvr' de Brabant, Y'ianl

Un beau jour son mari, qai n' la quittait ja

Partit quinze jours en chassai au milieu des

(forêts; Puis, il laisse au palais, Golo, son fiiTori, Qui haïssait Geniérr* dont il était haï !

Sonnez, etc.

Lorsque le roi revint, Golo lui dit : Seigneur,

J' vas vous apprendr' quéqu* chos' qui n' f ra

[pas votr' bonheur!

Yot* femm' ne vous aime guère, vot' fils n*

[vousaim' pas plus!

Ce sont, dans vot^ ménag* deux objets sa-

Sonnez clairons, etc. [perflus.

Le roi s' mit à la f nétr' pour cacher son effroi. Puis il dit à Golo : Toi, qui n'es pas Siffroi, Avec deux bons gendarmes emmèn* ma femm'

[bien loin, £t puis, avec son p'tit, va Toccir' dans un coin ! Sonnez clairons, etc.

Quand ils furent arrivés dans un p*tit bois [d* bouleaux,

IJu des gendarmes lui lit, en pleurant conun' [deux veaux :

Nous avons reçu Tordr* de vous couper le coni

Ah! fichtre! dit Genièvr*, ça va m' gêner Sonnez clairons, etc. [beaucoup!

Elle crie en voyant leurs funèbres apprêts :

Tuez mon fils d'abord, tous m' laiss'rez vivr'

[après !

Un des gendarmes, ému, s'écrie : Ah 1 i:^m

[d'un chien!

Nous n'aurons jamais l' cœur de lui percer le

donnez clairons, etc. [sien!

Un* blch* vint à passer, la pauvre mèr' lui dit:

J' voudrais vous dir' quéqu' chos', ma bich',

[v'nez par ici t

Le lait d* chèvre est très-bon, à ce qu'on dit

[chez nous,

J'en voudrais pour mon p'tit, en avez-vous

Sonnez clairons, etc. [sur voust

' Le roi voyant un jour la bich* qu'il poursuivait S'enfuir comme une lâche au milieu d'ia forêt, La suit, et trouve un' femm' dans un état

[piteux,

Et qui, pour tout vêt'ment, n' possédait que

Sonnez clairons^ etc. [ses ch'veux!

— Quel est vot'nom, madam*? — Genièvre, et •^v'ià mon fils. "

Cett' biche 38t sa nourric^ceB deaz daims sont

[ses p'tits.

— Quoi! c^est toi, dit le roi; viens, donne-moi

[tes mains,

Je n* veux pas, pins longtemps, te voir avec

Sonnez clairons^ etc. [des daùnt.

Us retonm'nt au palais ; là, pour sa punition, Golo fut étranglé, sa veuve n*eut pas d' pen-

[sion; Puis , on nomma portier le gendarme si bon; La reine l'embrassa et lui fit des datint... don. Sonnez clairons, etc.

MORALB.

La moraV de ceci, c'est pour tous les maris, D' n' pas laisser leurs femmes avec des fatoris. Et que dans un g^rand bois^ partout, ou bien

[ailleurs,

Quand on a de grands ch'veux, on peut^s'fi'ch'

Sonnez clairons, etc. [des tailleurs!

La mnsique se trouve i Paris, ches MM. Hangel et G«, éditears, 2 bis, rue Yivienne.

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