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Voir Y Age du bronze, par A. P. Madsen, Copenhague

3. J’emploie ce mot de province à dessein; c’est l’expression dont s’est servi M. Worsaæ dans un remarquable mémoire dont il est question plus loin.

Cette expression est un qualificatif qui n’entraîne aucunement une pensée de provenance.

EN OCCIDENT

lions auxquelles il avait répugné, comme aux Massagètes, de se mêler à des nations vraisemblablement impies à leurs yeux.

L’airain, le bronze, dans les plus anciennes traditions aryennes ( 1), était le métal sacré ; l’arme de bronze était l’arme des dieux et des héros. Ces traditions, les Massagètes, les premiers habitants de la Hongrie, les Ilyperboréens (2) de la Scandinavie et de l’Hel vétie les avaient religieusement conservées. Les Massagètes, au ve siècle avant notre ère, étaient encore en ce sens en plein Age du bronze. L’Age du bronze, nous l'avons dit, s’est prolongé chez les Scandinaves jusque après l'ère chrétienne.

Il y a là un phénomène historique intéressant, curieux à constater, un de ces exemples de survivance si bien exposés par M. Edward B. Tvlor dans son livre sur les origines de la civilisation (3). Y voir la constatation d’une loi générale, loi fatale. ayant sa place marquée chronologiquement dans l’histoire du progrès de l’espèce humaine, est une erreur manifeste. Soulever à propos des bronzes du Danemark ou de l’IIelvétie des questions d’origine absolue est une grave erreur, si l’on ne se place pas résolument au point de vue de la survivance. En tirer la conclusion que le bronze coulé a d’une manière absolue précédé le bronze martelé, est une naïveté ! Des textes précis nous apprennent qu’en Grèce le martelage a précédé la fonte, et nous ne savons rien des procédés primitifs pratiqués en Orient ; autant vaudrait aller étudier en Amérique l’origine de nos industries européennes. Vous devez avoir maintenant conscience, comme moi-même, de ces vérités. Vous devez comprendre pourquoi cette expression d’âge du bronze, appliquée à la Gaule, a été toujours l’objet de mes critiques; pourquoi le Dr Lindenschmit, si versé dans la connaissance des antiquités de la Germanie, la combat, je dirais à outrance ; pourquoi je vous invite à la bannir de votre vocabulaire.

Concluons, l’heure nous y oblige. Je sens bien tout ce qui manque à ces développements pour porter l’entière conviction

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