Voir les Matériaux, 1879, p
Or, je suis frappé île ee fait, que l’existence de cimetières à incinération, du premier âge du fer, nous est prouvée, jusqu’ici, sur trois points seulement, au pied des Pyrénées, dans la forêt de Ilaguenau et dans l’extrême Armorique, dans des contrées qui d’un côté (les Pyrénées) touchent aux lîebryces de la Gaule, de l’autre (l’Armorique) aux Ycneti dans lesquels, vous le savez, Strabon était enclin à voir des frères des Hénètes de Paphlagonie (nous sommes toujours surlamer Noire); en troisième lieu sur le llhinen une contrée voisine de cette cité d ' Asciburghim (1) dont nous parle Tacite en nous disant qu’elle passait pour avoir été fondée par Ulysse.
Fig. 7G. Fibule, avec swastika, de Villanova.
Je vous ai déjà parlé bien des fois de la survivance des usages et des superstitions. Faut-il voir seulement un hasard dans ce fait que les seuls autels avec swastika que nous rencontrions en Gaule se soient rencontrés et en abondance, dans cette même vallée de la Neste confinant à la grande nécropole à incinération de la plaine de Lannemezan? Est-ce aussi par un effet du hasard que les seuls vases à figure humaine découverts en Gaule, vases analogues à ceux de la colline d’Hissarlich et des cimetières chypriotes au symbole du swastika, aient été découverts aux environs d’Asciburgium(2)?
Enfin doit-on attribuer à une coïncidence fortuite la coutume conservée chez les Vénètes d’attacher encore leurs vêtements (costumes traditionnels, avec les grandes braies celtiques) à l’aide de fibules (3), à boudin, comme les épingles dites anglai-