‹ La Gaule avant les GauloisChapitre 49 sur 121 · Voir Koujou, Les Races humaines de la France, p. GT · texte numérisé non relu

Voir Koujou, Les Races humaines de la France, p. GT

3. Toutefois, je répéterai, ici. ce que j'ai dit au commencement de ce cours, à savoir que ces données, quoique s’appuyant sur l'opinion d’hommes très compétents, ne doivent être considérées que comme des vérités provi soires rendant compte des faits d’une manière vraisemblable.

i. Voir les conclusions de ce mémoire dans mon Archéologie celtique cl gauloise, p. 82, et Reçue archéologique, nouvelle série, t. VII, p. 217.

DIS MONUMENTS MÉGALITHIQUES

auxquels il faut ajouter, certainement, la belle allée couverte de Gavr’Inis que l’on trouva malheureusement vide, il y a quelques années (1); et, dans le Finistère, toute une autre série de monuments fouillés, avec un véritable esprit scientifique, par M. Paul du Chàtellier.

Les tombeaux de tribu ou de famille dont le caractère a été dûment constaté sont également nombreux. Je prendrai mes exemples autour de nous. Je citerai l’allée couverte de Meudon, l’allée couverte d’Argenteuil, l’allée couverte de Contlans-Ste-lIonorine (2), celle de la Justice, commune de Presles près l’Isle-Adam; celle de Mizy en Leuvrigny où le nombre des squelettes dépassait la centaine (3).

La Gaule est assez grande, l’aire géographique de développement des populations de l'âge de la pierre polie, qui ont construit des mégalithes, assez vaste pour que ces monuments funéraires présentent des types fort variés. Je vous en signalerai seulement quelques-uns.

Nos dolmens, ceux qui subsistent de nos jours, sont en général dénudés. Ils présentent l’aspect du dolmen de Korcoro (i). C’est une chambre composée de gros blocs bruts rapprochés sans aucun lien, ciment ou autre. Ouelquefois de petites murettes en pierres sèches bouchent les interstices. La chambre est souvent précédée d’une allée ou vestibule. L’allée aboutit, quelquefois, à plusieurs chambres.

Ces chambres, ouverles aujourd’hui à tous les vents et à l’œil |des curieux, ne se présentent pas à nous dans leur élat primitif. Elles étaient indubitablement, dans l’origine, hermétiquement fermées et le plus souvent, sinon toujours, recouvertes d’une enveloppe de terre ou tumulus, comme les chambres sépulcrales de Gavr’Inis en Baden, Ivergoiifals en

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