‹ La genèseChapitre 66 sur 236 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

vernée pendant les siècles de son adolescence, qui ont affermi ses premiers pas dans l'existence et qui l'ont conduite à l'âge mur et à la vieillesse, vont présider à la désagrégation de%es éléments constitutifs pour les rendre au laboratoire où la puissance créatrice puise sans cesse les conditions de la stabilité générale. Ces éléments vont retourner à cotte masse commune de l'éther pour s’assimiler à d’autres corps, ou pour régénérer d’autres soleils; et cette mort ne sera pas un événement inutile à cette terre ni à ses sœurs ; elle renouvellera dans d'autres régions d’autres créations d’une nature différente, et là où dos systèmes do mondes se sont évanouis renaîtra bientôt un nouveau parterre de fleurs plus brillantes et plus parfumées,

51, — Ainsi l'éternité réelle et effective de l'univers est assurée par les mômes lois qui dirigent les opérations du temps; ainsi les mondes succèdent aux mondes, les soleils auxsoleils, sans que l’immense mécanisme des vastes deux soit jamais atteint dans ses gigantesques ressorts.

Là où vos yeux admirent de splendides étoiles sous la voûte des nuits, là où votre esprit contemple des rayonnements magnifiques qui resplendissent sous de lointains espaces, depuis longtemps le doigt de la mort a éteint ces splendeurs, depuis longtemps le vide a succédé à ces éblouissements et reçu même de nouvelles créations encore inconnues. L’immense éloignement de ces astres par lequel la lumière qu’ils nous envoient met des milliers d’années à nous parvenir, fait que nous recevons seulement aujourd’hui les rayons qu’ils nous ont envoyés longtemps avant la création de la terre, et que nous les admirerons encore pendant des milliers d’années après leur disparition réelle.

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URANOGRAPHIE GÉNÉRALE

Que sont les six mille ans de l’humanité historique devant les périodes séculaires? des secondes dans vos siècles? Que sont vos observations astronomiques devant l’état absolu du monde ? l’ombre éclipsée par le soleil.

52. — Donc, ici comme dans nos autres études, reconnaissons que la terre et l’homme ne sont que néant au prix de ce qui est, et que les plus colossales opérationsde notre pensée ne s’étendent encore que dans un champ imperceptible aupi’ôs de l’immensité et de l’éternité d’un univers qui ne finira point.

Et quand ces périodes de notre immortalité auront passé sur notre tète, quand l’histoire actuelle de la terre? nous apparaîtra comme une ombre vaporeuse au fond de notre souvenir; que nous aurons habité pendant de.-siècles innommés ces divers degrés de notre hiérarchie cosmologique ; que les domaines les plus lointains des âges futurs auront été parcourus par d’innombrables pérégrinations, nous aurons devant nous la succession illimitée des mondes et l’immobile éternité pour perspective.

LA VIE C-VlVERSEl.l.E.

53. — Cette immortalité des âmes, dont le système du monde physique est la base , a paru imaginaire aux yeux de certains penseurs prévenus; ils l’ont ironiquement qualifiée d’immortalité voyageuse, et n’ont pas compris qu'elle seule était vraie devant le spectacle de la création. Cependant il estpos.sible d’en faire comprendie toute la grandeur, je dirais presque toute la perfection.

54 , — Que les œuvres de Dieu soient créées pour la pensée et l’intelligence; que les mondes soient le séjour

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