CLEF
Dans son "Dictionnaire Généalogique", Mgr Tanguay consacre une page et demie, petit texte, à l'explication du système qu'il a employé, dans la classification des familles. Grâce à M. Benjamin Suite, il est facile de l'expliquer en peu de mots.
Voici : la pi*emière ligne forme ce que l'on nomme une vedette, parce qu'elle est détachée du corps principal. Prenez, par exemple, la page 56 du présent vo^ lume, au mot Richer, Vous y voyez : Richer Abraham- Charles, 1844 (28 novembre) La Baie. Ce qui veut dire : Abraham-Charles Richer, marié le 28 novembre 1884, 1° à Emilienne Joubert. Ce ménage demeure à La Baie. Ainsi, en quatre ou cinq mots on exprime ce qui, autrement, nécessite l'emploi de dix à douze mots. Le chiffre rorriain VI signifie qu'Ab'raham-Charles Richer appartient à la sixième génération de la famille. Vous lisez, parmi les enfants de Abraham-Charles Richer: Azilda, b 19 août 1848, à Saint-Léon ^. Le signe astérisque ^ veut dire qu'il sera là, dans la suite, pour éviter la répétition du mot Saint-Léon. Le signe ( ) indique les noms du père et de la mère de la personne dont le nom précède immédiatement. Les lettres b m s sont des abréviations des mots baptême, mariage et séoulture. Rien de plus simple que cet arrangement. L'oeil n'a pas à parcourir une suite de mots, et" le sens de la phrase est plus vite compris. La filiation des familles, si touffue que soit l'arbre, devient alors facile à toute personne qui sait lire.