APPARITIONS DE JÉSUS APRÈS SA MORT
5C. — Mais Marie (Madeleine) se tint dehors, près du sépulcre, versant des larmes. Et comme elle pleurait, s’étant baissée pour regarder dans le sépulcre, — elle vit deux anges vêtus de blanc, assis au lieu où avait été le corps de Jésus, l’un à la tête et l’autre aux pieds. — Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleurez-vous? Elle leur répondit : C’est qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis.
Ayant dit cela, elle se retourna, et vit Jésus debout sans savoir néanmoins que ce fût Jésus. — Alors Jésus lui dit ; Femme, pourquoi pleurez-vous? Qui cherchez-vous? Elle, pensant que ce fût le jardinier, lui dit : Seigneur, si c’est vous qui l’avez enlevé, dites-moi où vous l'avez mis, et je l’emporterai.
Jésus lui dit : Marie. Aussitôt elle se retourna, et lui dit : Rabhoni, c'est-à-dire . Mon Maître. — Jésus lui répondit ; .Ne me touchez pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père; mais allez trouver mes frères, et dites-leur de ma part : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.
Marie-Madeleine vint donc dire aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur, et qu’il lui avait dit ces choses. (Saint Jean, ch. xx, V. de 14 à JS.)
LES MTRACIÆS DE L’ÉVANGILE 371
;i7.— Ce jour-là intime, deux d’entre eux s’en allaient dans un bourg nommé Kmmaüs, éloigné de soixante stades de Jérusalem.
— parlant ensemble de tout ce qui s'était passé. — Et il arriva que lorsqu’ils s’entretenaient et conféraient ensemble sur cela, Jésus vint lui-même les rejoindre, et se mit à marcher avec eux;
— mais leurs yeux étaient retenus, afin qu’ils ne pussent le reconnaître. — Et il leur dit ; De quoi vous entretenez-vous ainsi en marchant, et d'où vient que vous êtes si tristes?
L'un d’eux, appelé Cléopbas, prenant la parole, lui dit : Etesvous seul si étranger dans Jérusalem, que vous ne sachiez pas ce qui s’y est passé ces jours-ci? — Et quoi ? leur dit-il. Ils lui répondirent : Touchant Jésus de Nazareth, qui a été un prophète puissant devant Dieu et devant tout le peuple; — et de quelle manière les princes des prêtres et nos sénateurs l’ont livré pour être condamné à mort, et l’ont cruciüé. — Or, nous e.spérions que ce serait lui qui rachèterait Israël, et cependant, après tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées. — Il est vrai que quelques femmes de celles qui étaient avec nous nous ont étonnés; car, ayant été avant le jour à son sépulcre, — et n’y ayant point trouvé son corps, elles sont venues dire que des anges mêmes leur ont apparu, qui leur ont dit qu’il est vivant. — Et quelques-uns des nôtres, ayant été aussi au sépulcre, ont trouvé toutes choses comme les femmes les leur avaient rapportées; mais pour lui, ils ne l’ont point trouvé.
Alors il leur dit : O insensés, dont le cœur est tardif à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît toutes ces choses, et qu’il entrât ainsi dans la gloire ? — Et commençant par Moïse, et ensuite par tous les propjiètes, il leur expliquait dans toutes les Écritures ce qui avait été dit de lui.
Lorsqu’ils furent proches du bourg ou ils allaient, il fit semblant d’aller plus loin. — Mais ils le forcèrent de s’arrêter, en luj disant : Demeurez avec nous, parce qu’il est tard, et que le jour est déjà sur son déclin ; et il entra avec eux. — Etant avec eux à table, il prit le pain et le bénit, et l’ayant rompu, il le leur donna. — En même temps leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant leurs yeux.
AJors ils se dirent l’un à l’autre : N’est-il pas vrai que notre